‹ Traité pratique des maladies du système nerveux (volume 2)Chapitre 66 sur 123 · CONVULSIONS DU SPINAL · texte numérisé non relu

CONVULSIONS DU SPINAL

Remak' a fait également connaître un fait curieux de convulsion de l'hypoglosse : « La bouche étant ouverte, on voit la langue appliquée contre le plancher de la bouche, animée de mouvements rythmiques produisant lour à tour un rétrécissement, un aplatissement de sa surface et une projection en avant; ces mouvements se répètent cinquante fois par minute » .

^ IV. CoNWLSio^s T>u spmxh {torticolis spasmocliqiie] '-. ~ UÉtiologie est très obscure dans la plupart des cas. Tout ce que l'on sait de net, c'est que la cause peut siéger en des points très variés du trajet du neif. Du côté des centres, ce sont les tumeurs, les ramollissements, les hémorrhagies dans le cerveau, dans l'écorce notamment '; d'autre part, les lésions de la moelle cervicale et de la région correspondante de la colonne''; puis enfin des lésions périphériques des nerfs eux-mêmes^.

Le refroidissement, l'humidité, agissant sur le corps en sueur, ont produit ces convulsions; il y a aussi les causes réflexes, comme la

' Remak; Berl. Itlin. Woch., -lo août i883 (ano.l, in Revue des Sciences médicales. iS^/;, XXIII, pag. 19:',).

Voy. aussi Ganghofner; Prag. med. W'ocli., 1882, 11° 4'; DOCHMANN ; Saint-Pétersb . med. Wocli., i883, n" 1 ; Wendt; Am. Journ. of the med. Se, janvier i885, ULXXVII, pag. 178; Eri.enmeyer ; Ceiitr. f. Nerven., 1886, IX, n" 5 et 7 ; Bernhardt ; Ibid., 1 juin 1886, n° 11 ;

Sei'Pilli; Rio. sper. di fren. e di med. leg., :886 (anaL in Reçue des Sciences médicales, XXVIII, pag. 128) ; Simon ; La langue névropathiqve. Tlièse de Paris, 1889 ;

Personali ; G(orn. f/eZ/a /î. Acad. di med. di Torino, mars i8go (anal, in Revue des Sciences médicales, XXXVI, pag. 525);

Pasquier et Marie ; Séméiologie nerveuse de la langue, in Progrés médical, 7 février 1891 ;

Tout récemment Gallerani et Pacinatti {Gaz. degli Osped., 1898, n" 58; anaL in Revue Neurologique, 3o octoljre 1898, pag. 572) ont vu survenir un spasme l'éllexc glosso-labio-iaryngée par suite de la présence d'un corps étranger dans le nci-r occipital gauclie.

Voy. aussi notre chapitre des spasmes fonctionnels.

'' Guyon; Dictionnaire encyclopédique, 1S87;

Vergoz ; Du torticolis spasmodique piar contraction et rétraction. Thèse de Bordcau.x, 1888 ; FORCHLEIMKR ; Arch. of pediatrics, février 1887;

TiLi.AUX , Clinique médicale, 1887, fasc. II; — .Médecine moderne, 11 février 1893 ;

Bénédikt ; Wien. med. Press., -i-j janvier 1889 ; liooTH ; Netv-York Neurol. Soc, 1 novembre 1892 ; .\nderson; Lancet, 7 janvier 1893.

■' Voy. le cas récent de Poore ; Brit. med. Journ., mai 1887, pag. 1099.

' EuLENBURoavu Se développer une crampe tonique persistante du spinal droit après luie cliute de cheval sur la colonne vertébrale.

Blizzard (Société Harvéienne, 1889; anal, in Semaine médicale, 8 mai 1889) ;\ siyn ilé le spasme du spinal consécutif à une adénite profonde.

dentition, les vers intestinaux, les troubles oculaires', les maladies utérines, les troubles digestifs; quelquefois même l'hystérie"-, les émotions morales. — On a décrit aussi un torticolis congénital'^ ; mais on admet généralement aujourd'hui qu'il s'agit là, non point de contractions, mais de rétractions consécutives à une paralysie infantile; il n'est pas rare de le voir coïncider avec l'hématrophie faciale. Enfin on a noté l'état puerpéral et le typhus.

Les Symptômes varient suivant que les convulsions sont cloniques ou toniques.

1. Les convulsions cloniques peuvent frapper le sterno-cléido-mastoïdien et le trapèze, d'un côté ou des deux côtés, ou un seul de ces deux muscles.

Si le sterno-cléido-mastoïdien est pris, on observe un mouvement caractéristique de la tcte : le menton est tourné du côté opposé au muscle malade et porté en haut; la nuque est abaissée, l'oreille et l'apophyse mastoïde sont rapprochées de l'épaule du côté atteint. C'est une forme de tic rotatoire, qui fait exécuter au malade une sorte de mouvement de dédain. Chez un sujet que nous avons observé il y a quelque temps, la tète opérait un mouvement analogue à celui que l'on fait quand on est gêné par son faux-col. Quand le trapèze est atteint, la tête est tirée en bas du côté malade, avec une légère rotation du menton vers le côté opposé et élévation de l'épaule, le scapulum se rapprochant de la colonne vertébrale. Le type varie, du reste, suivant la partie du muscle frappée.

La tête peut même être fortementtirée en arrière, l'occiput et l'épaule se touchant presque, et le menton montant au contraire en l'air. C'est ce qui arrive chez une femme qui était à l'hôpital Saint-Eloi en 1878, et qui est prise, dès qu'elle marche, d'une convulsion complexe des muscles du dos et de la nuque d'un côté, et tout spécialement du tra-

' Robert Lovett ; Trans. of t/ie Am. orthop. Assoc, i8go, II, pag. 280;

NiEDEN, DE Gr^efe ; Centv. f praKt. Augen., novembre-décembre i892(anal. in Revue des Sciences médicales, XLII, pag. Siy).

^ Voisin ; Société d'hypnologie et de pt^ijcliologie, in Semaine médicale, 19 juillet 1893, pag. 35o.

^ Volkmann; Dusoi-disant torticolis congénital, mCentr. f. Chir ., /, avril i885;

Davis ; Du torticolis congénital, in Neiu-Yorlî med. Journ., t^ lévrier 1888,

LuNiNG et ScHULTHESS ; Corr. bl. f. schioeiz. Aerz., 1 janvier 1888, n» 3, pag. 28 ; VoLLERT ; Centr. f. Chir., 20 septembre 1890;

BiRD ; Guy's Hosp. ref>., 1890 (anal, in Revue des Sciences médiccdes, XXXVIII, pag. 653);

Petersen ; Congrès des Chirurgiens allemands; anal, in Semaine médicale, Il avril 1891, pag. i56 ; — et Berl. Id. Woch., 18 mai 1891 ; WiTZEL ; Arcli. f. Gyn., 1891, XLI, 1 et 2.

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