‹ Traité pratique des maladies du larynx et du pharynxChapitre 188 sur 244 · Le dosage consiste dans la force du courant, dans la · texte numérisé non relu

Le dosage consiste dans la force du courant, dans la

fréquence et la durée de l'application. On fera bien de commencer par le courant le plus faible.

II faut habituer le malade et ne pas provoquer une excitation trop vive.' La faradisation même, si le rhéophore est placé à Fintérieur du larynx, ne peut être prolongée au delà d*une minute ; on est obligé alors de retirer l'instrument, à cause des effets physiologiques qui se manifestent. Au bout de deux ou trois minutes de repos donné au malade, on peut réitérer l'application et la répéter ainsi dans la même séance plusieurs fois. La susceptibilité du malade, l'intensité de l'affection, les résultats obtenus déterminent non -seulement la fréquence des applications dans la même séance, mais aussi les intervalles laissés entre les séances.

G. ~ Action thérapeutique.

05 A. La faradisation, appliquée avec réserve et dans les atfections purement nerveuses, a déjà rendu de très-grands services. Ses résultats prompts et presque instantanés surprennent quelquefois et le médecin et le malade et frisent parfois le merveilleux. Voir revenir au bout do quelques minutes une voix perdue depuis plusieurs années et après avoir essayé des médications les plus diverses, ne peut que donner du contentement. Cependant, les résultats ne sont pas toujours aussi prompts^ surtout lorsqu'il s'agit de muscles qui ont perdu leur tonicité ; il faut id plus de persistance et elle est loin d'être toujours couronnée de succès.

955. Le choix des instruments et des médicaments est très-limité. On ne.fait usage que du courant induit, le courant continu produisant facilement une action désorganisa-^

MANDL — Laryox. âO

trice. En ce qui concerne les instrumeDts, on s'est servi principalement jusqu'à présent du rhéophore simple; il est ort douteux au surplus quavec le rhéophore double on puisse 1 ocaliser la faradisation sur un muscle, parce que les contractions des muscles intrinsèques mettent les autres régions en contact avec le rhéophore et leur communiquent également le courant électrique. On donnera la préférence àl'électrisation interne sur l'externe percutanée (©71), parce qu'elle agit d'une manière plus prompte et plus exacte sur les muscles intrinsèques du larynx.

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