‹ Traité pratique des maladies du larynx et du pharynxChapitre 75 sur 244 · ReSPIKATIUK HOtUFIHË · texte numérisé non relu

ReSPIKATIUK HOtUFIHË

249. l*s mouvements intrinsèques du larynx sont modifiés lorsque l'acte respiratoire lui-même éprouve des

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RESPIRATION. — PHÉNOMÈNES RESPIRAT0IRL5. 247

modifications dans Finspiration ou dans l'expiration, soit par altération de périodicité, soit par arrêt complet.

Les modifications de périodicité résultent de la diminution du temps accordé à chaque période et qui rendent la respiration précipitée. Les lèvres vocales ne conservent pas alors Técartement et l'immobilité qui leur sont assignés pendant la respiration tranquille (2i7) ; elles se rapprochent et s'éloignent, au contraire, rapidement les unes des autres, ou bien elles restent iqomobiles et rapprochées.

V arrêt de la respiration a pour résultat général l'occlusion plus ou moins complète de la glotte. Nous décrirons d'abord (a) les phénomènes que présente cette modification des inouvements intrinsèques, et ensuite (b) les principaux actes physiologiques pendant lesquels on les observe.

n. — PbénomêBCt de roccliulon.

250. Lorsque, par l'occlusion, on veut arrêter Yinspiration^ on voit les lèvres vocales se rapprocher jusqu'au contact intime, les cartilages aryténoïdes se presser l'un contre Tautre ; l'épiglotte s'abaisser, sans recouvrir cependant les aryténoïdes ; les ventricules s'effacer par le rapprochement des replis supérieurs, qui restent toutefois suffisamment écartés pour laisser apercevoir les replis inférieurs dans toute leur longueur.

' 251. L'arrêt de V expiration ^o^éve par une occlusion de la glotte proportionnelle à Ténergie de l'acte. On voit d'abord l'orifice interligamenteux se rétrécir, mais les sommets saillants desapophyses vocales restent encore visibles (fig. 91) ; puis cette portion de l'orifice disparaît complètement et Torifice intercartilagineux seul reste béant sous forme d'un triangle (fig. 92) . Le rétrécissement de Torifice interligamenteux est suivi immédiatement ou bien accom agné de

us Tt/iN': PUïSJOLfKIE. — t.ARV»\.

l'accoleiiieiïtdés replis supérieurs d'avant en arrière. Quelquefois cH accnleiiient est pr^'cédé d'un mouvement particulier : la porlion leiilrnle des replis supérieurs est projetée

RESPIRATION. — PHenOHKNES RESPIRATOIRES. 2i9

Dant recouverte par une portion correspondante, nifûs plus courte, des replis supérieurs (fig. 93), de sorte qu'il ne reste visible que l'orifice intercartilagineux triangulaire, à travers un écartement analogue des replis supérieurs. Enfin, quand l'occlusion est complète, dans l'arrêt de l'expiration la plus énei^ique, ces orifices triangulaires disparaissent également, et l'on ne voit qu'une ligne médiane formée par les bords internes des replis supérieurs (Cg. 9A).

Tandis que se passent ces divers phénomènes, l'épiglolte s'abaisse (fig. 95), mais jamais au point de recouvrir entiè-

Fie. 95. — Occlusion complète p«r Drrél de res[iiratii>ii, avec abiitaeniBnl de l'Apiglolte (*).

rement les aryténoTdes. Ce résultat n'est amené que lorsque l'observateur simule la vomiturition (462 et suiv.), mais jamais dans l'occlusion exigée par une modification quelconque (le la respiration ou de la phonation.

•252. Le mécanisme k l'aide duquel s'opèrent "les mouvements intrinsèques que nous venons de décrire, s'explique facilement d'après les faits précédemment exposés (225 et suiv.). Tous les muscles intrinsèques sont en activité, à l'exception des thyro-aryténoïdiens internes, car on ne voit pas les lèvres vocales s'épaissir, et à l'exception des cricothyroïdiens. Les lèvres vocales deviennent en effet rectilignes

250 PHÏSIOLOr.lK. — l,ARYKX.

par accolement, mais il n'y a, pas tension: on peut s'en convaincre facilement en plaçant, pendant l'occlusion pararrèi de la respiration, le doigt sui' l'espace qui sépare le cricoïde

du cartilage thyroïde ; q uelqne énergique que soit i'eil'ort, ces cai'tilages ne se rapprochent pas.

'', — ittt» Bbjtlologluat» avec orrlnslon.

25S. Dans l'inspiration dif^cile, qui existe dans l'oppression, la dyspnée, l'asthme, etc., le rétrécissement de l'orifice se borne à tine partie de la portion ligamenteuse (llg. fil), ou bien celle-ci est fermée et la glotte carlilagineuse seule reste béante (fig. 92). La suffocation est imminente, lorsque l'air ne peut pénétrer que par le triangle de l'orifice intercartilagineux : elle est complète, lorsque l'air ne peut plus pénétrer, pendant quelque temps, à cause de l'occlusion complète de l'orifice cartilagineux , ou lorsque les replLs supérieurs, gonllés par une cause pathologique quelconque, recouvrent ce dernier entièrement.

Dans Xexpiration difficile, on voit l'épiglotte s'abaisser, l'orifice ioterligamenteux se rétrécir, et les replis supérieurs se rapprocher sans recouvrir cependant l'orifice intercartilagineux. Au plus haut degré de l'expiration laborieuse, l'occlusion devient complète,

25â. Dans Xefforl , on suspend l'expiration par une occlusion complète de la glotte, pour donnera l'exti-émité thoraciquedu bras un point d'appui sur la cage thoracique rendue immobile, ou pour permettre aux muscles abdumiuauii, comme, par exemple, dans la défécation, de serrer les intestins contre le diaphragme contracté.

Czermak, en donnant la description du mécanisme de l'occlusion de la glotte dans l'effort, dit que le bourrelet de l'épiglotte se presse ctnilre la glotte fermée, arrive jusqu'au

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