IV. — Béribéri
Feris, après avoir étudié le béribéri àixns les pays chauds, l'a rencontré aussi dans les autres climats ; puis son attention a été attirée sur le myxœdème, et il est arrivé alors à rapprocher les deux maladies dans un Mémoire' dont voici les conclusions :
« 1. Le myxœdème et le béribéri sont identiques ; le myxœdème est
' Voy. Lannelongue; Société de Chirurrjie,'ô mars 1890;
Mkrklen ; Société médicale des Hôpitaux, i4 novembre iSyo.
' AuGiER ; De lathyroïdectomie partieUe comme traitement du yo/tre parenc/n/mateux. Thèse de Lyon, 189-2.
Voy. Reverdin ; Semaine médicale, 28 février 1887— et Congrès de Chirurgie, avril 1891 ;
Keser ; Thèse de Paris, 1887.
Voy. encore sur le traitement ciiirurgical du goitre ;
Wolfler; Traité, Berlin, 1887 (anal, in Revue de C/tirurgie, octobre 1887);
Naumann; Traité, 1891.
Nous ne pouvons avoir la prétenlion d'énumérer les nombreux travaux qui se sont accumulés, ces derniers temps, sur cette (juestion. — Nous nous bornerons à citer les revues ou travaux d'ensemble suivants :
Brown-Sequard ; Archives de PInjsiologie, IV, I. 1891 ;
Brown-Sequard et d'Arsonval ; Académie des Sciences, i3 juin 1892;
Robin; Gazette liebdomadaire, 17 septembre 1S92, pag. /,5i ;
Dufournier; Semaine médicale, 1/, janvier 1893, pag. 17;
Dekrieu ; Thèse de Paris, février 1898 ;
Cheron; Tribune médicale, 9 mars 1898, pag. 187;
Ch. Ei.oy; La métl,ode de Broivn-Seguard, Traité, 1898 ;
PuTNAM ; Revue générale, in T/ie Am. Journ. oftlie med. Se, août 1898, pag. 125.
On trouvera dans les derniers numéros de la Revue dea Sciences médicales, Ags Arcliives de Neurologie cl de la Revue Neurologique, l'analyse des faits isolés publiés dans tous les pays et le détail des discussions auxquelles celte question a donné naissance, notamment à la Société de Pat/iologie et à la Société clinique de Londres, à l'Association médicale britannique, k \a Société de médecine interne de Berlin, et dans les diverses sociétés scientifiques de notre pays.
' FàRis ; Gazette liebdomadaire, i883, pag. 383.
un béribéri noslras. 2. On pcul leur donner une dénomination unique, par exemple celle d'hydroparésie névrovasculaire, ou plus simplement d'hydroparésie. 3. Les causes de l'hydroparésie, outre la prédisposition, sont spécialement l'humidité et les transitions brusques de température, 4- Définition : Le myxœdème et le béribéri, ou mieux l'hydroparésie, sont un trouble vaso-moteur déterminant de l'anasarque et de l'hydromyélie, avec quelquefois prédominance plus marquée d'un des deux phénomènes, et survenant surtout sous rinlUience des modificateurs météorologiques ».
Cette opinion n'a pas été acceptée par tout le monde. Guinon' l'a discutée et a conclu que les analogies relevées par Féris ne paraissent pas être suffisantes pour permettre d'identifier complètement les deux afi'eclions. Et, après avoir résumé les diverses opinions émises, il expose surtout les recherches de Scheube-, Baîlz Ballet S et MendesS qui démontrent l'existence de lésions du système nerveux et spécialement des nerfs ^.
Cette constatation suffit pour justifier le mot que nous avons voulu dire ici de cette maladie, sans insister d'ailleurs, parce qu'elle est bien rare dans nos pays.