TROUBLES DE LA FORMATION
Les affections du larynx, dues à une perversion de la formation (520) peuvent, aussi bien que celles produites par l'inflammation, se terminer par une métamorphose hypostasique ou hyperplasique. Nous allons par conséquent examiner d'abord les laryngites paraplasiques, puis la diminution et l'exagération de la formation qui peuvent être le résultat. Tune ou l'autre ou toutes les deux, simultanément ou consécutivement, d'une phlegmasie commune ou d'une laryngite paraplasique.
Article I. Laryngites paraplasiques (spécifiques).
On appelle habituellement spécifiques les affections dues à une perversion de la production, à une paraplasie (555), et laryngite cette affection même, qui est liée par conséquent à un état général dont elle n'est que l'expression locale. La plupart de ces affections présentent indubitablement le caractère de la spécificité, démontré par les symptômes et par la nécessité d'un traitement général; telles sont, par exemple, les laryngites syphilitique, tuberculeuse, diphthéritique,etc. A d'autres, au contraire, rangées par les auteurs dans cette classe, je conteste ce caractère, parce que le traitement local peut les guérir radicalement.
A. — Group.
D?.ns l'école française qui, grâce aux travaux de Bretonneau et de Trousseau, a fait faire un pas immense à nos
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conuaissaiices sur celte funeste maladie, on entend sous le nom de croup toutes les affections pseudo-menibraneuses et aiguës du larynx et qui se rattachent à la dipbthérie. Dans Vécole allemande, au contraire, on appelle du nom de croupale toute infUmmation avec exsudât (513), pseudo-membraoe développée h la suiTace d'une muqueuse respectée dans si texture propre, et de celui de diphtbéritique(51i) touteafiection pseudo membraneuse dans laquelle ce produit s*est développé, non-seulement à la surface, mais dans Tinterstice même de la trame des muqueuses ou des tissus (Jules Simon).
Cette division des Allemands jette une certaine confusion dans Tesprit, d'autant plus regrettable et inutile queks mots de croup et de dipbthérie avaient déjà acquis une valeur difTérenle dans la science. Mais sans s'arrêter an choix de ces dénominations et en examinant les divers états pathologiques, on voit que les Allemands appellent croupale la forme légère de la diphthérie, quel qu'en soit le siège, et qu'ils réservent le nom de diphthérie à la forme infectieuse ou gangreneuse. Si, au point de vue purement anatomique, on peut admettre cette division, il n'en est plus ainsi au point de vue pathologique. Là, le croup et la diphthérie constitTient une seule et grande fiunille et le croup n'est que la diphtbérie localisée dans le larynx.
Cependant, on appelle aussi croup des affections psen«l«»membnineuses du larynx qui ne se rattachent pas à la diphthérie. Ce sont des laryngites pseudo-membraneuse? n^n diphthériliques, qui ne possèdent ni la marche, niU réaction, ni la spécificité contagieuse de la diphthérie et qu»^ l'on lit' peut considérer connue une étape de la diphtbérie qui n'a pu prendre tout le développement dont elle e<: capable.
En eiîét, on constate dans quelques maladies, à la surfact