UÉUUT DE LA I OI.IE
les aiitiL'S syiiiplniiit's ont disparu, et (lunnuiil à l'aliénalioii mentale une nouvelle physionomie.
3» Un délire d'abord partiel peut s'élever progressivement jusqu'à une aliénation {générale, soit avec excitation, soit avec dé[)ression, en un mot, jusqu'à la manie ou la mélancolie. J'ai vu, chez quelques natures molles, timides, incapables d'une réaction même modérée, des idées de persécution d'abord très hmitées, augmenter chaque jour de nombre et d'étendue sous l'influence de la terreur causée par l'isolement dans un asile, et arriver en peu de temps jusqu'à la dépression la plus complète, jusqu'à la stupeur. Chez d'autres monomaniaques, au contraire, l'idée délirante détermine une réaction très vive qui peut se transformer en un accès maniaque, et tel est le point de départ de ces paroxysmes qu'on observe dans le cours de la monomanie, paroxysmes qui transforment le délire partiel en un délire général, et peuventamenerdesguérisons inespérées, exactement comme le vésicatoire ou une inflammation èrysii)élateuse détermine la guérison d'une affection cutanée limitée, mais passée à l'étal chronique. Cet heureux résullat de la transformation d'un délire partiel s'observe rarement; trop souvent il arrive qu'une fois l'excitation ou la dépression disparue, les idées délirantes se dégagent des symptômes généraux qui les avaient masquées momentanément et reparaissent isolément avec toute leur fixité et toute leur ténacité.