CHAPITRE PREMIER
RHINOSCOPIE.
168. Le miroir destiné à l'inspection de la cavité pharyngo-nasale, ou le rhinoscope^ peut avoir une construction absolument identique avec celle du laryngoscope, ilepeùdant il est préférable que la tige soit élargie en forme de spatule, noircie à sa face supérieure (Voltolini), et qu'elle soit soudée au miroir sous un angle d'ouverture voisin de Tangle droit D'autres observateurs préfèrent recourber la tige, quelle qu en soit sa largeur, dans le sens de la face linguale, pour mieux l'y appliquer; d'aulres, enfin, conseillent un angle d'ouverture obtus comme pour le laryngoscope.
Les grands miroirs donnent des images plus distinctes et plus complètes que les petits ; cependaut les dimensions de la cavité rendent préférables les petits miroirs ronds.
169. La tète du malade est placée, suivant les uns (Gzermak, Turck, Moura) , dans la position adoptée pour la laryngoscopie et légèrement inclinée en arrière ; suivant d'autres (Semeleder), elle est droite et à la même hauteur que celle du médecin ; d'autres, enfin, la font incliner en avant et lui donnent une position pluséjevée qu'à celle de l'observateur. La bouche est largement ouverte ; la langue, aplatie, est rete* nue dans la cavité buccale, et touche avec sa pointe l'arcade dentaire sans être projetée en dehors, comme dans l'inspection du larynx. Si le malade ne parvenait pas adonner naturellement cette disposition à la langue, on tiendra à la main gauche, ou l'on fera tenir par le malade, des spatules un peu concaves qui compriment la langue et la refoulent en arrière; la tige élargie du rbinoscope remplace la spatule. Mieux
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vaut encore employer le doigt indicateur de la main gauche de l'observateur, ou de la main droite du malade.
Le voile du palais doit être relâché, la respiration par conséquent tranquille ; si elle était profonde, laborieuse, le voile s'appliquerait à la paroi postérieure du pharynx et empêcherait nécessairement l'inspection. C^ermak conseille de faire faire la respiration exclusivement par le nez; d'autres insistent sur l'émission rapide et saccadée de voyelles ou de la syllabe en , avec timbre nasal marqué.
Je fais faire au malade des gargarismes avant l'inspection afin d'éloigner les mucosités amassées.
170. Le rhinoscope sera introduit ^ la tige placée sur la ligne médiane, la surface réfléchissante tournée vers la cavité pharyngo-nasale et perpendiculaire au plan médian ; on le pousse en arrière jusque et tout près de la paroi postérieure du pharynx, sans jamais la toucher, en passant à côté de la luette, tantôt à droite, tantôt à gauche. L'inclinaison varie suivant la position de la tête du sujet. Si celle-ci est droite ou penchée en avant et si l'angle d'ouverture du miroir est un angle droit, le rhinoscope sera placé verticalement, aussi haut que possible, pour voir la surface antérieure de la cavité. En relevant le manche et en donnant au rhinoscope une position presque horizontale, on aperçoit la paroi supérieure et la portion supérieure de la paroi postérieure. Enfin une position latérale, la bouche du malade étant à la hauteur de l'œil, donne l'image de la paroi latérale avecl'orifice interne des tubes, située' du même côté que le miroir. On prend le point d'appui sur la mâchoire inférieure du malade avec les derniers doigts de la main exploratrice.
171. Nous n'avons rien de particulier à dire en ce qui concerne la lumière. Elle sera naturelle ou artificielle, comme pour la laryngoscopie ; mais on doit avoir soin qu'elle soit aussi intense que possible. La direction est déter-
HAHPL. — Larynx. 12
178 LARYBCOSCOPIB. — PHARYNX.
inÎDée par la position de l'oeil, par celle du miroir et celle de la tête du malade ; en général, la lumière doit 6tre dirigée dans l'isthme du gosier, au-dessus de la base de la langue ; elle sera réQécbïe obliquement de bas en haut.
rhinoKOpiitue. Coupe Rntéra-poitérieiiTe de la tète (*).
On voit dans la figure 64 la marche des rayons pour deux portions diverses du miroir : dans la première {omp), le miroir m, placé presque horizontalement, éclaire la portion supérieure de la paroi postérieure ; dans la seconde, plus verticale {o'm'p'), la face antérieure avec les cornets et les méats deviendront visibles.