I. — Effets physiologiques de l'application
903. Les instruments n'exercent qu'une action indirecte parles propriétés physiques qu'ils donnent aux liquides; ils modiCent en eflet leur température, les envoient avec une certaine violence sur les muqueuses, changent complètement
leur état d'agrégation et les font pénétrer plus ou moins pro* fondement dans les cavités pharyngo-laryngées. Ce sont ces qualités acquises par les liquides qui déterminent les effets ' physiologiques.
90A. Il est facile de constater que la température du liquide pulvérisé est inférieure à celle du liquide contenu dans le réservoir ou de l'eau minérale employée dans les établissements thermaux. Ce refroidissement est dû dans tous les appareils à l'évaporation, à laquelle s'ajoute le courant d'air froid dans les appareils qui agissent par pression atmosphérique. L'abaissement est très-sensible ; dans les appareils à vapeur d^eau, le liquide bouillant n'arrive dans la bouche qu'à l'état d'une vapeur tiède» d'autant moins chaude que l'on se tient plus éloigné de l'appareil. L'équilibre mobile de la température explique par contre que le jet pulvérisé de liquides froids se réchauffe dans l'air ambiant et devient d'autant moins froid que la distance parcourue est plus grande. L'effet physiologique produit par la basse température du liquide a été déjà décrit (869). La poussière froide congestionne, est désagréable et donne lieu facilement à des refroidissements, à des coryzas, etc. Les liquides pulvérisés chauds sont accompagnés d'une sensation de bien-être.
905. Le GHOG exercé par le jet pulvérisé qui frappe les muqueuses, est d'autant plus grand que le malade est plus rapproché du point d'émergence ; sa force dépend en outre de lappaieil (890, 895, 899). L'excitation et l'hypérémie consécutives sont proportionnées à la violence du choc.
006. Le liquide qui, dans le récipient, était à l'état liquide, subit par l'appareil une transformation notable dans son ÉTAT d'agrégation. Les particules, violemment séparées les unes des autres, sont au point d'émergence d'autant plus ténues que le tube capillaire est plus fin, que la près*
sion employée par la pulvérisation est plus notable et que la température du liquide pulvérisé est plus élevée. Elles se répandent d'abord, sous forme d'une poussière très-fine, entraînées par' la force de propulsion, dans toutes les directions. Mais bientôt elles ralentissent leur marche pour se réunir en gouttelettes qui tombent par terre. Ce phénomène est d'autant plus visible que la force de promulsion est plus faible, ce qui dépend d'une part de l'appareil, d'autre part de la distance parcourue par le jet.
Les particules solides qui, projetées, rencontrent une paroi, rebondissent ou bien y restent accolées, sans se réunir ; il n'en est pas de même du liquide pulvérisé. Les particules liquides se réunissent pour former des gouttelettes qui coulent ; il suffit de tenir la main ou une feuille de papier devant le jet pulvérisé, pour voir le liquide ruisseler. Les muqueuses des cavités piiaryngo-laryngées, avec leurs nombreuses anfractuosités, produisent le même résultat. Aussi les effets physiologiques sont-ils les mêmes que déterminent tous les corps étrangers (794), à moins que l'eau ne soit transformée en vapeur, c'est-à-dire en fluide élastique (934). 907. Quoique la pénétration des poussières solides dans le larynx (844) ne soit mise en doute par personne, celle des poussières liquides a été fort contestée. Diverses expériences ont été faites pour la constater et pour déterminer la quantité inhalée et la limite extrême de la pénétration ; nous examinerons ces diverses questions par rapport au larynx, a. Il résulte d'abord de ce qui a été dit précédemment (902), que certaines conditions physiques doivent exister, pour que la pénétration puisse s'effectuer. Nous savons, en effet, que le jet pulvérisé qui rencontre une paroi sur son parcours s'y amasse en gouttelettes (900) ; il est donc nécessaire que la partie sur laquelle doit arriver la poussière liquide se trouve, autant que possible, m ligne droite avec le
MANDL. — Larynx. 38
594 THÉRAPEUTIQUE GÉNÉRÂLI£.
point d'émergence du jet, et qu'il existe le moins d'obstacles sur cette route parcourue. Il en résulte également que nul courant d'air ne doit faire dévier le jet (901).
