TRAITEMENT LOCAL INTERNE. — SUBSTANCES RU LYÉ RU LENTES
riospiratioDy par de petites secousses saccadées imprimée au ballon.
S38. L'attitude du malade €St celle décrite pour l'aspiration (821) . Les remarques énoncées à cette occasion trouvent ici également leur application. Le succès est plus certain si le malade s'est exercé à Tauto-laryngoscopie ; dans ce cas^ il tient le. miroir d'une main et de l'autre la canule, dont il comprime le ballon avec la main ; il peut aussi exercer cette compression avec le pied, si le ballon est attaché à la canule par un tube de caoutchouc. On ne doit confier l'insufflation au malade même qu'à litre de traitement complémentaire ou lorsque l'éloignement du malade ou d'autres circonstances ne permettent pas l'application par le médecin même. Elle ne donne, dans la majorité des cas, que des résultats précaires.
839. b. L'insufflation par le médecin se fait avec les instruments au souffle ou avec ceux à soufflet. Dans l'un et
dans l'autre cas, s'il s'agit du larynx, la manœuvre doit s'exécuter pendant l'examen laryngoscopique; tandis que Ton dirige le miroir avec une main, on maintient avec l'autre la canule. Si l'on fait usage d'un instrument au souffle, on place l'embouchure dans sa bouche et l'on comprime le tube avec les dents jusqu'à ce que le moment propice soit arrivé pour l'insufflation.
Ce procédé présente plusieurs inconvénients. Il n'est pas d'abord très-agréable au malade de recevoir dans ses poumons ou dans l'arrière-gorge l'air expiré par une autre personne; puis cet air expiré rend humide l'intérieur du tube. Aussi les instruments à soufflet sont-ils de beaucoup préférables. Il est facile d'imprimer des secousses nécessaires au baUon avec le pouce ou la paume de la main qui tient la canule. On peut aussi comprimer avec le pied le ballon attaché à un long tube de caoutchouc ; mais je ne vois aucun avantage à cette modification.
552 THÉRAPEUTIQUE G$NÊRAtE.
8i0. L'insufflation par le médecin permet l'applicatioa la plus exacte du médicament ; l'inspection donne iaunédiatement les renseignements nécessaires sur la réussite de la manœuvre. Il ne faut pas s'attendre à voir le médicament appliqué mathématiquement sur le point malade; la poudre, en sortant du bout effilé de la canule, forme un côae dont la base, plus ou moins large, repose sur le tissu. L'insufflation ne doit jamais se faire au moment de l'expiration du malade, qui rejetterait toute la poudre.
On conseille ^Mmalade^ s'il survient de la toux, de la réprimer, pour ne pas rejeter la poudre; des inspirations profondes et précipitées réussissent quelquefois.
8A1. Le maniement des poudroyeurs décrits (819) n'a pas besoin d'autres explications.
Si l'air confiné dans l'appartement est suffisamment chargé delà substance pulvérulente projetée par le poudroyeur, l'attitude du malade peut être laissée à sa volonté. Sinon, le malade se tient tout près de l'endroit où la poudre est projetée. Ce procédé présente d*assez graves inconvénients : non-seulement les meubles de l'appartement, mais aussi les vêtements et la figure du malade sont couverts de la poudre qui remplit bientôt aussi la cavité buccale. On n'emploie guère ce procédé dans le traitement local des afiec* tiens pbaryngo-laryngées idiopatbiques.
8ii2. Il suffit de priser pour faire I'appugation directe des poudres dans les narines ; mais on peut les y projeter aussi par un insufflateur à soufflet. On peut toucher avec le doigt légèrement mouillé et roulé dans la substance pulvérulente le point malade de la cavité buccale, ou faire usage d'un manche quelconque muni d'une éponge ou de charpie. On peut aussi porter les poudres dans le larynx avec un pinceau ou sur l'épiglotte avec le doigt.
D. — Action physiologique.