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qui se dégagent des fissures des terrains ' volcaniques, pour les faire inspirer par le malade. Les gaz préparés dans les laboratoires de chimie sont apportés chez le malade dans un balion en caoutchouc, pourvu d'uti tube d'aspiration muni d'un robinet. L'appareil de limousin, pour l'aspiration du gaz oxygène, répond ji toutes les exigences pratî-
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ques. D'autres gaz peuvent être préparés par le malade même et respires à Tétat naissant. Le^ inhalations de chlore se pratiquent à Taide d'un bocal à double tubulurcy rempli jusqu'au tiers environ d'une solution aqueuse de chlore. L'un des tubes amène l'air du dehors et plonge au fond du liquide; l'autre, par lequel se fait l'aspiration, s'arrête dans le tiers supérieur du flacon.
Lewin a imaginé un appareil particulier pour les inhalations du chlorhydrate d'ammoniaque à l'état naissant. Cet appareil (fig. 129) se compose d'un flacon chargé d'acide chlorhydrique, d'un autre d'ammoniaque et d'un troiâème d'eau acidulée. Le malade aspire les vapeurs mélangées d'acide chlorhydrique et d'ammoniaque qui s^échappentdece troisième flacon.
928. Les SUBSTANCES VOLATILES A FROID, lorsqu'elles sont liquides, sont renfermées dans un flacon que l'on débouche pour aspirer les vapeurs. On fait usage d'appareils particu* liersipour le chloroforme et les éthers dans le but thérapeutique de l'anesthésie générale. Le goudron liquide est versé dans une assiette ; on emploie aussi une botte dont le couvercle porte à sa surface inférieure des lames enduites de goudron ; en soulevant le couvercle, la chambre se remplit de vapeurs de goudron. Sales-Girons propose d'imbiber du coton, que l'on place devant la bouche dans un appareil analogue au respirateur anglais (970). On place des grumeaux des substances sèches dans des tubes en verre, en bois, en caoutchouc, dans une plunie d'oie, dans un tuyau de paille, que l'on appelle aussi cigarettes ; ils sont souvent pourvus d'un réservoir, dans lequel on met la substance entourée de coton. Le camphre, le chloral, l'iode sont employés de cette manière. On a construit des appareils particuliers, des iodo?ïiè(res, pour mesurer la quantité de l'iode évaporé.
92A. Les substances volatiles par la combustion sont jetées sur un fer rougi^ sur des charbons ardents ou brûlées dans un récipient. On peut tiussi faire, à l'exemple de Gorbel-Lagneau, avec les poudres de ces substances et de la gomme, des cônes fumant à la manière des pastilles du Sérail qui, une fois allumées, brûlent lentement sans s'éteindre, jusqu'à la base. On peut, par. la combustion, obtenir les vapeurs de presque toutes les substances thérapeutiques, tant végétales que minérales, en particulier de l'iode et des iodures, des balsamiques, du cinnabre, etc. Les appareils pour Tévaporation que nous allons décrire, s'ils sont métalliques, peuvent servir également à la combustion. Une méthode très-répandue par Trousseau, est celle des cigarettes composées de papier trempé dans une solution minérale (arsenic, cinnabre), ou roulé autour de quelques grammes de substances végétales narcotiques (belladone, stramonium). On peut aussi faire fumer dans des pipes; en Perse, on fait usage des narguillés (PoUak). Enfin on emploie aussi des papiers nitréSjCpie Ton obtienten imbibant le papier brouillard épais d'une solution de nitrate de potasse, à laquelle on ajoute quelquefois les solutions d'extraits déplantes narcotiques; desséché, il est coupé en morceaux longs de 15 à 20 centimètres et larges de 5 à 7 centimètres, et puis roulé en forme de cigarettes.
925. Pour aspirer la vapeur d'eau, on peut se passer d'un appareil particulier ; il suffit de placer la bouche au-dessus de l'eau bouillante ou prête à entrer en ébullition. Mais on emploie le plus souvent un appareil fumigatoire portatif, par lequel les vapeurs arrivent exclusivement dans les organes pharyngo-laryngés. On en a inventé un grand nombre. Il y en a qui sont constitués par des récipients de métal avec tubes conducteurs et orifices à soupape (Mulki, Traube); ils s*oxydent facilement et présentent, par la soupape, une
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complication. inutile. La^ cafetière de Mudge (de Plyinouth) est abandonnée à cause de son mécanisme bien plus compliqué. Je mentionnerai encore Tappareil de Gbarrière, composé d'un fourneau, d'un récipient et d'un large conduit élastique; l'aspirateur hygiénique de Baillemont (Gaujot, I, p. 135), etc..
