DES MALADIES GÉNÉRALES
Nous avons terminé l'étude de tout ce qui est décrit partout comme maladies du système nerveux : nous avons passé en revue, en effet, les maladies du cerveau, de la moelle, du bulbe, des méninges, des nerfs et les névroses. Nous n'avons cependant pas terminé notre tâche, et nous devons consacrer les quelques pages qui nous restent (en trop petit nombre) à indiquer au moins le complément de cette étude.
Après nos quatre premières parties, après avoir décrit les maladies du cerveau, de la moelle, du bulbe et des méninges, nous pouvions conclure que ce n'étaient pas là de véritables maladies; que l'apoplexie comme l'hémorrhagie cérébrale, l'ataxie locomotrice comme la méningite, ne sont que des syndromes, des manifestations d'états généraux, de maladies vraies, d'états morbides.
La cinquième partie conduit aux mêmes conclusions.
Personne ne soutiendra que les névralgies, les paralysies périphériques, soient des maladies vraies ; ce sont des syndromes, des actes manifestateurs. Il en est de même des névroses, quoique sur ce dernier point tout le monde ne soit pas de notre avis.
Il n'y a pas de névrose idiopathique, essentielle, formant maladie ; elles sont toutes symptomatiques, depuis la migraine jusqu'à l'épilepsie ellemême. Ce qui le prouve, ce sont leurs mutations réciproques, leur apparition successive sur un fonds commun qu'elles manifestent; c'est en second lieu leur apparition dans certains cas incontestables, à titre de manifestations syphilitiques, goutteuses, etc. ; les vraies maladies, comme la rougeole, la A^ariole, etc., ne se remplacent pas mutuellement chez le même individu ou dans la même famille, et ne se produisent jamais à titre de simple manifestation d'un état morbide fondamental.
Les névroses sont donc des symptômes. De quoi sont-elles symptomatiques ? — 1. D'un état local du système nerveux central ; 2. D'un état