L'examen exige parfois l'élévation ou l'abaissement
de la source qui donne la lumière aililicielle. On peut, dans
ce but, poser la lampe sur un bras métallique qui permet
de la Jiausser ou de la baisser, de l'avancer ou de la reculer.
Fir.. 23. — Support pour h«u«trr 011 bijucr la
DESCRIPTION DU LARYNGOSCOPE. — ÊCUIRaGE. 103
comme an bec de gaz. J'ai fait construire un support (fig. 23) mobile dans le sens vertical sur une planchette fixée au mm*. Maison peut se passer facilement de ces accessoires, et, suivant les besoins, hausser la lampe en la posant sur des meubles plus ou moins élevés, tantôt sur une table, tantôt sur la cheminée, ou en plaçant quelques livres en dessous, etc.
B» — Appareils de concentration.
88. Au point de vue de l'intensité, la lumière du soleil suffit à tous les besoins de l'inspection des cavités qui nous intéressent; il n'en est plus de même pour la lumière artificielle. On est souvent forcé d'avoir recours à des appareils d'optique capables de concentrer la lumière : examinons les divers essais faits dans ce but, suivant l'emploi de surfaces réfléchissantes planes, de miroirs concaves, de boules, de lentilles, ou de l'emploi simultané de miroirs concaves et de lentilles.
89. L'appareil le plus usuel depuis longtemps pour augmenter l'intensité de la lumière, est un réflecteur. Czermak a fait usage, dans les premières années de la laryngoscopie, du plus simple de tous les réflecteurs : c'était une feuille de papier blanc, pliée en forme de gouttière à trois faces planes, et appliquée contre le verre de la lampe, de manière à ne laisser la lumière se répandre que d'un seul côté.
Le papier a été remplacé plus tard par des réflecteurs métalliques habituels, de fer-blanc ou de enivre argenté, ou de zinc, et on leur a donné une surface plane ou parabolique, ou bien concave, la plus convenable de toutes. La surface des réflecteurs doit être propre et lisse, parce que toutes les
lOA URYNGOSCOPIE. — URYIfX.'
taches ou érai Hures de cette surface se reproduisent dans le miroir laryngien.
90. Stoerk a employé de grands miroirs concaves de verre placés derrière la lampe ; celui auquel il a donné la préférence avait un rayon de deux mètres, et éclairait, par conséquent, à une grande distance, avec des rayons parallèles, sans incommoder le malade par la chaleur. Ces miroirs sont portatifs, donnent une lumière intense, et permettent de diriger les rayons en tous sens. Ce qui a fait renoncer Stoerk à leur usage, c'était leur prix très-élevé ; depuis on a fabriqué des miroirs concaves de verre argenté, et Leiter, à Vienne, en construit actuellement pour quelques ftorins, avec une lampe à pétrole placée au foyer.
Dans ce mode d'éclairage, la flamme dé la lampe est placée au foyer du miroir ; les rayons réfléchis deviennent alors parallèles et éclairent un large espace d'autant plus long que le diamètre d'ouverture du miroir est plus consi* (1 érable.
91. Turck est le premier qui ait tenté d'employer, pour augmenter l'intensité de la lumière, de grandes boules. de verre, creuses, remplies d'eau, du genre des boules de cordonnier et placées au devant de la lampe. Il lésa suspendues à un support composé d'une colonne courbée de telle manière que le centre de gravité de la boule tombe à peu près au milieu du support (fig. 2A). On conçoit que l'on peut varier à plaisir le mode de suspension de la boule. Stoerk a adopté cet éclairage en employant une boule d'un diamètre d'un pied, placée tout près de la lampe, et qui donne une lumière assez intense pour permettre l'examen à une distance de deux ou trois pas.
Cet appareil a l'inconvénient d'être trop volumineux et d'un maniement trop difiicile et trop incommode. Il n'est guère facile de varier la direction de la lumière suivant les
Discurnon nti URVKeoscopE. — éclairage. los cbaogemeDts de position du malade : c'est celai-ct qui devrait rester immobile comme la source de lumière, ce qui n'est ^ère pratique.
92. La puissance de la lumière peut âtre aussi avantageusèment augmentée en plaçant au devant de la flamme une ou plusieurs lentilles, d'habitude planconvaes. La lentille doit se trouver, avec la surface plane, au devant de la flamme, & une distance égale à sa distance focale ; alors tous les rayons la traversent en suivant une direclioD parallèle, et le faisceau de lumière est projeté à une distance conâdérable.
Rristeller, de Berlin, a proposé dès 1859, d'après ce qu'en dit Tobold, une espèce de lanterne posée sur la lampe et pourvue d'un tube auquel il avait adapté une lentille de 7 centimètres de diamètre et de 20 centimètres de distance focale.
La lentille peut être éloignée de la flamme à une distance
égaie à sa distance focale, ou ^'C- 2^- — Boule de verre em- 1 ' Il . ' . I pluyËe par Turck comme appa-
Uen elle peut se trouver plus reii de concemration. ,
npprochée ou plus éloignée de
U flamme. Conformément aux règles précédemment expo- ^ (78), la flamme posée au foyer de la lentille ne don-
lOS LARYNGOSCOPIE. — LARVMX,
taches ou éraillures de cette surface se reproduisent dans le miroir lai-yngîeu.
