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CHAPITRE PREMIER

RÉGION PHARYNGO- BUCCALE.

Article I. — Cavité buccale.

Les divers tissus qui concourent à la constitution de la cavité buccale (63) peuvent être atteints soit primitivement, soit consécutivement, par les différents troubles de la circulation ou de la nutrition que nous avons appris à connaître dans la description des affections laryngées. Je crois inutile de m'y arrêter, pas plus qu'aux vices de conformation, tels que le bec de lièvre, la fissure palatine, la brièveté du frein de la langue, etc.; leur influence sur la prononciation et, en cas de tuméfaction ou d' hyper esthésie, sur la déglutition, se trouve décrite dans tous les traités.

Les défauts de prononciation motivés par des troubles de la MOTiLiTÉ méritent une mention particulière. Le bégaiement y occupe le premier rang ; c'est un vice de prononciation irrégulièrement intermittent et qui consiste soit dans la répétition presque convulsive d'une même syllabe, soit dans la difficulté de lier une consonne à la voyelle suivante, surtout au commencement des mots. On a divisé le bégaiement en diverses espèces, suivant que la prononciation des consonnes (363) labiales, linguales, contenues ou non contenues, explosives, muettes, etc., est laborieuse ; on a distingué de cette manière le bégaiement d'avant, d'en haut, d'arrière, de labio-choréique, etc. Le degré le plus

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élevé constitue le bégaiement glottique, caractérisé par des spasmes presque tétaniques des muscles du pharynx et du larynx, le resserrement de la glotte et une espèce de soffbcation momentanée.

Le caractère essentiel du bégaiement est sa disparition pendant le chant. Il ne faut Te confondre ni avec le balbutiement y dans lequel la parole est hésitante, entrecoupée, traînante, peu distincte ou incomplète, et qui est de nature paralytique plutôt que spasmodique ; ni avec le bredoiiUlement^ qui consiste dans Farticulation précipitée, tumal- -tueuse, incomplète, qui fait que les mots sont inintelligibles, prononcés en partie seulement ; ni aveclaô/<f«/cou la substitution d*une consonne à une autre analogue, ni avec le grasseyement^ dans lequel un son guttural remplace la codsonne r.

Tons ces vices de prononciation sont permanents, indépendants des affections morales et peuvent être guéris radicalement, ce qui est encore douteux pour le bégaiement En eiïet, les traitements les plus divers proposés pour cette dernière aftection ont obtenu des résultats, mais le plus son\»^iit passagers seulement, suivis de rechutes à un moment doini^. Ce qui paraît le mieux réussir, cest une espèce de pronc»nciation rhythmique, basée sur la gymnastique phonique ; rariiciilation devient distincte, mais conserve toujours un cachd étrange.

Article II. — Luette.

L'allongement de la luette est désigné habituellement ^^u? le nom de prolapsus. S'il est la conséquence d'une inflammation aifjuë, il peut déterminer une dyspnée, de la {\)^ pliagie, des tentatives douloureuses de déglutition, répéttVà chaque instant, etc. Cependant dans ce cas, il y aconsiaui-

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