TROISIÈME PARTIE
Dans notre première édition , nous n'avons étudié que la paralysie labioglosso-Iaryngée. Quoique la pathologie bulbaire soit encore bien incomplète, nous croyons devoir étendre un peu ce cadre de description.
Il est dès-lors indispensable de faire de cette étude une partie distincte, parce que la moelle allongée ne peut être absolument assimilée ni à la moelle, ni au cerveau. C'est un organe de transition ; ses maladies participent de ce caractère.
Par ses inflammations (paralysie labio-glosso-laryngée notamment) , le bulbe est entièrement assimilable à la moelle, dont il forme comme le couronnement supérieur. Mais par ses lésions en foyer (hémorrhagies et ramollissements), il se rapproche au contraire du reste de l'encéphale.
Il faut donc l'étudier à part.
Nous ne décrirons pas spécialement l'anémie et la congestion de la moelle allongée. Cliniquement, ces troubles circulatoires ne se présentent jamais que comme élément constituant de la congestion ou de l'anémie des centres nerveux en général.
Nous ne nous occuperons que des lésions en foyer (liémorrhagies et ramollissements) et des inflammations (chroniques et aiguës) .
1 Hallopeau; Th. d'agrég. Paris, 1875. — Erb ; llaadb. voa Ziemsscn, tom. XI, 1878.
ARTICLE PREMIER
Ijésions en Foyer
Les observations bien prises et suivies d'autopsie de lésions en foyer bulbaires sont encore peu nombreuses.
Hallopeau ne cite pour l'bémorrhagie que deux faits d'Ollivier (d'Angers) et un de Leyden (sans histoire clinique) ; pour le ramollissement, une observation personnelle (service de Vulpian) et une de Luneau (service de Proust). — Notbnagel n'y ajoute qu'un cas de Jodin pour rbémorrbagie et deux cas de Fabre et de Tuengel pour le ramollissement.
La description ne peut donc être donnée que comme provisoire.