b. Les premières expériences faites sur des animaux par Pietra-Santa et Briau ne donnèrent que des résultats néga'tifs. Briau fit respirer à des chiens et à un cheval la poussière d'une solution de perchlorure de fer, sel très-difficilement absorbable. Le museau est resté placé vingt-cinq minutes à l'entrée du tambour de l'appareil. Les muqueuses laryngo-bronchiques de l'animal, immédiatement sacrifié, ne donnèrent aucune espèce de réaction avec la solution de cyanure jaune de potassium ; elle était très-manifeste dans la bouche, le nez et le pharynx. Quelques autres observateurs (Fournier, Armand-Rey, etc.) ont obtenu des résultats tout à fsdt identiques. Les lapins seuls ont donné des traces de la pénétration. D'autres observateurs (Auphan, Demarquay, Poggiale) ont annoncé des résultats tout opposés : on avait pris la précaution d'ouvrir modérément la gueule de l'animal au moyen d'une pince dilatatrice. Quelques expérimentateurs conseillent en outre de maintenir la langue en dehors de la cavité buccale. Fieber ferme les narines de Tani mal, pour le forcer à respirer par la gueule.
c. On ne peut attacher une grande valeur aux expériences faites avec des appareils dans lesquels des tubes en verre représentent les bronches, dont ils n'ont ni l'élasticité, ni l'irritabilité, ni la température.
d. Une expérience qui paraissait devoir lever tous les doutes fut instituée sur un individu trachéotomisé par Demarquay et constaté par Poggiale, Fieber, Schnitzler, Gerhardt, etc., sur d'autres malades qui se trouvaient dans les mêmes conditionSé Demarquay applique sur l'ouverture trachéale d'une malade une bande de papier au perchlorure de fer, que l'on recouvre de plusieurs bandes de sparadrap
TRAITEMENT LOCAL INTERNE. — LIQUIDES PULVÉRISÉS. b9b
et de serviettes ; il fait inhaler du tannin au centième ; au bout d'une minute on enlève le linge, puis on introduit dans la trachée une bande de papier imprégnée de perchlorure de fer ; elle se colore en noir, toutes les fois que la malade ne respirait que par la bouche et non par la fistale mal fermée.
Cette expérience prouve incontestablement que les liquides peuvent pénétrer dans les voies respiratoires , à la condition qu'une inspiration violente, telle qu'elle se fait chez les personnes trachéotomisées, entraîne le liquide pulvérisé. Mais elle ne démontre nullement que la pénétration s'efTectue dans les conditions normales d'une respiration^ tranquille.
e. Une grande importance a été donnée aux recherches qui démontrent, psiV les crachats y la pénétration des liquides inhalés. Il s'agit avant tout de choisir des substances qui ne sont pas immédiatement résorbées et par conséquent éliminées, comme par exemple l'iode. Fournie n'a obtenu que des résultats négatifs avec l'acide arsénieux, et Ghampouillon avec le perchlorure de fer, qu'il a fait inhaler pendant une demi-beure. La bouche et la gorge ayant été soigneusement rincées, les crachats immédiatement expectorés furent traités par le cyanure jaune de potassium, sans virer de couleur. Battaille au contraire a vu l'expectoration rougeâtre, après avoir inhalé l'extrait de ratanhia. Tavernier et Gratiolet ont obtenu la coloration par le bleu de Prusse, en inhalant d'abord du perchlorure de fer et ensuite le cyanure de fer et de potasse.
J'îd obtenu le même résultat confirmatif, mais seulement lorsque les inspirations étaient très-profondes ; les crachats rendus pendant deux heures par la toux et ne provenant pas par conséquent de la bouche, qui au surplus avait été préalablement rincée avec soin, étaient d'un bleu foncé.
/. Enfin, des observations faites à l'aide du laryngoscope ont constaté la coloration du larynx. Moura-Bourouillon affirme avoir vu, après inhalation d'un liquide noir, les cordes vocales inférieures plus ou moins colorées en noir; Battaille les a vues colorées en rouge par l'extrait de ratanhia, et Tavemier en bleu par la décomposition du perchlorure de fer et du cyanure de fer et de potasse, aspirés successivement. Dans Texpérience que j'ai faite et que je viens de citer, je n'ai pas pu constater cette coloration, quoique les crachats fussent d'un bleu intense.
