‹ Traité pratique des maladies du larynx et du pharynxChapitre 198 sur 244 · Forme chronique · texte numérisé non relu

Forme chronique

Les altérations anatomiques sont presque les mêmes que dans la forme aiguë ; cependant la row^ewr et la turgescence sont de beaucoup moindres. Le siège est aussi très- variable; en ce qui concerne la fréquence du point d'élection, on nepeut non plus rien affirmerdegénéral. On constatera plus fréquemment l'inflammation chronique des aryténoïdes ou des

lèvres vocales, chez les chanteurs, orateurs, etc, taudis que chez les buveurs, les fumeurs, etc., ce seront plutôt l'épiglotte, les replis ary-épiglottiques ou les replis supérieurs qui sont atteints.

Les SYMPTÔMES, comparés à ceux de la forme aiguë, ont diminué d'intensité. La douleur est nulle ou presque nulle, même à la pression. Cependant les malades accusent une certaine sensibilité ; ils s'aperçoivent, disent-ils, qu'ils possèdent un larynx. La toux est moins fréquente, non douloureuse, peu sonore. Les crachais^ peu abondants, sont de petites masses fermes, grisâtres, ayant presque la forme d'un moule des glandules conglomérées. D'autres fois, ils sont blancs, gluants, ressemblant à de l'empois, et constituent de petites masses de la grandeur d'une tète d'épingle ; placés sur les lèvres vocales , après l'émission de quelques sons, on les voit souvent former, pendant la respiration, des liiaments qui vont, entre les sommets desapophyses vocales, d'une tache jaune (p. 51) à l'autre. Parfois aussi on aperçoit ces mucosités à l'entrée des ventricules de Horgagni, à l'intérieur desquels ils sont sécrétés. Je les ai signalés {Gaz, des hôp.) dès l'année 1861. Lorsque les malades ont séjourné dans l'air chargé de la fumée des foyers ou des lumières, l'expectoration est rendue grisâtre par la présence de cellules renfermant à l'intérieur des molécules charbonneuses. (Notre Anat. miscrosc.^ pus et mucus. 1838). Lakvoix reste altérée d'une manière presque constante-, les individus affectés d'une laryngite chronique ne peuvent* plus appeler au loin à haute voix ; l'enrouement ne disparaît pas momentanément, comme dans la forme aiguë, par le repos ou une boisson chaude ; il devient plus accentué sous l'influence d'un refroidissement, d'une fatigue, etc.

Dans l'immense majorité des cas, la laryngite chronique est secondaire^ consécutive à une laryngite aiguë, dont elle

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