‹ Traité pratique des maladies du larynx et du pharynxChapitre 197 sur 244 · LARYNGITE SUPERFICIELLE AIGUE · texte numérisé non relu

LARYNGITE SUPERFICIELLE AIGUE

aîons, frôlements, fractures, plaies, etc., agissent, suivant leur siège, par continuité ou par contiguïté. Nous ne saurions considérer comme des laryngites catarrhales secondaires celles qui se déclarent chez les individus diatbésiques, tels que phymiques, syphilitiques, etc., ou dans les fièvres éruptives (Chap. II, Art. i.)

La DURÉE est variable, suivant les prédispositions et la . susceptibilité des individus; d'habitude elle est àe huit à quinze jours. Cependant la disparition complète de l'altération de la voix peut demander un espace de temps beaucoup plus long. La durée est prolongée, lorsqu'il y a complication avec une affection catarrhale voisine,

La MARCHE est progressive, le début nettement accusé ; il n'y a pas AHntermittence^ quoiqu'il y ait quelquefois, surtout le soir, des exacerbations. Chez les personnes prédisposées ou exposées constamment aux mêmes causes irritantes, il y a de fréquentes récidives. La laryngite pei;t aussi se propager et entraîner la pharyngite, la bronchite, etc.

La TERMINAISON ^ditçiiérison s'observe dans la majoritédes cas; 00 voit disparaître successivement la sensibilité exagérée, puis la toux, Texpecloration et finalement l'altération de la voix. Si laguérisou n'est pas complète, la laryngite devient chronique ou peut se transformer en laryngite par enchy maietise. Jamais la laryngite superficielle ne peut donner lieu à des ulcérations (voy. chap. II, ait. ii, B).

La FRÉQUENCE de cette affection est très-grande ; elles sont rares les personnes qui n'ont été enrhumées au moins une fois de leur vie, et la plupart des rhumes de cerveau ou de poitrine s'accompagnent de laryngite. La fréquence absolue augmente, loi'squ'il règnevune constitution catarrhale.

Les symptômes décrits, l'étiologie et l'inspection laryngoscopique ne laissent pas de doute sur le diagnostic de la maladie. L'étiologie, la touj(, mais surtout l'existence de

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crachats distinguent la laryngite superficielle aigufi de TAypérémie non*inflammatoire. Les symptômes etlesaliératioos organiques sont beaucoup plus prononcés dans la laryngite parenchymateuse. Le diagnostic différentiel • d'ayec ks laryngites spécifiques superficielles se fait d'après les altérations concomitantes du larynx, la marche et les autres symptômes de la maladie ; l'examen laryngoscopiqœ sfol ne pourrait résoudre la question, s'il n'existe qu'une laryn* gite superficielle.

Le PRONOSTIC est en général favorable ; il acquiert seolement une certaine yrari/e pour les fonctions du larynx, surtout chez les personnes qui font un usage professioDod de la voix, lorsqu'il y a prédisposition à des récidives, permanence des causes déterminantes ou fatigue de la voix pendant le cours de la maladie, parce que la terminaison en laryngite chronique, superficielle ou parenchymateuse, est alors imminente.

Le TRAITEMENT difi'ère suivant la période de la maladif. J'ai souvent pu constater qu'au débuts c'est-à-dire dans Ifs premières vingt-quatre heures, on parvient à faire avorter b laryngite par une sudation énergique, des compresses froides conservées pendant la nuit autour du cou et des gargarismes émollients laryngés chauds. Dans le cotirs de TalTection, une médication expectante et adoucissante doit prévaloir. On conseillera le repos, le séjour dans une chambre chauffée à IS ou^O degrés, et remplie de vapeurs d'eau; Sààcuilleréef à café de sirop de morphine ou de jusquiame,s*il y a de latoui.et continuation de gargarisnies laryngés. Les compresses froid**? ou les fomentations tièdes au cou ont alors perdu leur efficacité. Je ne suis pas partisan d'orgeats ou d'autres tisaiiei mncilagineuses, qui troublent les fonctions de l'esloiuaceî dont l'usage n'est pas motivé, connue dans la laryngite parencliymateiis(\ Tout an plus peut-on conseiller vsà

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infusion légère de thé ou une faible limonade pour favoriser la transpiration cutanée ; si le malade se plaint de sécheresse, on l'engage à faire fondre un peu de gomme arabique dans la bouche. On doit redoubler de précautions contre tout nouveau refroidissement. Je crois inutile tout traitement local, de même Y usage interne de chlorhydrate d'ammoniaque (1-3 grammes sur lôO de véhicule), prôcotiisé eu Allemagne.

Lorsque la terminaison se fait attendre et que l'enrouement persiste, on emploie localement une médication astringente, légère, par attouchement ou insufllation, et l'on fera continuer les gargarismes, etc. On a conseillé l'acide nitrique dilué dans l'alcool, comme dans l'hypérémie [h à 10 sur 1000 de véhicule) ; Graves prescrit des gargarismes fortement excitants (teinture de poivre de Guinée 6, dans 150 décoction de quinquina) ou des frictions sur le larynx et sur la région cervicale latérale avec l'huile de croton, qu'il préfère à la pommade stibiée (Uniment camphré composé 2i, huile de croton 8). Cette médication échoue fréquemment et le traitement local interne est beaucoup plus efficace. Scott Addison conseille le badigeonnage avec la glycérine. S'il y a prédisposition y on emploiera les moyens indiqués dans l'hygiène, à savoir, des bains froids, des frictions à Feau froide(755-757, 784), etc.

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