‹ Traité pratique des maladies du système nerveux (volume 2)Chapitre 47 sur 147 · LÉSION DES CORDONS DE COLL · texte numérisé non relu

LÉSION DES CORDONS DE COLL

Des faits de cet ordre sont trop rares pour ne pas mériter d'être soigneusement notés par tous les médecins. On comprend, après cela, la confiance qu'ont dans les eaux de La Malou des praticiens comme Oharcot à Paris, et Combal à Montpellier, pour le traitement de l'ataxie locomotrice. En tout cas, un pareil moyen méritait d'être spécialement signalé à l'attention, pour le traitement d'une maladie en présence de laquelle on est en général si complètement désarmé.

Pour résumer le traitement de l'ataxie locomotrice, je dirai que : 1. Contre les douleurs fulgurantes, il faut essayer tous les sédatifs qui agissent diiîéremment suivant les sujets et qu'il faut quelquefois employer à tour de rôle chez le même malade; je recommanderai spécialement le salicylate de soude ouïes injections hypodermiques de morphine; 2. A cette période de début, de processus actif, on peut employer les dérivatifs le long de la colonne vertébrale, moxas ou cautères ; les effets ne sont pas en général brillants ; 3. Pour le traitement général de la maladie elle-même, je n'ai sérieusement confiance que dans l'hydrothérapie ou les bains de La Malou ; 4. Quand il y a des antécédents syphilitiques, il faut essayer le traitement spécifique; 5. Je ne parle pas des indications que peuvent fournir les symptômes (troubles trophiques, etc.).

Il faut se rappeler que, si la maladie rétrocède rarement, on peut du moins obtenir des temps d'arrêt remarquables qui donnent alors à la maladie une durée presque indéfinie et l'immobilisent pour ainsi dire à l'état d'infirmité. Pendant ces phases inactives, il suffît souvent d'entretenir la liberté du ventre : l'eau de Balaruc, à petite dose, en boisson, rend à ce point de vue de grands services.

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