g. La quantité du liquide poudroyé, qui pénètre dans la bouche et les fosses nasales, est évaluée par Briau à h centigrammes pendant une séance de quinze minutes, dans laquelle il avait employé un litre de liquide. Waldenburg, au ( ontraire, pense que l'on inhale, dansdesconditions favorables, 30 à 60 grammes dans une demi-heure. Les expériencesphysiques faites par l'auteur sont trop imparfaites pour que l'on puisse en accepter les résultats. Au surplus, je puis opposer mes expériences (868) , dans lesquelles j'ai toujours vu rejetées les moindres quantités des liquides injectés dans la trachée. 11 est vrai, le liquide pénètre d'une manière différente de l'inhalation; cependant ce mode différent de pénétration ne saurait rendre possible dans un cas la tolérance de <>0 grammes, tandis que dans l'autre deux ou trois ne peuvent être supportés.
h. La limite extrême de la pénétration n'est pas encore positivement déterminée. On doute beaucoup, et avec raison, que le liquide puisse pénétrer dans les bronches et les vésicules pulmonaires, du moins à l'état pulvérisé.
908. Tous les corps étrangers (79A), par conséquent aussi les gouttelettes formées sur les parois laryngées (906), déterminent une irritation et excitent la touj, quelquefois mèuie des nausées ou des vomissements. Ces effets physiolo-
giques se manifestent plutôt avec les liquides pulvérisés qu'avec les poussières solides, parce que celles-ci peuvent, entraînées par le courant d'air, passer la glotte (845). ils sont, à mon avis, un résultat inévitable de la pénétration et je pense avec Siegle que l'absence de toute sensation au niveau du larynx, le manque de tout toussaillemenl, rendent la pénétration fort problématique. Ceux qui professent une opinion opposée, aifirment que cette sensation ne se manifeste pas, lorsque la solution est indifférente ou très-faible, ou lorsque les malades sont habitués aux inhalations. Cec ne s'accorde pas avec mes observations ; j'ai vu survenir la toux non-seulement lorsque la pénétration était démontrée par la coloration des crachats, mais aussi par les inhalations profondes de Teau pure ; l'absence de toute sensation au larynx coïncidait avec l'absence de toute hypersécrétion et n'altérait en rien la composition chimique de l'expectoration.
Les troubles de la sensation et de la motilité sont habituellement accompagnés d'une sécrétion plus abondante. Quoique nullement affecté de bronchite ou de laryngite, j'ai expectoré, à la suite des expériences citées, pendant deux à trois heures.
Les récits de la plupart des observateurs s'accordent avec cette opinion. Demarquay raconte qu'il a éprouvé d'abord un sentiment de constriction dans le pharynx, puis plus tard une sensation particulière assez pénible dans le larynx et la trachée. La médication almiatrique, dit Champouillon, étonne d'abord les malades et les amuse; mais bientôt la plupart s'en détournent, parce que la poussière les incommode par une impression glaciale ; aussi le malade court presque immédiatement le risque de contracter un coryza. L'inspiratiou provoque, en outre, la toux et amène de la gêne dans la respiration. Champouillon conteste la tolérance par suite de
r habitude; la moindre goutte de liquide fourvoyée dans le larynx, met celui-ci aussitôt en révolution et les mouvements convulsifs de l'appareil respiratoire expulsent totalement ce qui a pu pénétrer. Briau affirme égalaient que, lorsque l'inhalation se fait par un fort mouvement d'aspiration, le malade éprouve vers la base de l'épiglotte unel^ère titillation qui le force à hemmèr, comme pour expulser un corps étranger.
909. On s'est demandé si l'effet produit se bornait à une action locale, ou bien si, par suite de la résorption, des ejfeU ^^rz^at/o: peuvent apparaître. L'examen chimique des urines n'a pas permis de constater la présence des substances inhalées, à l'exception des iodées ; mais, dans ce cas, l'absorption a pu s'effectuer par la 'muqueuse buccale. U est donc permis de douter qu'il y ait action générale par l'inhalation de substances non volatiles ; personne, au surplus, ne l'admet actuellement. Parmi les effets généraux, on cite l'augmentation du pouls, ce qui est dû sans doute aux mouvements respiratoires précipités. Quelques auteurs veulent avoir constaté une augmentation de l'appétit.
H. — Effets physiologiques des médicaments.
910. Les effets physiologiques des médicaments sont ceux que nous avons déjà indiqués pour les liquides (873-5) ; ils sont cependant plus faibles en général, parce que les solutions elles-mêmes sont faibles.
