CROUP
des muqueuses, des exsudations pseudo-membraneuses, dont le caractère diphthérique n'est pas encore prouvé; elles apparaissent dans le cours de la rougeole, de la scarlatine, de la petite vérole, de la fièvre typhoïde, du choléra, de la pyémie, de Talbuminurie, très-souvent simultanément, suivant Rokitansky, avec une pneumonie, une méningite, une péricardite, etc. Les Allemands appellent cette affection le croup secondaire. Les membranes sont en général plus minces que dans la diphthérite; elles peuvent n'occuper que le larynx ou celui-ci et les régions voisines, et prennent leur point de départ dans l'un ou l'autre point des voies pharyngolaryngées ; elles déterminent quelquefois un œdème aigu et mortel. J'ai constaté des exsudations analogues, blancgrisâtres, isolées, circonscrites, dans les laryngites syphilitique et tuberculeuse et, comme il l'a été déjà dit, dans quelques cas de laryngite parenchymateuse chronique. Elles diffèrent, comme ces dernières, des exsudations diphthériques même de la forme légère, non gangreneuse, par leur ténuité, leura dimensions restreintes, leur marche lente et nullement envahissante et puis par les symptômes généraux. Toutefois, à première vue, à la simple inspection, ce diagnostic différentiel est très-difDcile, sinon impossible. Trouverait-on quelques signes différentiels dans la structure histologique ?
Assurément, nous ne voulons pas mettre la pathologie à la remorque d'un globule, dont les voyages fantastiques à travers les mailles et les pores défient la riche imagination du poète : mais sans nous arrêter au mode encore imparfaitement connu dont se développe la dégénérescence diphthérique (53A), on pourrait partir de la forme particulière qu'acquiert l'épithélium dans la diphthérie, pour distinguer cette affection des pseudo-membranes non diphthériques. Ces dernières, en effet, fibreuses, sont amorphes ou composées
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de fibrilles entrelacées ; les premières au contraire soni un amas de cellules crénelées et soudées ensemble (fig. 137j. Le signe différentiel serait d'une grande valeur, si des observations ultérieures conliriuaienl l'exactitude des laits relatés, et surtout s'il était prouvé que des diphthérites, devenues
plus tard malignes, ont présenté dès leur début des pseudomembranes composées de ces'cellules dites ramifiées.
Les métamorphoses ultérieures des pseudo-memhranes ne peuvent fournir des signes dllférentiels absolus, car les uns et les autres peuvent se ramollir par une infiUration mucopurulente ; cependant seules les pseudo-membranes Qbrineuses peuvent subir une Iransformation fibrillaire, caséeuse, etc. La profonde altération que subit la muqueuse sous-jacente dans la forme infectieuse de la diphtliérie et qui va jusqu'à la nécrose et à l'ulcération, cette altération manque dans ta forme légère ; ta muqueuse est alurs seulement plus
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