‹ Traité pratique des maladies du larynx et du pharynxChapitre 226 sur 244 · ANGINE GRANULEUSE · texte numérisé non relu

ANGINE GRANULEUSE

C'est dans ce but qu*on a employé à l'intérieur, mais sans aucun avantage, les mercuriaux (Green), l'iodure de potassium (Trousseau), le chlorhydrate d'ammoniaque, les balsamiques (bois de sapin, goudron), etc. On vante surtout le soufre pris sous forme d'eaux sulfureuses naturelles à la source, en boisson, en gargarismes ou en douches pharyngiennes ; les médecins, au Mont-Doreet à Ems, attribuent la même efficacité à ces eaux thermales. Je n'ai jamais vu une guérison radicale produite par l'emploi de ces eaux; des améliorations sans doute peuvent survenir par les raisons que nous venons de donner, et peut-être aussi uniquement par la révulsion consécutive à la douche locale, mais il y a loin de là à une guérison. Nous trouvons une preuve de notre manière de voir dans les succès analogues notés par les partisans de la pulvérisation. Faisons remarquer en passant que ces succès illusoires sont déjà un argument contre la théorie de l'herpétisme, puisque des résultats identiques sont obtenus par des médicaments les plus divers et dont la plupart n*ont aucune influence sur les manifestations herpétiques.

Le traitement local est de beaucoup préférable. On a employé des inhalations, des insufflations, des cautérisations. Les inhalations de vapeurs chaudes ou du gaz acide carbonique (Vichy, Ems, Kronthal| peuvent modifier l'inflammation si elle existe, mais elle est absolument sans aucune efficacité sur les granulations. Des insufflations ont été faites avec le sous-nitrate de bismuth, le précipité blanc (Breton neau), le précipité rouge, le sulfate de zinc, le sulfiite de enivre, l'acide phénique, etc., mélangés à des quantités plus ou moins considérables de sucre (848); des cautérisations ont été pratiquées avec le crayon ou avec des solutions de nitrate d'argent, faibles d'abord, plus concentrées ensuite, ou avec des solutions d'acide chromique, de perchlorure de fer.

794 FâTHOLOGie ET TVllAniDTKHIB SHtOALES. — NABTHX.

de 8Ql£ite de cuivre, etc. Ces cmtérisatîoos dooecai des résultats iminédials satisfaisinls; les malades aetranvaii soulagés, mais rarement guéris ; an bout de qnelgaes mois ik soDt de nomreaii forcés de recourir à des appBcatkms nouvelles; Hesk {dus, Femploî répété des canstiqnes et smtont du nitrate rendit les tissus, les rend moins flastiques et pfai? sensiUes aux intempéries. Aussi ai-je de tout tenais repoussé la médicatioD caOTtigne^ dont TadioB m'a Imqonrs parafaneste. Je donne de beancoopla préférenoe à la méthode substitutive parfiode, ensflofé en glytéiuié, de préférence à la teinture, l'alood étant trc^ exdtant. Je Cûsfinre au malade, deux fois par jour, un ba^eonsage avec une solution composée dTune partie diode métalfiqne et d'acide phénique, fissous par rioAne de potassium dans 100 parties de glycérine, STD suivient de llrritationy oo Jmi—e le badigeonnage ou on le suspend momentanéoKBt. Les gnnulations les phis grossessont préalablement touchées avec ce mèmeglycéiolé, mais plus des proportions varialdesy suivant le degré de Ts La médication sera d'autant plus active, que les graonlatkms seront plus anciennes;, plus tenaces ou qu'dles auroac liéià subi le traitemeirt par des caustiques.

Jesuis parvenu de cette manière à guérir raificakeaaent les angines granuleuses les plus rebelles et qui avaient réseiè à la médication sulfureuse prolongée. Je lésai £ût disparaître même chez des personnes qui étaient afcctées dTheipétkies cutanées, malgré la firéquence et la persistance de ces festationsw Le traitemeitt local a donc pu guérir indépendamment de la cfiathèse; et ceci me parait preuve sufisante contre la théorie qui vent que les tkms soient unemaniisstation locale derherpétisme» preuve qui est corroborée par Finsuocès des traîtemenls ^ uih ipf Cette opinion, je fai professée dans mes caiBs^ dès

Page 1