‹ Traité pratique des maladies du larynx et du pharynxChapitre 40 sur 244 · DESCRIPTION DU LARYNGOSCOPE. — ÉCLAIRAGE · texte numérisé non relu

DESCRIPTION DU LARYNGOSCOPE. — ÉCLAIRAGE

conque d'éclairage. Une bonne lampe à rhuile^ modérateur ou carcel, qui donne une lumière brillante et soutenue, suffit complètement dans la plupart des cas. On a également employé des lampes qui brûlent V huile de pétrole^ à laquelle on a recommandé, en Angleterre, d'ajouter dix grains de camphre par once (Hackenzie, trad. franc., p. 36).

Parmi le» autres sources de lumière artificielle, nous citerons d'abord les bougies. Elles sont, en général, insuffisantes; la flamme, vacillante, à moins qu'on ne l'entoure d'un verre à lampe ou d'un écran, est trop faible pour donner de belles images. Le gaz (carbonate d'hydrogène) répand une chaleur trop forte, et devient bientôt incommode pour le malade et pour l'observateur. Le gaz, mêlé à l'oxygène (éclairage oxyhydrique) ^ demande une installation particulière, et exige la présence du malade dans le cabinet du médecin, auquel le chimiste doit fournir l'oxygène, à moins qu'on n'ait soin de le produire soi-même. Les mêmes inconvénients sont attachés à l'usage de la lumière électrique et de la lumière de Drummond^ qui donnent un très-bel écl^rage, mais dont on peut se passer complètement, et qui n'auraient de grands avantages que dans quelques cas exceptionnels, par exemple pour la photographie ou la projection de l'image sur un écran. L'usage journalier est rendu peu pratique par le danger de l'explosion, les embarras de l'installation, etc. La lampe au magnésium donne une trèsbelle lumière, mais elle n'est pas continue avec les appareils actoels, et donne en outre trop de fumée.

J'avais pensé un instant à pouvoir utiliser les substances phosphorescentes^ sur lesquelles M. Ed. Becquerel a fait des études si intéressantes; je me proposais d'en appliquer Tune ou l'autre au laryngoscope même, et de pouvoir éclairer ainsi directement la glotte. Mais la lumière obtenue est trop faible et surtout trop fugitive.

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L'étincelle électrique dans les tubes de Geissler promettait des résultais plus satisfaisants. J'avais vu une première expérience en ISttO, faite par M, Gzermak ; la lumière, arrivant dans l'arrière^oi^e, n'était ni assez puissante, ni assez continue pour permettre l'insjtection. J'ai renouvelé cette expérience avec le concours de l'habile fabricant M. Alvergnat : le tube entourait la face même du laryngoscope; mais je n'étais pas plus heureux, même en substituant du verre 'd'urane au verre ordinaire. La lumière ainsi produite éclaire à peine à la dislance d'un centimètre, el la distance du miroir àla glotte est de beaucoup plus considérable.

On reproche à la lumière artificielle de ne pas montrer les objets avec leurs couleurs naturelles, et l'on a proposé àe corriger la lumière des lami)es à l'huile par (les verres colorés placés au devant de la flamme. Mais cette complication, laquelle au surplus diminue l'inteoâtéj est inutile, si l'on .prend l'habitude d'examiner les larynx toujours avec la même lumière. Une confusion ne pourrait s'établir que lorsqu'on examine le même malade tantôt avec la lumière artificielle, tantôt au soleil, qui rend les couleurs plus vives.

En résumé, le moyen le plus pratique

pour l'éclairage du laryngoscope est,

sans contredit, la lampe à l'huile.

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