ANGINE GRAN0LEU8E
De même que là laryngite chronique, l'angine granuleuse peut être secondaire^ consécutive à une angine aiguë devenue chronique, ou elle est primitive. Les causes sontcelles qui irritent la muqueuse : l'aspiration de vapeurs irritantes dans les laboratoires de chimie; la fumée de tabac, d'autant plus nuisible qu'elle est plus chaude; l'ingestion de condiments, de liquides excitants; l'aspiration d'un air froid humide ; les variations brusques de température ; l'exercice immodéré de la voix. Ces causes existent plus fréquemment chez les hommes et les adultes que chez les femmes et les enfants. Suivant Green, la grippe, la rougeole, la variole, la laryngite striduleuse agissent comme cause déterminante. Mais c^est surtout l'influence de la diathèse herpétique, goutteuse ou rhumatismale qui joue, suivant quelques auteurs (Ghomel, Guéneau de Mussy), le principal rôle, dont il faut
saisir les manifestations sur la peau externe, et chez les
femmes dans certaines altérations granuleuses du col de la matrice, ou, si les malades n'en présentent pas, jusque chez les ascendants et les collatéraux. Pour Gigot-Suard Tangine granuleuse est uneherpétide acnéiforme. J'ai toujours combattu cette manière de voir et une longue expérience n*a fait que confirmer l'opinion que j'ai émise dans mes cours dès 186J. Si la coïncidence d'une manifestation herpétique quelconque doit prouver le lien édologique entre cette diathèse herpétique et l'angine, s'il est permis de chercher des herpétides jusque chez des collatéraux, on pourrait voir avec autant de raison dans Therpétisme la cause de toutes les affections qui composent le cadre nosologique ; car on est certain de trouver sur presque tous les malades un petit bouton, une démangeaison quelconque qu'avec un peu de bonne volonté et systématiquement on peut considérer comme manifestation herpétique. Cependant, en dehors de ces considérations, les principales raisons qui m'ont fait repousser
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ceUe manière de voir, sont puîsëes dans le Irailemeot. Je n*ai guère bescun d'iyooter qa*il n'ensteaima rapport entre cette angine et la tobercnlose ; an snqdns, die se rencontre beaucoup |dus rarement cbei les phynûqoes qn'on ne Taffirme gfoéralement.
Le diagnosiic est fiicileparrinqiectk>n de rarrière-gorge, en d^irimantlalangne. 11 est fiidle de distinguer ces granulations, qui ne s'ulcèrent jamais, d*aTec les ulcératioDs t»berculeusesy syphilitiqoes ou scrofuleuses. L*Ofigine graiisleuseest une aSection eicessiïcmertt ^T^yiiewfe ; sa mmrtht est néoessaironait chronique, avec des exacerfaations îMercurrentes inrégulières, provoquées le plus soufent par le froid, la bt%ue ou une antre cause occasîonDelle. Le pr^nosik a une certaine graTilé pour la nû, parce que c'est une aiectîon longue, tenace, qui ne goérît guère ment et peut briser certaines carrières.
Le trmieaÊmi fémtrml consisle d'abord dans la sion des causes occaskmneUes» énumérées précédcMifiit ; il en résultera Fapaisement de tous les sjmplôaies. Cest ce qui £ût que le repos à la campagne ou à une station thermale quelconque, de même que lliibematîon dans le ICd^ amènent si sourent des amâioratioi» lantées cooflK gv^ risons. Mais ceUe-ô n est réelle que lorsque non-seoleuMSt les phénomènes inlammatoires, mais aussi les granutafîntw auront disparu. Jlnsisle sur ce point parce que le comraôre a été affirmé, parce que la présence de grannbtions saos rougeur et tumé£Ktionde la mnquense a été considérée comme insignifiante, et pnrce que les srmpléaes alers accusés par le malade ont élé considéfés comme phéno^ mènes nenrens on faypochondrîaqnesw Cest une erreur ; tams qull exisie Fétat anatomiqne des granulations, le pharpix en peut être fort incommodé et toute i attention du méticciii doit tee portée à le faire disparaître.