E, — Indications.
911. Les auteurs qui se sont spécialement occupés de la PULVÉRISATION, affirment qu'elle est indiquée dans toutes les affections chroniques idiopathiques du larynx et des cavités voisines, à l'exception des tiuneurs. L'état fiévreux du ma-
lade, sa grande faiblesse, de même que les affections aiguës des voies respiratoires sont considérées par quelques médecins comme contre-indications.
On avait tout d'abord appliqué cette méthode à toutes les aflections des bronches et même du tissu pulmonaire; quoique cette question soit en dehors du sujet de nos études, faisons cependant remarquer qu'actuellement la plupart des médecins ont abandonné la pulvérisation dans le traitement de ces maladies.
912. Les indications spéciales varient suivant les gâraq* TÈRES PHYSIQUES du liquide pulvérisé.
Le jet qui exerce un choc notable, comme, par exemple, celui produit par le néphogëne de Mathieu ou, en général, par les appareils à pompe, est indiqué dans les affections lorpides lorsqu'on veut appliquer une véritable douche et congestionner les parois du pharynx. Les vapeurs d'eau, par contre, sont appliquées pour détacher des mucosités, des eschares, etc.
La température froide se trouve, d'après les observateurs, indiquée dans les affections atoniques, l'hémoptisie, dans les paralysies diphthériques, les affections nerveuses; quelques médecins la conseillent aussi dans l'inflammation aiguë du pharynx et des amygdales. Elle est contre-indiquée chez les tuberculeux, les personnes frileuses, s' enrhumant facilement; aussi ne peut-on envoyer celles-ci dans des salles d'inhalation, à moins que ce ne soient de véritables vaporariums. Le jet froid est plus rafraîchissant que le chaud.
Virritation produite par les inhalations et la toux consécutive sontconsidérées comme contre-indications chezles personnes nerveuses, très-susceptibles ou disposées à des hémoptisies. Les sécrétions peuvent également fournir des indications par leur abondance ou leur pénurie; les muqueuses recouvertes de mucosités ne seront guère modifiées par le liquide
600 THÊRAPËlJTiQUE GÉNÉRALE.
pulvérisé, puisque celui-ci est immédiatement altéré par la mucosité. L'humidité produite par le liquide sur les muqueuses est jugée favorable dans toutes les affections avec sécheresse des membranes.
Voici quelques exemples de ces indications pour quelques maladies, d*après Siegle, faites avec son appareil, dont la force du courant peut être réglée par le thermo-baromètre et la température par le rapprochement ou Téloignement du malade :
Courant fort (thermo -baromètre, 2»); température élevée (malade tout
près de l'appareil) : croup.
Gourant fort (thermo-baromètre, 2<'); température basse (malade à
50 centimètres de l'appareil) : pharyngite chronique. Courant faible (thermo-baromètre, l*') ; température basse (malade à
50 centimètres de l'appareil) ; hémoptisie. Courant faible (thermo-baromètre, l^'); température élevée (malade tout
près de l'appareil) : tubercules.
913. Les MÉDICAMENTS trouveraient, d'après Lewin, les indications suivantes :
La solution normale de perchlonire de fer, l'alun et le tannin sont employés comme astringents dans les irritations; le tannin dessèche moins que l'alun; il est indiqué dans les formes torpides ; le perchlorure noircit et a mauvais goût. A doses plus élevées, ils deviennent hémostatiques. Parmi les altérants^ notons la teinture d'iode dans une solution d'iodure de potassium dans les pharyngites granuleuse, hyperplas tique, sèche, etc. L'iodure de potassium et le bromure de potassium restent sans effet ; le sublimé est seulement indiqué dans le gonflement muqueux consécutif de l'affection syphilitique. La solution arsenicale de Fowler est indiquée dans la dyspnée nerveuse. Le nitrate d'argent, décomposé en partie par les chlorures de la salive et des mucosités, est indiqué par son action antiphlogistique, dans la pharyngite granuleuse, à l'état aigu ou subaigu, dans la
pharyngite ulcéreuse et dans les affections analogues du larynx. Le chlorhydrate d'ammoniaque est indiqué comme excitant^ pour déterminer une sécrétion plus abondante et faciliter l'expectoration. Le chlorure de sodium est plus ou moins irritant, suivant son degré de concentration. La glycérine a été recommandée dans l'extinction ou la raucité do la voix et dans le croup. L'eau de laurier-cerise, l'extrait de jusquiame, l'extrait de ciguë ont été employés comme sédatifs dans les irritations, les affections spasmodiques, etc. L'opium et ses préparations ont une action narcotique à hautes doses.
