‹ Traité pratique des maladies du larynx et du pharynxChapitre 189 sur 244 · TRAITEMENT LOCAL EXTERNE · texte numérisé non relu

TRAITEMENT LOCAL EXTERNE

056. On appelle externe le traitement local, lorsque les médicaments sont appliqués sur la peau, à la région cervicale, le plus souvent à la partie antérieure. Les médicaments employés sont des substances solides (art. I) ou liquides (art. II); on peut aussi placer devant la bouche des instruments propres à modifier les caractères physiques de Tair (art. III) ou faire agir l'électricité dynamique (art. IV) par le larynx.

Article I. — Sorstanges solides.

057. Les substances solides usitées dans le traitement externe peuvent être appliquées sous forme de cautères^ de vésicatoires ou de sinapismes. Elles ne donnent aucun résultat thérapeutique satisfaisant dans le traitement des affections chroniques; leur emploi gène les mouvements de la tète, ne modifie en rien les symptômes pathologiques et ne peut qu'ajouter une sensation douloureuse. Il n'en est plus de

TtlAlTEMENT LOCAL KXTËRNE. -- SUBSTANCIlS LIQUIDES. 627

même dans les «iQections aiguës. J'ai retiré les meilleurs ei-* fets de rapplication des vésicatoires volants» de la grandeur de là 1,5 centimètres, que l'on peut entretenir pendant quelques jours avec la pommade épispastique et que l'on fait saupoudrer au besoin avec 1 centigramme de chlorhydate de morphine.

On fait aussi usage de pommades et d* onguents ^ contenant de l'iode, del'iodure depotassiumou du bromure de potassium au huitième, contre les engorgements glandulaires, sousmaxillaires ou le goitre. Les emplâtres ne sont guère usités. Le tartre émé tique, incorporé aux pommades ou emplâtres, est aussi inutile que le vésicatoire comme révulsif dans les affections chroniques.

Article IL — Substances uquioes.

958. On a employé la teinture d'iode en |Baoigeonnag£ autour du larynx, dans quelques affections chroniques; je n'ai jamais vu cette médication donner de résultats satis^ faisants.

059. Les INJECTIONS hypodermiques se font avec des solutions titrées d'acétate ou de chlorhydrate de morphine, de sulfate d'atropine ou de sulfate de strychnine. On peut aussi employer Tiode et ses composés.

960. Les injections se font avec de petites seringues. La seringue primitive de Pravaz a subi de nombreuses modifications. Généralement aujourd'hui le trocart est remplacé par une aiguille creuse, terminée par un bec de flûte tranchant. Le corps de pompe de la seringue de Lûer (fig. 135, p. 635) est calibré de telle sorte, qu'à chaque millimètre parcouru pa r le piston, une goutte de liquide est chassée à travers la

canule. .

Page 1