CHAPITRE II
TRACHÉOSCOPIE.
176. La trachéoscopie est l'inspection delà trachée* Nous décrirons cependant à cette occasion aussi la laryngoscopie sous-glottique, parce que dans la pratique l'une se fait habîtuellement en même temps que l'autre et que les dispositions générales de Téclaiiage, de l'examen, etc., difièrent peu entre elles.
TRACHËOSCOPIE. 18&
La tracbéoscopie et la laryngoscopie 3oua-glottique peuvent se faire par la voie naturelle, h savoirpnr la bouche, ou bien par la voie artificielle, lorsqu'à la suite de la trachéotomie, la plaie permet l'introduction du laryngoscope dans la trachée même.
177. L'examen par les voies naturelles n'esige aucune modification du laryngoscope. La tête du malade sera droite ou à peine inclinée en avant, le cou tendu, l'œil de l'observateur plus bas que le menton du malade, et la lumière dirigée de bas en haut. Le laryngoscope est placé presque honzoDtalement sous la luette, mais moins rapproché de ta paroi postérieure du pharynx que dans la laryngoscopie ; le malade fait des inspirations profondes et lentes pour écarter léslèvres vocales, ou bien il tousse légèrement, ce qui amène un écartement consécutif des replis thyro-aryténoïdiens. On voit alors la paroi antérieure de la portion sous-glottique du larynx, h savoir, la portion inférieure du cartilage thyroïde en profil (fig. 70, lA), le ligament conique et la portion annulaire du cricoïde {cr) dont le bord supérieur cependant est moins dislioct que l'inférieur. Cette image est nécessairement étroite en haut, large en bas, à cause des replis, inférieurs qui se joignent en avant.
Si l'on veut maintenant pousser l'exploration plus loin et examiner la paroi antérieure (le la trachée jusqu'à la bifurcadon qui a été vue pour la première fois par Czermak, il faut que la lumière soit intense et l'éclùrage modifié de sorte que le foyer de la lumière concentrée tombe au-dessous