I. — Pression d'au
885. La pulvérisation peut être indirecte, par projection du liquide sur une paroi, ou immédiate, effectuée par la pression atmosphérique elle-même.
a. — PaivérlsaïUoB laëlrecte.
886. Les premiers pulvérisateurs fixes de Sales-Girons à Pierrcfonds, de même que ses appareils portatifs, construits en 185v), fonctionnent d'après ce principe, lisse composent d'un vase, d'une pompe à air, d'un manomètre et d'un tube; celui-ci pai't de la base de l'appareil et se termine, en remontant, par un trou capillaire, lequel donne passage au liquide j)ulvérisé sur un petit disque. .
Ces appareils furent di\ ersenient modifiés par Lambron,
Velpeau, Schnitzler, Fournie. Lewin les fît construire en verre, pour éviter la décompositioii des tubes métallique» ; mais ils deviennent alors très-fragiles. La décomposition, au siuplus, peut fitre évitée par la dorure des tubes.
8&7. Dans l'appareil de Mathieu, appelé par lui néphogèné (fig. 120) et construit, en i 85d, d'après les données de Tirman, la pulvérisation se fait d'une manière directe; l'air est
Pic. 120. — Néphogèné de Mathieu (*).
comprimé dans le récipient pai' la |>onipe et projeté, avec le liquide, par le jwtit orifice,
888. Le principe de l'air comprimé comme agent de la pulvérisation a tiou\ é une application très-pratique et aujourd'hui très-répandue, dans Y /iijdroconion de Bergson, construit d'après une donnée de Natanson. Un tube vertical plonge dans le liquide d'un cAté et se termine, dans l'extré-
H2 iTHKKAKDTlQDq CËNEBIU.
mité émergeante, par mie ouv«1iire capillaire qnï rencontre, sous un angle dixnt, l'ouverture non capillaire d'un tube horizontal. L'air condensé dans le tube horizontal attire l'air du tube vertical et avec lui le liquide, qui se pulvéïràe directement. Les tobes peuvent être construits en t'eire, en métal au besoin doré, en caoutchouc durci, en corne, etc. (te peut & l'aide d'une charnière les rendre mobiles l'un sur Fautre (Lewin), pour les emporter dans la poche. On peut aussi, d'^résAVintoicb, rendre horizontale la portionsupérieuredn tube vertical (%. 123).
La condensation de l'air peut se l^re par simple insufitation ou par ta compres^on d'un ballon en caoutchouc
FiG. 121. — Hjdroconioa à IwUm (').
(fig. 121), On peut également adopter la pompe foulante, conmie l'a fait Galante.
889. Le jet pulvérisé obtenu par ces procédés n'est pas continu. Il n'en est pas de même dans la disposition adoptée
TRAITEMENT LOCAL [NTERHE. — LfQDIDEa PULVÉRISES. 533
par Rtchardson. Cet auteur, en employant l'hydroconion pour produire l'anesthésie locale, lui a fait subir une légère modification, en plaçant le tube capillaire h. l'intérieur du tube par lequel s'écbappe l'air ; la pulvérisation est moins fine. La compression de l'^rest produite par deux ballons de caoutchouc (fig. 122) poui'vus de soupapes; t'un sert à la compresssioii ; l'autre, entouré d'un fdet protecteur, est le réservoir. Ce compresseur, appelé tube de Uichardsottt a été adopté par un grand nombi'e d'auteurs et de fabricants d'instruments, en combinaison avec l'hydroconiàn de Bergson. Nous voyons construits d'après ce principe un modèle
Fie. 1S3. — Pulvériuleur i tube, de nichtrdMii.
de LOer (fig. 122], plusieurs en caoutchouc durci parLeiter (fig. 123), d'autres par Mathieu, Galante (fig. 12A).
800. Le jet du liquide pulvérisé a une température basse; il est moins continu et moins uniforme dans les appareils qui fonctionnent k l'aide d'une pompe, que dans ceux qui pulvérisent par le tube de Richardson. Hais la pulvérisation est plus parfaite par la pompe, parce que la pression est plus
Ma TBtRiPEUTIQOE ceilïRALE.
considérable ; elle est plus parfaite aussi et la f(Hxe du cboc
Fie. '123. — Pulvf riuleur de Berfun, Fig. 12A. — PnlTériHMr de modèle Ldter (*). Rictuurdioii, ta criiUl (").
est plus considérable dans le néphogëne de Mathieu qu'avec rbydroconion.