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E.BOULEN.AZ

Fig. 18. — Protubérance et bulbe rachidien,vus par leur face antéro-infèrieure

(d'après Testut).

i. Sillon médian antérieur du bulbe, avec i'. entre-croisement des pyramides, \" . trou borgne. — 2. Pyramide antérieure. — 3. Olive. — 4- Sillon préolivaire. — 5. Fossette sus-olivaire et fossette latérale. — 6. Faisceau latéral, avec 6'. Corps cendré de Rolando. — 7. Protubérance annulaire. — 8. Pédoncules cérébelleux moyens. — 9. Pédoncules cérébraux. — 10. Bandelettes optiques et corps genouillés.— 11. Espace interpédonculaire. — 12. Tronc basilaire. — i3. Cervelet.

III. Moteur oculaire commun. — IV. Pathétique. — V. Trijumeau. — VI. Moteur oculaire externe. — VII. Facial. — VII a. Intermédiaire de Wrisberg. — VIII. Auditif. — IX. Glosso-pharyngien. — X. Pneumo-gastrique. — XL Spinal. — XII. Hypoglosse. — Ci. Première paire cervicale.

La paralysie alterne est donc une paralysie cérébrale pour les membres et périphérique pour la face.

Ce signe a une grande valeur séméiologique pour la localisation des lésions dans le mésocéphale. Sans doute la même combinaison symp-

tomatique peut être produite par une double lésion cérébrale1 ou par une tumeur comprimant le bulbe et le facial. Mais en général ces faits, qui sont complexes et rares, sont relativement assez faciles à diagnostiquer.

Un quatrième type de paralysie faciale est la paralysie supra-protubérantielle ou pédonculaire ; il est constitué par la combinaison d'une paralysie de la face et des membres, d'un côté du corps, avec la paralysie du moteur oculaire commun du côté opposé ; cliniquement, on est immédiatement frappé par l'immobilité de l'un des côtés de la face et la chute de la paupière supérieure de l'autre côté.

La lésion (le plus souvent un tubercule, quelquefois une hémorrhagie ou un foyer de ramollissement) siège au niveau du bord supérieur de la protubérance et au pointd'émergence du moteur oculaire commun, qui naît, on le sait, de l'espace interpédonculaire (fig. 18). Dans ce cas, la paralysie du releveur est directe, laparalysie de la face et des membres est croisée. — Cette association symptomatique porte le nom de syndrome de Weber'2.

La paralysie faciale peut encore se trouver associée à une paralysie du moteur oculaire externe du même côté et à une paralysie des membres du côté opposé ; on le constate lorsqu'une lésion de la région protubérantielle inférieure (bulbo-protubérantielle) intéressée la fois les points d'émergence du facial et de la sixième paire (fig. 18).

Enfin, quand une lésion atteint la partie moyenne de la protubérance, la lésion du noyau masticateur du trijumeau, situé dans cette région (fig. 18) , peut faire partie du syndrome.

Telles sont les diverses combinaisons dans lesquelles peut se trouver comprise la paralysie faciale ; ces types pourraient être multipliés à l'infini si l'on voulait considérer le faisceau du facial dans chacune des portions de son trajet cortico-bulbaire. Nous avons simplement tenu à citer les principaux.

§ II. Paralysie de la langue. — Nous étudions plus loin3 la paralysie périphérique de l'hypoglosse ; mais nous devons dire ici un mot de la valeur séméiologique de la paralysie de la langue dans les lésions cérébrales. En d'autres termes, nous devons étudier le trajet intracérébral de l'hypoglosse. Nous le ferons surtout d'après le dernier travail de Raymond et Artaud4.

Nous rappellerons tout d'abord que, lorsque le faisceau de l'hypoglosse est lésé dans l'intervalle compris depuis son origine corticale

1 Joffroy; Progrès médical, 5 déc. i885.

2 Weber ; Med. chirurg. transact., i8G3. s 5" partie, art. III, chap. iv, S iv.

* Raymond et Artaud; Arch. de Neurol., 188/,, VII, i/|5 et 296.

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