Sloerk a employé de grands miroirs couctwes de verre placés derrière la lampe ; celui auquel il a donné la préférence avait un rayon de deux mètres, et éclairait, par conséquent, à une grande distance, avec des rayons parallèles, sans incommoder le malade par la chaleur. Ces miroirs sont portatifs, donnent une lumièi'e intense, et permettent de diriger les rayons en tous sens. Ce qui a fait renoncer Stoerk à leur usage, c'était leur prix très-élevé ; depuis on a fabriqué des miroirs concaves de verre argenté, et Leiter, à Vienne, en construit actuellement pour quelques Dorins, avec une hmpe à pétrole placée au foyer.
Dans ce mode d'éclairage, la namme de la lampe est placée au foyer du miroir; les rayons réfléchis deviennent alors parallèles et éclaiient un large espace d'autant plu-s long que le diamètre d'ouverture du miroir est plus considérable.
fil. Turck est le premierqni ait tenté d'employer, pour augmenter l'intensité de la lumière, de grandes houles de verre, creuses, remplies d'eau, du genre des boules de cordonnier et placées au devautdela lampe. Il lésa suspendues à un support composé d'une colonne courbée de telle manière que le centre de gravité de la boule tombi- à peu près au milieu du support (fig. 2h). On conçoit que l'on peut varier à plaisir le mode de suspension de la boule, Stoerk a •idopté cet éclairage en employant une boule d'un diamètre d'un pied, placée tout près de la lampe, et qui donne une lumière assez intense pour permettre l'examen à une distance de deux ou trois pas.
Cet appareil a l'inconvénient d'être trop volumineux et d'un maniement trop diillcile et trop incommode. Il n'est guère facile de varier la direction de la lumière suivant les
DKSCRIPTian DD LiRYNeoSCOPE. — £CLAlHiGE. 105
cbangements de position du malade : c'est celui-ci qui devrait rester immobile comme la source de lumière, ce qui n'est guère praUque.
92. La puissance de la lumière peut être aussi avanti^usement au^entée en plaçant au devant de la flamme une ou plusieurs lentilles, d'habitude planconvexes. La lentille doit se trouver, avec la surface plane, au devant de la flamme, à une distance ^ale à sa distance focale ; alors tous les rayons la traversent en suivant une direction parallèle, et le faisceau de lumière est projeté à une distance considérable.
Kristeller, de Berlin, a proposé dès 1859, d'après ce qu'en dit Tobold, une espèce de lanterne posée sur la lampe et pourvue d'un tube auquel il avait adapté une lenUlle de 7 centimètres de diamètre et de 20 centimètres de distance focale.
La lentille peut être éloignée de La flamme à une distance égale à sa distance focale, ou F'c. 24. — Boule d
rapprochée ou plus éloignée de
la Qamme. Conformément aux règles précédemment exposées (78), la flamme posée au foyer de la lentille ne don-
106 URYNGOSCOPIE. — LARYNX.
nera pas d'image, c'est-à-dire ne donnera pas de point où se réunissent les rayons, mais ceux-ci partiront tous dans une direction parallèle. Si la fïamme est plus rapprochée de la lentille que la distance focale, les rayons seront divergents et l'éclairage insuffisant. Enfin, si la flamme est placée enti-e le foyer et le centre optique, les rayons convergents donneront une image d'autant plus rapprochée, que la flamme sera plus près du centre optique, et d'autant plus éloignée, qu'elle sera plus voisine du foyer.
C'est d'après ces principes que sont construits plusieurs appareils usités en France (86). Ces appareils, ainsi que ceux que nous allons décrire, sont supportés par la lam{)e même, sur laquelle ils sont fixés par un anneau plein ou un anneau brisé, ou une pince, ou tout autre mécanisme dû à l'habileté du fabricant.
93. J'ai fait construire, en 1860, un appareil d'éclairage fixé sur la lampe et qui donne une lumière concentrée pai* l'action combinée du miroir concave et de la lentille. C'est un abat-jour cylindrique (BCD, fig. 25), posé sur la lampe et qui enveloppe la flamme de toutes parts, ce qui a l'avantage de réunir tous les rayons émis par la flamme, de garantir la vue, et de créer de Tobscurité autour du cône lumineux, qui parait alors avec plus d'éclat. Ce cyUndre, surmonté ou non d'une cheminée B, se termine d'un côté par un miroir concave C, dont le foyer est de 10 centimètres, et de l'autre côté par une lentille plan-convexe D, avec une distance focale de 7 centimètres ; Tun et l'autre ont un diamètre de 10 à 12 centimètres, et sont placés de sorte que la flanmie se trouve au foyer.
