CHAPITRE PREMIER
L'bémorrhagie cérébrale est une des causes certainement les plus fréquentes d'apoplexie et d'hémiplégie : c'est une maladie extrêmement commune.
Une hémorrhagie est constituée par l'issue du sang hors des vaisseaux. Aussi ne peut-elle se produire le plus souvent, sinon toujours, que quand il y a préalablement une lésion des vaisseaux.
La lésion la plus habituelle des vaisseaux dans l'bémorrhagie cérébrale est l'anévrysme miliaire. Aussi allons-nous tout d'abord prendre ce caslà comme type, et décrire complètement toute I'Histoire anatomique de l'hémorrbagie cérébrale par anévrysmes miliaires. Nous passerons ensuite rapidement en revue les autres lésions possibles et les autres conditions pathogéniques.
Quand on trouve, à une autopsie, un foyer hémorrhagique récent, on peut enlever le caillot avec beaucoup de ménagement ; on déterge ensuite les parois de l'espace vide et puis on met dans l'eau ; on ramollit ainsi le tissu cérébral, que l'on peut enlever alors avec un mince filet d'eau, et il ne reste plus que les vaisseaux. On aperçoit alors, disséminés le long des petits vaisseaux, de petits points rouges ou noirs, gros comme une tête d'épingle ou un peu plus, qu'on voit bien nettement en étalant les vaisseaux sur une lame de verre : ce sont les anévrysmes miliaires (PL II, /?.(/. 2 et 3.)
1 Voy. Brouardel ; article Hémorrhagie cérébrale , iii Bict. encyclop. — Jaccoud et Hallopeau ; Ibid., iii Handbuch de Ziemssen. — Charcot ; Leçons sur les maladies des vieillards. — Gornil et Raavier ; Manuel d'histologie pailiologiquc. ■ — Hammoad, Rosenthal ; lac. cit.
Fl.U.
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Fig.S.
Fia.
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Fig. i.
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C'est Cruveilhier qui les vit le premier à la Salpêtrière, en 1836, et qui les décrivit comme des foyers miliaires d'apoplexie capillaire. Un certain nombre d'auteurs les aperçurent aussi dans la suite, comme Calmeil, Gull, Vircbow, etc. Mais on n'en avait pas compris l'importance, on n'avait pas déterminé leur rôle dans la production des hémorrhagies. Charcot et Bouchard en ont fait les premiers une étude complète, et en ont déterminé le vrai rôle pathogénique dans un important Mémoire paru en 1868 dans les Aixhives de Physiologie, et qui est devenu classique'.