‹ Traité pratique des maladies du larynx et du pharynxChapitre 55 sur 244 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

TltAr,HÉOSr.OPIIi.

)7l!. La tr^liéoscopie est l'inspection delà trachée. Nous dtîcrii'Ons cependant à cette occasion aussi ta laryngoscopie siiiis-glotliquc, parce que dans la pratique l'une se fait liabitijolletnent ou inèiiie temps que lauire et que les dispositions gt'iiérales de l'éclairage, de l'examen, etc., diffèrent peu entre elles.

' TRAGHËOSCOPtE. 1S&

La trachéoscopie et la laryngoscopie sous-glotUque peuvent se faire par la voie naturelle, à savoirpnr la bouche, ou bien par la voie artificielle, lorsqu'à la suite de la trachéotomie, la plaie permet l'introductioD du laryngoscope dans la trachée mëiue.

177. L'exameit par les voies naturelles n'exige aucune modification du laryngoscope. La lëte du malade sera droite ou à peine inclinée en avant, le cou tendu, l'œil de l'obseï'- Ttteor plus bas que le meuton du malade, et la lumière dirigée de bas en haut. Le laryngoscope est placé presque bori^oDtalemeDt sous la luette, mais moins rapproché de la par(H postérieure du pharynx que dans la laryngoscopie ; le malade fait des inspirations profondes et lentes pour écarter lès lèvres vocales, ou bien il tousse légèrement, ce qui amène nu écarlement consécutif des replis thyro-aryténoïdiens. On voit alors la paroi antérieure de la portion sous-glottique du larynx, à savoir, la portion inférieure du cartilage thyroïde en profil (flg. 70, th) , le ligament conique et la portion .annulaire du cricoïde (cr) dont le bord supérieur cependant estmoins distinct que l'inférieur. Cette image est nécessairement étroite en haut, large en bas, à cause des replis .

inférieurs qui se joignent en avant.

Si l'on veut maintenant pousser l'exploration plus loin et examiner la paroi antérieure •'i'^- '•>■ — Trachéoscopie par la

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de ia trachée jusqu'à la bifurcation qui a été vue pour la première fois par Czermak, il Huit que la lumière soit intense et l'éclmrage modifié de sorte que le foyer de la lumière concentrée tombe au-dessous

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184 LARYMGOSCOPIB. — PHARYNX.

anatomiques, eo renonçant à toute espèce de crochet, et en ne faisant usage que de petits miroirs d'un diamètre de 10 à 12 milliniètres. On n*einploie des releveurs ou des pinceluette que dans des cas exceptionnels.

La rhinoscopie ainsi pratiquée devient alorj plus facile dans son application au diagnostic et au traitement des ma* ladies de la cavité nasale et de l'orifice interne du tube d'Eustache. Mais elle exige un exercice plus prolongé de la part du médecin et du malade que la laryngoscoiûe.

17 h. Czermak a encore proposé un autre mode d'explontion. Après avoir dilaté, à l'exemple de Markusowsky, les narines externes par un spéculum bivalve auriculaire, il dirige la lumière au fond du méat inférieur, et obtient âina une belle image de la cavité nasale. D'autres obsarvateorB affirment avoir pu apercevoir, par cette méthode, Torifice interne du tube d'Eustache.

175. V autorhinoscopie se fait de la même manière que l'autolaryngoscopie. La luette doit être soulevée par un cro* chet, et le rhinoscope aura un angle d'ouverture plus obtus que celui adopté pour l'examen des malades.

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