‹ Traité pratique des maladies mentales (volume 2)Chapitre 128 sur 141 · RELATIVES A LA MANIE. 63S · texte numérisé non relu

RELATIVES A LA MANIE. 63S

de Castelnau (I), ont rapporté des observations qui prouvent qu'un égarement momentané de l'esprit, un délire maniaque passager pouvaient se manifester avec le moment des plus vives douleurs de l'enfantement et coïncider soit avec l'expulsion du fœtus, soit avec l'expulsion du placenta. Ces faits peuvent donc se rencontrer, mais ils sont infiniment rares, et il faudra dans la pratique une réunion de circonstances bien probantes pour arriver à démontrer qu'il a existé au moment de l'accouchement un accès passager d'aliénation mentale. « Je ne connais pour ma part, dit M. le professeur Tardieu (2), et j'ai vu aujourd'hui plus de trois cents cas d'infanticide, pas un seul fait probant qui démontre que sous l'influence de la douleur de l'enfantement une femme ait été prise d'une fureur homicide transitoire et ait tué son enfant... » Lorsque les femmes convaincues d'infanticide se défendent en disant qu'elles ont perdu la tète, qu'elles ne savent ce qu'elles ont fait, le devoir du médecin légiste est de n'établir la folie qu'indépendamment des faits de l'accouchement, et sur des preuves certaines.

3" La folie transitoire peut consister en une impulsion irrésistible de très courte durée, se développant presque instantanément chez un individu sain d'esprit en apparence, et disparaissant après la perpétration de l'acte. Rien de plus déUcat en médecine légale que l'appréciation des faits de celte nature, qui exigent de la part de l'expert une grande lucidité d'exposition et une démonstration bien nourrie s'il veut entraîner la conviction de ceux qui l'écoutent. Il faut, dans l'examen médical, s'appuyer non-seulement sur les régies que nous avons indiquées, mais encore sur les caractères spéciaux assignés à la monomanie impulsive. On appréciera les motifs et le but probable de Tacte, le récit du malade, ses impressions, ses explications, son attitude;

(1) Ann. d'hyg. publique et de méd. légale, 1851, t, XLV, p. 215, Û37.

(2) Ibiâ. Paris, 1859, t. XII, p. 236.

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on cherchera s'il a présenté quelques-uns des syiuplômes physiques propres à la monoiuanie impulsive; enfin, et ce point est capilal, on se livrera à une enquête sévère sur ses antécédents héréditaires, sur son caractère, ses habitudes intellectuelles, sa manière d'être, sur tous les incidents de sa vie capables de jeter quelque lumière sur ce sujet. Il est impossible qu'en suivant cette marche on n'arrive pas à un ensemble de preuves capable d'établir l'aflirmative ou la négative sur des bases irrécusables.

à" Ce que nous avons dit sur l'influence toute spéciale de Vétat intermédiaire à la veille et au sommeil iïO\x?> àh^ense. de revenir sur cette cause d'égarement momentané de l'esprit ; des hallucinations développées pendant le rêve ou même dans l'état d'assoupissement, ont pu se prolonger pendant l'état de veille et devenir la cause d'actes homicides dont il existe plus d'un exemple, et dont l'exécution ne saurait entraîner aucune imputabilité. Il reste entendu que les circonstances accessoires, telles que la nature de l'acte incriminé, l'intérêt que l'inculpé peut avoir à le commettre, le mode habituel de réveil et les antécédents héréditaires doivent toujours être pris en considération dans l'examen de ces faits d'ailleurs assez rares.

0" V intoxication par certaines substances narcotiques détermine un délire passager qui enlève momentanément toute responsabilité morale, à moins que l'empoisonnement n'ait eu lieu volontairement et dans le but spécial de commettre une action préméditée. Les solanées vireuses, l'opium et quelques autres substances produisent ainsi des actes de fureur dus à des hallucinations ou à un délire complet. Le médecin légiste remontera facilement, en tenant compte des commémoratifs et des symptômes observés, à la cause du délire, et constatera le degré de l'intoxication au moment où l'acte incriminé a été commis.

7" Vlivresse peut enfin donner lien à un accès de folie

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transitoire, et les accidents qui en résultent amènent bien souvent des actions judiciaires dans lesquelles le médecin est appelé à intervenir.

