Action thérapeutique
9A3. La médication parla fumigation est appelée atmiatrie; son action thérapeutique est assez limitée dans les affections pharyngo-laryngées. Les fumigations humides, avec ou sans eau de lauiier-cerise, rendent de bons services dans les affections idiopathiques aiguës. Dans les affections chroniques, leur efficacité est à peu près nulle ; il n'en est plus de même lorsque ces affections sont symptomatiques d'une maladie des bronches, qui reconnaissent dans les fumigations un des moyens thérapeutiques les plus puissants. Le traitement général rend inutiles les fumigations mercurîelles, comme traitement topique dans les ulcérations syphilitiques ; le traitement local seul n'a pas d'action.
9àà. Je donne la préférence aux fumigations humides sur les sèches. Ces dernières sont excitantes et leurs effets sont fugaces ; elles augmentent souvent instantanément les symptômes pathologiques , aussi leur emploi demande-t-il une certaine réserve. Les vapeurs humides agissent plus lentementy mais donnent des résultats plus soutenus ; le dosage
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est beaucoup plus exact, et Ton a la facilité â*aller des doses les plus faibles jusqu'aux plus fortes.
Article VIL — Électricité dynamique.
A. — Médicament*.
9 A 6. Ou emploie le courant électrique obtenu par un appareil d'induction y et de préférence celui de la première bélice, à l'aide d'instruments particuliers.
B. —Instruments.
9A6. Duchenne (de Boulogne) a proposé pour la faradisation du pharynx ou du larynx un rhéophore composé d'une tige métallique trës-flexible ou articulée, à la mar nière de la sonde œsophagienne, terminée par une olive de métal de 3 à A centimètres de diamètre et garnie d'one sonde de caoutchouc qui isole la tige conductrice. La courbare de ce rhéophore est diminuée ou augmentée à volonté à la main ou, si elle est articulée, au moyen du mécanisme particulier de la sonde œsophagienne.
Le rhéophore double est le même qui sert pour la faradisation de la vessie ou de l'utérus ; il se compose (fig. 131)de deux tiges métalliques flexibles, introduites dans une sonde à double courant, qni les isole Tune de Tautre. Ces dew rhéophores sont terminés à leur extrémité antérieure pardc petites olives de métal, de sorte qu'étant rapprochés, ils présentent la forme d'une sonde ordinaire. Lorsqu'au codtraire les tiges sont poussées en avant, tandis que la sonde de caoutchouc est maintenue en place, les olives s'écarteoi (fig. 132).
Si le courant est interrompu dans un point quelconque de son parcours par la section d'un des fils conducteurs ou par
TUITEHENT LOCAL INTERHE.— ÉLECTRICITÉ DÏHiMIQUB. 621
rmterposition d'une substance isolante, il ne sera transmis au tissu après l'emplacement du rhéopbore, que lorsque la communication sera rétablie. Ce résultat peut être obtenu par la pédale indépendante de Ducbenne de Boulogne, appli-
PiG. 133. — RUophar bufiule (*J.
cable & tous les instrumenls, ou par ud mécanisme particulier adapté sur l'instrument même, et qui consiste dans une pédale à bascule, un curseur, un bouton, tels que Hid-
622 THÉRAPEUTIQUE Gf»ÊRALE.
deldorpf etDuchenne de Boulogne Font pratiqué, ou dans un tube mobile (fig. 1S5). Morell Hackenzie a fait construire, d'après ces prédécesseurs, un rhéophore laryngien dmple (fig. ISS) et Fauve! un rhéophore double, dont une des branches s*écarte latéralement à une distance voulue, lorsque par l'abaissement de la bascule on rétablit la communication.
9A7. La pédale indépendante ou appUquée sur le rhéophore est très-utile, parce qu'elle permet de retarder Faction électrique pendant l'introduction, jusqu'à l'emplacement exact du rhéophore. Le rhéophore double de Fauvel présente l'inconvénient de ne permettre que l'écartement latéral des olives, mais non celui d'avant en arrière. On ne peut non plus donner aux branches trop épaisses les courbures voulues. Anssi est-il préférable d'employer le rhéophore double de Duchenne, pourvu d'une pédale.
G. — Maniement. .
9A8. Lorsqu'on fait usage du rhéophore simple^ on le met en communication aveclamachined'mduction en fixant le fil conducteur à la tige par un crochet de fer ou par une vis ; puis on introduit de la main droite l'instrument dans la cavité laryngée, en s'aidantdu miroir laryngien, que Ton tient de la main gauche. Lorsque l'éponge ou l'olive est arrivée sur le point voulu, on fait agir Télectricité en abaissant la pédale. Le second excitateur sera maintenu sur le larynx au niveau du muscle crico-thyroïdien, par un aide ou fixé à un collier ou, mieux, tenu par le malade même. Les deux extrémités antérieures du rhéophore double doiyent être disposées de telle sorte qu'ils embrassent telle ou telle région, sur laquelle on veut limiter la faradisation. On peut aussi appliquer l'électricité à l'extérieur seulement; il en sera question plus tard (971).