‹ Traité pratique des maladies du larynx et du pharynxChapitre 59 sur 244 · URY1IC080P1K · texte numérisé non relu

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laryDgienne. II est très-probable que Liston, en 18A0, n*a vu que l'épiglotte gonflée dans l'oedème de la glotte. On peut aussi supposer avec raison que Warden, employant, en 1 8il, des prismes au lieu de miroirs, n'a obtenu que des images imparfaites, puisqu'il dit lui-même que « par ce moyen, on ne peut obtenir aucune assistance dans l'investigation ou le traitement des maladies situées au-dessous du pharynx » (Mackenzie, trad. fr., p. 17). Au surplus, en encourageant le malade à faire des efforts pour avaler, il s'ôtait Umte chance de réussite.

Je n'ai pas pu consulter le travail d'Avery : il parait avoir vu la glotte; son appareil, construit en ISA A, est trèssemblable à celui qui est maintenant en usage. Cependant son miroir laryngoscopiqne se trouvait au fond d'un spéculum, dont l'introduction irritait la base de la langue ainsi que les parties voisines, et excitait, par conséquent, des nausées.

On comprend, d'après ce court résumé historique, que, par les raisons mentionnées, l'art d'inspecter le larynx avait été vainement tenté jusqu'à Tannée ISfti ou 18A5, et que tous ces essais n'avaient pu fixer l'attention des physiologistes ou des praticiens.

182. Tel était l'état de la question, et personne ne parlait de l'exploration du larynx, lorsque le célèbre professeur de chant Garcia, ignorant complètement toutes les tentatives précédentes, eut à son tour, en 185A, l'idée d'examiner le larynx, mais pendant le chant. Passant ses vacances à Paris, il demande un jour à Gharriëre un petit miroir de dentiste à longue tige; il rapplique, préalablement chauffé, sous la luette, et examine aux rayons solaires son propre larynx dans un second miroir tenu à la main (fig. S8). L'autoscopie était inventée, et avec elle, légèrement modifiée, la laryngoscopie.

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