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CHAPITRE III

PHARYNGOSCOPIE, OESOPHAGOSCOPIE.

179. On devrait comprendre sous le nom de pharyngoscopie l'inspection du pharynx dans toute son étendue; mais l'exploration de la portion supérieure se faisant dans la rhinoscopie et celle de l'inférieure dans la laryngoscopie, le nom de pharyngoscopie a été réservé à l'inspection de la cavité pharyngo-buccale.

Cette inspection se fait habituellement sans l'intervention d'aucun instrument, à la lumière du jour, la langue du malade étant aplatie ou fortement comprimée à l'aide d'une cuiller, d'une spatule, avec le doigt indicateur, etc. La propulsion de la langue est moins favorable à cette exploration. On aperçoit de cette manière toute la paroi postérieure du pharynx, les deux piliers avec les tonsilles, et parfois, chez quel-

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ques individus, le bord libre de l'épiglotte. QadquefcHS le corps de la seconde vertèbre dorsale fait une saillie qui simule une petite tumeur.

A défaut de la lumière du jour, on fait usage d*oiie lumière artificielle avec éclairage direct ou par réflexioD. Tous les appareils de concentrati^^n cités précédemment peuvent être employés, mais aucun ne peut être appelé pharyngoscope, pas plus qu'il ne peut être désigné sous le nom de laryngoscope, ayant pour but uniquement d'augmenté l'intensité de la lumière.

Lorsqu'on veut explorer les parois latérales» la face postérieure des piliers postérieurs ou l'espace compris entre les piliers, on fait usage d'un laryngoscope qui, donnant Timâge du pharynx, peut être appelé phart/ngoscope. L'inclinaison, l'emplacement, Téclairage, se font d'après les règles générales de la laryngoscopie, et seront modifiées suivant les circonstances. On emploiera avec avantage parfois une sonde boutonnée, pour écarter les piliers ou en déplacer l'on oo l'autre.

180. V œsophagoscopie n'a donné aucun résultat satisfaisant jusqu'à présent. On sait que la paroi postérieure du pharynx s'accole, en dehors de l'acte de la déglutition, à la face postérieure de la paroi postérieure du larynx, et que l'entrée de l'œsophage se trouve conséquemment fermée. II est donc nécessaire, pour inspecter les parois de l'œsophage, de les écarter. Les essais faits par Semeleder et Voltolini avec des pinces particulières ont échoué; ces tentatives sontpéniblesetpermettent d'exploi*er tout au plus l'entrée de l'œsophage.

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