EXPLICATION DE LA PLANCHE III
FiG. 1. — deuxibne Jour de la maladie.
17 Novembre soir. — Le malade fait des efforts impuissants pour écrire son nom : Desforges. A peine reconnaît-on quelques linéaments du Z) et peut-être de Vf.
FiG. 2. — Troisième Jour.
18 Novembre matin. — Le D est mieux esquissé qu'hier ; Te qui est à la suite est assez bien formé, et on reconnaît plus loin un essai presque réussi del'r.
FiG. 3. — Troisième Jour,
18 Novembre soir. — Efforts à peu près infructueux n'exprimant aucun progrès sur le matin.
FiG. 4. — Quatrième Jour.
19 Novembre matin. — Le D est parfaitement dessiné et conforme à ceux qu'il fait habituellement. L'f est également bien reconnaissable.
FiG. 5. — Quatrième Jour.
19 Novembre soir. — Toutes les lettres sont esquissées ; il y a une série de traits assez incomplets, mais appartenant tous aux lettres qu'il voulait exprimer.
FiG. 6. — Cinquième Jour.
20 Novembre matin. — A la suite de trois épistaxis survenues dans la nuit, progrès incontestables ; toutes les lettres sont parfaitement formées. Seulement il n'écrit pas toujours la lettre qu'il faudrait ; il substitue notamment un o à un r ou à un e, etc.
FiG. 7. — Cinquième Jour.
20 Novembre soir. — Le dessin des lettres est à peu près complètement revenu, mais il est loin d'exprimer, en écrivant, l'idée qu'il voudrait énoncer. Il a eu la prétention d'écrire, il y a trois jours, en écrivant : L tors gos os os.
FiG. 8. — Sixième Jour.
21 Novembre matin. — Il essaie d'écrire qu'il va mieux et écrit vieux mouis is. n écrit ensuite qu'il a mal à la tête. Les lettres sont couramment écrites.
FiG. 9. — Sixième Jour.
21 Novembre soir. — On lui demande quelle ville il habitait avant Montpelher; il veut écrire Nîmes. Il commence l'A'', mais retombe involontairement dans son nom, qu'il réécrit à tout bout de champ. A la troisième et à la quatrième fois, il s'aperçoit de son erreur, efface lui-même et y renonce pour ce jour-là,
FiG. 10. — Septième Jour.
22 Novembre matin. — Même phénomène qu'hier. Il commence Nimes et achève Desforges. Mais il s'aperçoit qu'il se trompe, eSace lui-même, et, concentrant mieux tous ses efforts, il parvient enfin à écrire Nimes.
FiG. 11. — Dixième Jour.
Le rétabhssement est complet ; il écrit ce qu'il veut et comme il veut, d'une écriture courante. Si les lettres sont espacées, c'est que le malade est atteint de presbytie assez accusée et n'a pas de lunettes à sa disposition. FiG. 12. — Vingt-septième Jour, 12 Décembre matin. — Le malade sort entièrement guéri.
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