‹ Traité pratique des maladies du système nerveux (volume 2)Chapitre 123 sur 147 · MANIFESTATIONS NERVEUSES · texte numérisé non relu

MANIFESTATIONS NERVEUSES

local d'un point périphérique plus ou moins éloigné ; 3. D'un état général.

Mais quand il y a des lésions locales du système nerveux (central ou

Déripliérique) , elles sont, elles aussi (sauf peut-être les cas traumatiques) , symptomatiques d'un état générai. — De telle sorte qu'en dernière analyse, immédiatement ou médiatement, les névroses doivent se rattacher toujours à un état général, constitutionnel, aune maladie vraie.

Je dis : doivent se rattacher, parce que la démonstration clinique n'est pas encore entièrement faite. D'abord elle est difficile dans les cas courants; puis, l'attention n'est pas toujours suffisamment dirigée de ce côté. Mais j'ai dit déjà que cette doctrine était la conviction des grands médecins à clientèle civile, comme le professeur Oombal, Teissier (de Lyon), Guéneau de Mnssy, etc., parce que là on connaît les maladies de famille et les vrais antécédents complets des sujets.

Peu à peu, par l'accumulation des faits et leur analyse soignée, cette étude et cette démonstration se compléteront, j'en suis convaincu.

Donc, en définitive, touïes les maladies du système nerveux étudiées sont sous la dépendance d'un état général : les lésions anatomiques directement, les lésions fonctionnelles médiatement, par l'intermédiaire d'un état anatomique moléculaire, probable, qui ne nous échappera peut-être pas toujours. Dès-lors nous avons étudié jusqu'à présent les lésions et les symptômes dans les maladies du système nerveux ; nous n'avons pas étudié les vraies maladies de cet appareil, nous en avons fait Vanatomie et Isl physiologie, la séméiologie, mais non la nosologie.

Reste donc à faire cette nosologie. — Il faut pour cela prendre les grandes maladies aiguës ou chroniques : les diathèses, les maladies infectieuses, les intoxications, etc., etc., et montrer ce qu'elles produisent en se localisant sur le système nerveux, montrer comment elles réalisent précisément les divers actes morbides, fonctionnels ou anatomiques, que nous avons déjà passés en revue.

Cette étude est très-importante, mais elle est très-difficile. Elle est très-importante, d'abord parce qu'elle fixe la doctrine que j'ai exposée, et puis parce qu'elle synthétise l'étude du système nerveux et représente bien mieux le problème clinique. Certes il est capital de savoir distinguer la lésion des cordons latéraux et celle des cordons postérieurs, l'altération du lobe cérébral antérieur et celle du lobe postérieur, la paralysie agitante et la sclérose en plaques, etc., comme j'ai cherché à l'indiquer. Mais il est bien plus important de distinguer le groupe syphilitique, legroupe rhumatismal et les autres», chacun de ces groupes fùt-il complexe et composé d'une série de localisations diverses. C'est là la vraie étude clinique et thérapeutique.

En môme temps, nos descriptions précédentes nous ont habitué à une séparation nécessaire pour l'exposition, mais qui n'est pas réalisée au lit du malade. Les groupes que nous formerons dans cette dernière partie sont

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