Plus tard, en 1866, j'ai fait construire un autre appareil, basé sur le même principe, mais plus portatif ; il donne une lumière moins éclatante, mais abondamment suffisante pour l'examen laryngoscopique. Il se compose (fig. 26) d'une
DESCRIPTIOn DU UBYHGOSCOPE. — BCUIRAGE. 107
lentille plan-concave enchâssée dans un cadre de cuivre B ; les deux côlés sont munis chacun d'un ressort-pince qui tnaintient une enveloppe de carton noir D, dont la partie
pi ne du fond est ai^ntée de manière à refléter la lumière sur la lentille. Un cercle non fermé, en ressort, A, fixe le (out après la lampe, ou hien un anneau de caoutchouc sur
ir liai nvcloppp 1a lUmii
plate.
LARYNGOSCOPIE. — LARYNX.
! bougie. L'appareil démonté se place dans une boite
' Mode d'éclairage.
9^, Quelle que soit la source de la lumière, qu'elle soit naturelle ou artificielle, elle peut être dirigée directemenl sur le laryngoscope ou bien par réflexion.
H5. L'éclairage avec la LtiMitKE oirecte, solaire ou artificielle, n'exige l'intervention d'aucun appareil particulier, si l'on veut employer la lumière avec son intensité primitive; préfère-t-on la lumière artificielle concentrée, alors on fera usage de l'un ou de l'autre des appareils décrits précédemment (88 à 93). La source de lumière, placée en face du miroir laryngoscopique, l'éclairera avec des rayons convergents, parallèles ou divergents, suivant sa position par rapport au foyer et au centre optique du miroir ou dp la lentille. Nous verrons plus lard quelle position est la plus avantageuse.
96. Pour éclairer un objet par la lumièhe reI:fi,ëchie ARTIFICIELLE, il faut Concentrer la lumière donnée par la lampe h l'aide de miroirs concaves qui font converger les rayons sur le laryngoscope. Les miroirs plans sont incapables de remplir ce but, parce que la divergence des rayons donnés par la flamme augmente rapidement par la réflexion, et que la lumière perd toute son intensité. Ozermak est le premVr qui ait employé à l'éclairage du laryngoscope le luii lii' concave (de Ruete), usité dans l'ophlbalnioscopie, et qui -it, par ce moyen, rendu pratique la laryngoscopie.
Il importe maintenant de connaître l'emplacement de ces miroirs concaves, les modifications particulières qu'ils doivent subir et leui-s dimensions.
«. L'em/ilacetufiit varie, suivant que le miroir concave
DESCRIPTION DU LARYNGOSCOPE. — BCUIRAGE. 109
est porté par l'observateur même ou par un appareil quelconque iDdépeadant de celut-ci.
Czermak a fait usage d'abord d'nn miroir concave fixé s»r un niancbe de bois que l'on place entre les dénis incisives (Cg. 27). Divers inconvénients s'attachent à cet ap-
Fts. 37. — Miroir rellBcEeur buccal. Fie. 28. — Bandeau tronlat.
pareil : les dents se fatiguent facilement; des soins continuels soot nécessaires pour maintenir la propreté du bois ; il n'est guère possible de prêter son instrument à une autre personne. Hais le plus grand inconvénient résulte du mutisme auquel se trouve condamné l'observateur, qui cependant fréquemment est obligé d'adresser la parole à la personne
Czennak s'est aussi servi d'un bandeau, analogue & celui de kratoer, plus ou moins élastique, passé autour de la tête à la hauteur du front, et auquel est attaché le miroir mobile sur uoe plaque par une genouillère. Cette disposition devient bientôt fatigante par le serrement exercé sur les tempes.
Cbarriére a modifié le bandeau frontal en fixant le miroir à l'extrémité d'une tige d'acier {fig. 29, B), au-dessus d'une gouttière rembourrée C, qu'on applique sur la racine du nex ; la tige est posée sur la ligne médiane du crâne et se
urvm;oscopik.
teniiiiie en arrière j»ar deux branches. Ce modèle permet àe donner au miroir une position plus solide que sur li- lian-
Fh.. 29. — Tige porte-
deau frontal élastique ; mtûs le coussinet qui est poeé sûr h racine du nez emptebe l'emploi ûmnltané de luDettes,
PiG, 30. — Lun«Ue* de Seroeleder.
nécessaires à un grand nombre d'observateurs. Il est eu outre
;■) A, niniTTu d« prcfll, el B, da bn ; B. U(c ; C(Mltiin;D. m; F, !%■ ik^*.
DESCRIPTION DU LARYNGOSCOPE. ~- ÉCLAIRAGE. iii
plus lourd et plus fatigant que le bedeau frontal. Turck a proposé^en 186 A, un appareil analogue.
Tous ces inconvénients disparaissent avec le modèle proposé d'abord par Stellweg, et employé dès les premiers jours de la laryngoscopie par Semeleder. C'est une monture analogue à celle de lunettes (fig. 30), pourvue de verres appropriés à la vue de l'observateur et qu'on peut changer à volonté ou supprimer complètement. Elle porte au milieu le miroir réflecteur, auquel on peut donner toutes les inclinaisons voulues à l'aide d'une articulation par emboîtement ou par une genouillère fixée à la circonférence du miroir.