F. — Doaag^e.
P14. Comme pour tous les médicaments, le dosage des liquides à pulvériser dépend de l'effet que l'on veut produire. Il est déterminé par la quantité du médicament dissous, par la durée et la fréquence des inhalations. On commence généralement par des solutions faibles et par des séances plus courtes. Voici le dosage des médicaments employés jusqu'à présent, en supposant que l'eau distillée, qui tient le médicament en dissolution, pèse 30 grammes.
Opiacés et soianées vireuxes : laudanum liquide de Sydenham, teinture d'opium, 1-10 gouttes; extrait de jusquiame, 0,005-0,05; teinture d'aconit, 1-5 gouttes; acétate de morpliine, 0,001-0,02; extrait d'opium, 0,01-0,02; belladone, mtHne dose; eau de laurier-cerise, 0,25-1. Excitants : sel ammoniac, 0,05-0,50 ; chlorure de sodium, 0,05-0,50 ; carbonates alcalins; bromure de potassium, mêmes proportions. ÉmoUients mucilngvieu.r : décoction de guimauve, infusion de fleurs de tilleul. Astringents : alun, tannin, 0,01-0,10; solution de perchlorure de fer, 1-10 gouttes; nitrate d'argent, 0,005-0,15; acétate de plomb, sulfate de zinc, 0,02-0,25; sublimé, 0,02-0,10. Huiles volatiles, goudron : quelques gouttes. Altérants : solution de Fowler, 1-10 gouttes; iode, 0,05-0,10 sur 1000 eau, avec iodure de potassium 0,50-1,50. Styptigue : acide phénique, tannlin, alun, perchlorure de fer : solutions 2-3 fois plus chargées que celés aclministrées cH titre d'astringents. Eaux minérales : pures.
tiOU THÉRAPEUTIQUE GÉNÉRALE.
par la toux rend bien illusoire le traitement des affections laryngées par les liquides pulvérisés. De combien est-il préférable de toucher directement les muqueuses ou de faire aspirer des poudres par des malades.
En dehors de ces difficultés de l'application, qui rendent cette médication bien défectueuse, existent encore les inconvénients du choc et du froid, inhérents précisément aux appareils les plus aptes à faire pénétrer le liquide dans le larynx.
Je ne saurais par conséquent exprimer une opinion favorable à remploi des liquides pulvérisés dans le traitement des affections pharyngo-laryngées qui sont amendées ou guéries d'une manière bien plus sûre et, dans tous les cas, plus prompte par l'éponge et le pinceau. Je suis heureux de me trouver d'accord, sous ce point de vue, avec Tobold, Champouillon, etc.
Article VI. — Fi.uinES élastiques.
A. — Médicaments.
918. Les fluides élastiques que l'on aspire, mêlés en quantité plus ou moins grande à l'air, sont secs ; mélangés à des vapeurs d'eau, ils deviennent humides.
919. Les Fluides élastiques secs sont des gaz qui se dégagent de terrains volcaniques et qui sont préparés pour l'usage thérapeutique; puis, les vapeurs de ^uhsiSLUces sèches ou liquides, volatiles à froid ou chauffées, ou la fumée de substances brûlées. On peut aussi employer les vapeure qui se dégagent pendant une combinaison chimique.
920. Les Fluides élastiques humides ou les vapeurs humides sont des vapeurs d'eau pures ou chargées de gaz^ ou de substances volatiles soit déjà à la température de l'air, soit à celle de l'évaporation de Teau. Ces vapeurs ne
TBAlTEMt^T LOCAL INTERNE. -FLUIDES EUSTIQUES. 605
peuveat donc contenir des médicaments, volatiles seulement à un degré de température supérieur.
B, — Instruments-
921. Les fluides Élastiques étant, à cause de leur force eipausive, extrêmement fugitifs et difficiles à contenir, leur administration nécessite, mitre les appareils destinés à les produire, d'autres ap-
paieilâ destinés à le»
diriger dans les cavités pharyngo-Iaryiigéee.