Les moralistes et les législateurs grecs, et à leur tête Aristote, n'admettaient pas que l'ivresse fût un motif d'excuse ou d'atténuation du délit ; loin delà, ils la considéraient comme un état de dégradation volontaire, aggravant la culpabilité, ils punissaient à la fois et le délit- et l'habitude. Celte législation, défendue par Barthole, passa dans les usages du moyen âge, et, en 153(3, une ordonnance de François I", qui punissait l'ivrognerie de peines publiques, portait, quant aux délits commis dans l'ivresse, une disposition ainsi conçue : « S'il advient que par ébriété ou chaleur de vin les ivrognes commettent aucun mauvais cas, ne leur sera pour cette occasion pardonné, mais seront punis de la peine due audit délit et davantage pour ladite ébriété, à l'arbitrage du juge. »

Les Statuts d'Angleterre ont maintenu cette sévérité traditionnelle; ils proclament l'entière responsabilité des crimes commis pendant l'ivresse.

D'un autre côté, la loi romaine, usant de moins de rigueur, appliquait h l'ivresse la distinction signalée dans le droit romain relativement aux actes commis avec intention ou, au contraire, dans un état d'exaltation momentanée; les individus en état d'ivresse étaient assimilés aux idiots, aux enfants, aux aliénés, aux gens emportés par une passion violente, et leur responsabilité légale était regardée comme nulle.

A son tour, le code d'Autriche établit quelques distinctions importantes. Il sépare l'ivresse complète de l'ivresse incomplète, n'attribuant qu'à la première l'absence d'imputabilité pénale. Il distingue l'ivresse imprévue de l'ivresse procurée : un homme qui cherche dans des liqueurs enivrantes l'audace nécessaire pour exécuter un mauvais dessein ne sau-

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rait évidemment trouver uuo excuse clans un élat d'ivresse ainsi prémédité (1).

Le Gode français, plus circonspect, a gardé le silence sur l'ivresse, et ce n'est qu'indirectement et en assimilant cet élat à la démence, (jue notre jurisprudence permet, en vertu de l'article 6à du Gode pénal, d'invoquer en sa laveur le bénéfice de la non-responsabilité. Sur ce point, d'ailleurs, et sur la manière d'interpréter la loi, les jurisconsultes sont singulièrement partagés : tandis que MM. Rossi, Ortolan, Faustin liélie, refusent de voir un coupable dans l'homme qui a commis un crime ou un délit en état d'ivresse, et admettent même dans la demi-ivresse un élément d'atténuation et de dégradation de la culpabilité, d'un autre côté, de nombreux arrêts de cours criminelles semblent établir que l'ivresse, en aucun cas, ne supprime ou n'attéime la culpabilité (2).

Quoi qu'il en soit de ces dissidences et des circonstances qui peuvent intluer sur l'opinion des juges dans chaque cas particulier, il est incontestable que l'ivresse, envisagée en dehors de sa moralité, amène avec elle un état passager d'aliénation mentale, et qu'elle supprime momentanément la hberté morale.

Entre l'ivresse proprement dite et l'accès de folie transitoire, suite de l'ivresse, il existe des nuances parfois très difficiles à apprécier : je ne parle pas ici des formes de folie que nous avons étudiées, à propos de l'alcoolisme, et qui se présentent avec des caractères si tranchés sous le rapport des symptômes et de la durée que personne ne peut les méconnaître, mais bien d'un égarement d'esprit momentané que l'on a décrit comme consécutif à l'ivresse, et qui n'en diflére en réalité que parce que le délire s'est prolongé au delà de l'eftet ordinaire des boissons enivrantes. Lors-

(1) Marc, De la folie, t. II, p. 565 et suiv.

(2) Kaele, De l'alcoolisme, note, p. llû.

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qu'un acte grave, un meurtre, un vol, un incendie aura été commis dans des circonstances de ce genre, outre le fait de l'ivresse qui se prouve facilement par les récits des témoins et par l'incohérence des paroles ou des actes, il faut que le médecin expert mette en relief, s'il y a lieu, l'état mental habituel du sujet, sa nature sombre et mélancolique, ses antécédents héréditaires fâcheux, les impressions morales pénibles qu'il a pu récemment éprouvei^ : c'est en effet dans des conditions de ce genre que les boissons alcooliques, et surtout l'eau-de-vie et l'absinthe, impriment à l'état intellectuel de l'ivresse, un cachet de gravité tout particulier, des idées sombres, avec tendance au suicide, une irritabilité extrême, des projets de vengeance, des idées de violence et de meurtre bien vite réalisées.

Telles sont les circonstances que le médecin doit faire valoir pour établir l'absence passagère de hberté morale; mais en parcourant les faits de ce genre, épars dans les recueils, il me paraît bien difficile, au point de vue pratique, de séparer la folie transitoire, suite de l'ivresse, de l'ivresse proprement dite, et par conséquent de lui enlever complètement le caractère d'imputabilité que la loi française et la plupart des arrêts assignent encore à l'ivresse.

§ 4. — Questions médico-légales relatives à la monomanie.