Tous ces appareils présentent l'inconvénient de se rouiller facilement, parce qu'ils sont construits en métal. Je leur préfère donc les appareils construits en verre qui a subi le degré suffisant de cuisson, pour pouvoir supporter une température élevée. J'ai employé, dans mes premiers essais, en 1847, une cornue de verre, à double tubulure, avec un col long et un col court ; les vapeurs sont aspirées par le col long; l'air aspiré et expiré s'échappe par le col ^court. Mais l'instrument est tenu à la main, ce qui rend son emploi désagréable quand il s'échauffe. J'ai alors fait construire, en 18i8, un pied sur lequel repose la cornue, et j'ai remplacé le col long par un tube flexible en caoutchouc. Je n'ai publié que quelques années plus tard (1857) la description suivante de mon appareil fumigatoire (fig. 130) ; il se compose d'un pied AC, d'une lampe B, du ballon de verre D, et du tube élastique d*aspiration FH. Le pied est formé du socle A, suffisamment lourd pour empêcher le renversement de l'appareil; du cercle C, sur lequel repose le ballon et de deux fourches montantes qui le retiennent. On peut au besoin supprimer la fourche qui maintient la tubuleuse E. Au-dessous du ballon se trouve une petite lampe à esprit de vin. Le ballon est pourvu de deux tubulures. L'une E,estévasée en forme d'entonnoir et sert à Tintroduction des Uquides à Tintérieur du globe et à l'accès de l'air. L'autre est destinée à recevoir le tube de caoutchouc F, vulcanisé et inodore, qui a un diamètre de 12 millimètres et une Ion* gueur de 30 à 35 centimètres; il s'emboîte, par une de
TRIITUUHT LOUL INTERNE. — PLBIDKS ÈUSTIQUES. 60» :, sur la tobulure ; l'autre eitrémité du tube, dout toute la longueur D'est pas figurée, porte uoe rondelle de bois G, à laquelle se trouve adapté un second tube de caoutchouc H, long de 7 à 8 centimètres et qui est placé dans la bouche du malade. Je repousse l'emploi des ead>outs de boîs, de corne, d'ambre, etc., parce qu'il est diffîûle de
Fie. 130. — Hoa appirail fumigMoire (*}.
ménager à leur intérieur un canal assez large pour l'accès libre de Tair, parce qu'ils empêchent le rapppochement complet des lèvres, qu'ils se salissent facilement et que les malades sont très-souvent portés à les m&chonuer.
Ces appardis peuvent servir à faire aspirer non-seuletnent les vapeurs d'eau pure, mus aussi celles de l'ean chargée
de gaz, de substances volatiles à la température ambiante ou à celle de Teau bouillante ou prête à entrer en ébuUition.
926. Les eaux minérales gazeuses et les eaux minérales à température élevée développent à Tentom* de lem* point d'émergence une atmosphère chargée de gaz, à savoir d'azote, d'oxygène, d'acide carbonique et d'hydrogène sulfuré, et peut-être aussi de quelques parcelles des substances minérales entraînées mécaniquement. Cest ce qui a lieu dans les piscines^ les étuves^ les salles dinhalatiorij etc.
, G. — Maniement.
927. Le maniement des appareils destinés à faire aspirer des vapeurs sèches n'a pas besoin d'explication.
L'emploi de notre appareil fumigatoire se fait de la manière suivante : On verse dans le ballon, par le tube Ej le liquide destmé à la fumigation jusqu'à la hauteur du cercle C ; puis on place la lampe allumée sous le ballon, après s'é^e assuré de la parfaite siccité de la paroi externe parce que, si elle était humide, le verre briserait par la chaleur.Dès que l'on aperçoit des vapeurs, on prend le tube, en le maintenant à une hauteur convenable et commode, par la rondelle G; partout ailleurs, la compression des doigts pourrait empêcher le libre accès de l'air; par la même raison, le tube ne doit être ployé nulle part dans son parcours. On le place dans la bouche, de manière qu'il dépasse de quelques lignes Tarcade dentaire ; on ferme exactement les lèvres autour du tube, sans le comprimer avec les dents. Si l'on veut diriger les vapeurs dans les narines, on adapte un cornet au tube. L'air aspiré par la tubulure E se charge, en passant sur le liquide échauffé, des vapeurs médicamenteuses; il est renvoyé par la même tubulure.
La chaleur employée doit être suffisante pour amener à
l'évaporation le liquide contenu dans le globe ; il est inutile d'arriver à l'ébullition. On règle la chaleur par la hauteur de la mèche ou en retirant la lampe de temps en temps. La fumigation terminée, on laisse s*écouler le liquide amassé dans le tube et Ton recourbe celui-ci pour fermer la tubulure E avec la rondelle.
028. Le maniement des médicaments qui donnent des vapeurs sèches se comprend, d'après les détails donnés précédemment. Lorsqu'on fait usage de vapeurs humides, l'eau est chargée des médicaments sous forme de décoction, de dissolution, de mixture, etc. On ne doit employer que les médicaments volatils à la température qui donne des va* peurs d'eau. On renouvelle le liquide pour chaque fumigation ou au moins une fois tous les jours, suivant l'évaporation du médicament. Si la substance est très-volatile, comme par exemple le gaz sulfhydrique, développé par le sulfure de potassium, on jette des parcelles du médicament de temps en temps, pendant la séance, dans l'eau, par la tubulure E. Les substances volatiles liquides et qui sont insolubles dans Feau, peuvent être mêlées à une quantité plus ou moins grande d'huile, si l'on veut empêcher leur évaporation trop rapide. On peut également les dissoudre dans l'alcool.
029. On dit que l'on fait prendre au malade des inhalations si les vapeurs sont sèches, et des fumigations si elles sont humides ; cependant on confond souvent ces deux expressions entre elles. Pour les inhalations des vapeurs sèches, le malade se promène dans la chambre, ou fait arriver sous sa bouche les vapeurs des substances brûlées, ou fume la cigarette, etc. Les fumigations de vapeurs humides s'obtiennent avec mon appareil de la manière suivante: Les inspirations et les expirations se font, comme dans la respiration normale, sans fatigue, sans effort, uniquement par la bouchei à l'exclusion des narines. On facilitera l'appren-
tissage en comprimant les narines et en les bouchant avec du coton. Si la salivation est augmentée, le malade doit avaler cette salive ou la faire écouler par le tube dans l'intérieur du ballon ; il évitera de la rejeter en crachant, ce qui finit par fatiguer les voies respiratoires et digestives.
D. — Action physiologique.