La mélancolie, telle que nous l'avons décrite, se présente avec des symptômes tellement caractérisés qu'elle ne peut guère soulever de difficultés sérieuses au point de vue médico-légal; mais il n'en est pas de même des monomanies.

Sans insister de nouveau sur les caractères spéciaux des trois variétés de monomanies que nous avons admises, monomanie intellectuelle, sensoriale et impulsive, contentonsnous de rappeler qu'il n'est aucune forme de maladie mentale qui, tant au point de vue médico-légal qu'au point de

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vno j);tlliulo|^i(iUL', ait élc appréciée d'une maiiiùic [dus variable.

Ef, en (,'iïel, les L;ei)s du inonde, les magistrats, et môme quelipies médecins, voyant un individu ne dérais(mner en apparence (juc sur une idée ou une série d'idées très limitée, ont été conduits à admettre qu'en dehors de ses fausses conceptions cet homme jouissait de sa raison, qu'il était, par conséquent, responsable de ses actes toutes les fois que ces derniers n'étaient jyas en rapport direct avec les idées délirantes habiluelles. Cette opinion, qui conclut à la responsabilité parlielle des iiionomaniaques, est contraire à tout ce que l'expérience nous apprend sur lu véritable nature du délire partiel. Une idée délirante, même isolée, ne tarde pas à exercer sim action dominatrice sur toutes les conceptions intellecluelles; les actes, les crimes ou les délits qui, au premier abord, semblent totalement étrangers à la conception délirante prédominante, s'y rattachent constamment i)ar une association d'idées parfois lointaine, mais toujours parfaitement logique ot facile à dérouler. Un hypochondriaque, après plusieurs années de souffrances, après des démarches déraisonnables et des actes extravagants, ayant uniquement pour but le soin de sa santé, en vient à concevoir des sentiments de haine contre son médecin, et essaye de l'assassiner parce (]u'il lui a prescrit, il y a douze ans, des bains de rivière auxquels il attribue tous ses maux (1). Un autre croit avoir trouvé le mouvement perpétuel : absorbé d'abord par ses calculs et par la joie de sa découverte, il en arrive à se livrer à des actes de violence envers ceux qui l'entourent ; c'est qu'il voit autour de lui des envieux qui veulent lui dérober son secret, et lui tendent des pièges et des embûches.

Ces irradiations d'une idée délirante prédominante enlè-

(l)Maiv, Delà foU/>,\. II. p. H.

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vent au monomaniaque toute responsabilité morale, et c'est un principe que le médecin doit tout d'abord établir; il procédera ensuite à l'examen clinique du sujet incriminé, et recherchera la présence ou l'absence d'une idée délirante, d'une hallucination ou d'une impulsion instinctive, en se fondant sur les caractères physiques et intellectuels que nous avons assignés h ces diverses monomanies. Qu'il s'agisse d'un halluciné, d'un monomane homicide, d'un pyromane, la marche à suivre est exactement la même; il est bon toutefois de mettre en relief ou de discuter certaines circonstances accessoires qui peuvent aider à séparer nettement l'aliéné du criminel.

1° Le criminel tue pour satisfaire une passion, pour voler, pour se débarrasser d'un témoin importun ; un intérêt quelconque arme son bras. L'aliéné tue quelquefois sans mobile, ou ce mobile est une idée déhrante; il sacrifie les personnes qui lui sont les plus chères, un enfant, un mari, ou bien un inconnu, un indifférent, une personne qu'il n'aura jamais vue.

2° Une fois l'acte commis, le monomaniaque avoue son crime, il ne cherche pas à le cacher, il en raconte tous les détails et souvent va se remettre entre les mains de la justice; bien plus, l'acte une fois exécuté sert quelquefois de crise à l'accès, et est suivi d'une sorte de détente pendant laquelle l'aliéné peut avoir conscience de l'acte (ju'il a commis, le déplore et le maudit. Rien de semblable chez le criminel qui nie l'acte qu'on lui impute et ne se décide souvent qu'à la dernière extrémité à faire des aveux.

3° Quant à la préméditation dont on a voulu faire un argument péremptoire pour nier l'aliénation mentale, il suffit d'avoir suivi de près des malades pour savoir combien cette preuve a peu de valeur. Le monomaniaque poussé par des idées de suicide ou d'évasion, combine ses projets avec une ruse, une patience, une habileté qui déconcertent la plus

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active surveillance el ne laissent pas subsister un seul instant cette oi)inion lies gens du monde, qui se fii,nirent que l'aliéné doit nécessairement manquer d(î tijulc |tn''sence d'esprit, de toute prévoyance.

U" Certaines conditions étiologiffues que souvent on fait ressortir pour aniver à prouver l'existence d'une monomanie, ne doivent être acceptées qu'avec une très grande réserve. C'est ainsi qu'on admet volontiers que l'état de grossesse détermine chez certaines femmes , d'ailleurs saines d'esprit, des impulsions iri'ésislibles qui prennent le rang et l'importance d'une véritable monomanie. Marc rapporte le fail d'une dame ricbe et appartenant à une classe élevée de la société, qui, étant enceinte, déroba une volaille exposée cliez un rôtisseur, dans le but d'apaiser le vif appétit que l'odeur et la vue de ce plat avaient développé en elle ; on trouve dans Ossiander, dans Roderic a Castro, des histoires plus ou moins vraisemblables relatives à des femmes enceintes qui étaient prises d'un désir irrésistible de mordre ou de battre ; mais, ainsi que j'ai essayé de le prouver autre part, cette influence que je ne nie pas d'une manière absolue, a été singulièrement exagérée. La grossesse peut déterminer des troubles dyspeptiques variés, capables de faire convoiter tel ou tel aliment avec une ardeur immodérée, mais jamais à elle seule elle ne détermine d'impulsions irrésistibles; aussi le médecin légiste appelé à décider de la situation mentale d'une femme enceinte qui cherche à excuser par sa position et par une impulsion irrésistible un délit ou un crime qu'elle aura commis, devra se borner à un examen approfondi de l'état mental, en se rappelant que la vérité ressortira bien plus des circonstances qui ont précédé ou accompagné le délit, que de la considération de l'état de grossesse qui jamais ne servira de preuve directe.

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§ 5. — De la paralysie générale au point de vne médieo-légal.

La paralysie générale, à sa première période, peut entraînera des actes de violence; mais les question? médico-légales que celte maladie soulève se rattachent bien souvent à des affaires civiles, ou à des accusations de vol ou de fraude, suite de graves erreurs de comptabilité. Quand la maladie débute d'une manière insidieuse, comme dans la variété paralytique, quand le sujet n'offre aucune idée délirante et se conduit, en apparence, comme un homme raisonnable, tout en ayant un léger embarras dans la parole et des troubles sérieux de la mémoire, le médecin a besoin d'une connaissance approfondie des prodromes souvent obscurs de la maladie pour asseoir son opinion au premier coup d'œil, mais un examen suivi ne laissera planer aucun doute dans son esprit. Outre les troubles de la motilité, il constatera que les faits incriminés portent dans leur mode d'exécution l'empreinte de la faiblesse intellectuelle et de l'imprévoyance qui caractérisent dés le début la démence paralytique; les vols sont commis avec maladresse, et aucune mesure n'est prise pour les dissimuler; loin de chercher à utiliser les objets volés, les paralytiques les accumulent, les égarent et n'ont conscience ni de leur valeur vénale, ni de la portée morale de l'acte qu'ils ont commis. Il en est de même dans les cas où de graves erreurs d'écriture éveillent d'abord l'idée de fraude et de mauvaise foi ; la grossièreté des méprises et des omissions, l'absence de tout effort pour les dissimuler, l'insouciance et l'apathie des sujets, dirigent l'attention vers un état mental qu'un examen ultérieur ne larde pas à coniirmer.

Ce que nous avons dit des rémitlences dans le cours de la paralysie fait pressentir les dilTicultés et les contestations que cette situation peut soulever. Lorsque chez un paralytique les idées délirantes disparaissent , lorsque les troubles de la

CAS AI'l'LICATlO.NS .M1;I)ICU-1.É(jAI-ES.

iiiolililé s'atirmiciil à leur luiii-, les {^ens du monde, les in;igistrals cruiLMil vt)l(inli('is à une {^uérison en présencf d'un malade (lui cause comme lotit le monde, réclame sa liberlé et proteste contre sa réclusion et contre les mesures (jui ont été prises contre lui. Mais nous savons que ces sujets, malgré l'amélioration considérable qui s'est produite dans leur étal, restent, avec les apparences de la raison, dans un état d'infériorité intellectuelle qui les rend accessibles à toutes les suggestions venant du debors, et que d'ailleurs l'iniminenco d'une rccbute doit toujours être présente à l'esprit de ceux qui doivent décider de la somme de liberté qui leur sera accordée. Le degré de la rémitlence doit encore être pris en grande considération, lorsqu'il faudra décider soit de la mise en liberté, soit de la levée du conseil judiciaire soit même de la levée de l'interdiction qui ne devra être faite que dans des circonstances tout à fait exceptionnelles et après une longue épreuve.

Quant à la démence non compliquée de paralysie, quel que soit son point de départ, elle entraîne complètement l'absence de responsabilité morale, et l'enquête médico-légale n'offre de difficulté réelle que dans les cas où la maladie est à son début et où l'incohérence ne devient manifeste qu'au bout d'une conversation soutenue pendant un tem[»s sufii-

samment long.

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