‹ Traité pratique des maladies mentales (volume 2)Chapitre 76 sur 141 · DIVISIONS · texte numérisé non relu

DIVISIONS

OU sur une série d'objets circonscrits ; les malades partent d'un principe faux dont ils suivent sans dévier les raisonnements logiques, et dont ils tirent des conséquences légitimes qui modifient leurs aiïections et les actes de leur volonté ; hors de ce délire partiel, ils sentent, raisonnent, agissent comme tout )e monde. 2" Dans la monomanie raison?iante oit affective^ les monomaniaques ne déraisonnent pas, mais leurs affections, leur caractère sont pervertis ; par des motifs plausibles, par des explications très bien raisonnées, ils justifient l'état actuel de leurs sentiments et excusent la bizarrerie, l'inconvenance de leur conduite ; c'est ce que les auteurs ont appelé manie raisonnante; c'est, dit Esquirol, ce que je voudrais appeler monomanie affective. %" Dans la monomanie instinctive om monomanie sans délire^ la volonté est lésée ; le malade, hors des voies ordinaires, est entraîné à des actes que la raison ou le sentiment ne détermine pas, que la conscience réprouve, que la volonté n'a plus la force de réprimer; les actions sont involontaires, instinctives, irrésistibles.

On admet généralement que quelques modifications doivent être apportées à cette classification d'Esquirol. C'est ainsi que la manie raisonnante ou monomanie affective est plus volontiers décrite sous le nom d'excitation maniaque et rattachée à l'histoire de la manie. Quant à la monomanie intellectuelle, on la divise en monomanie intellectuelle proprement dite et monomanie sensoriale, selon qu'elle est constituée par des conceptions délirantes ou par des hallucinations. Ainsi : 1° monomanies intellectuelles ; T monomanies sensoriales; 3° monomanies instinctives, telles sont les trois variétés que nous admettons et que nous allons décrire.

En séparant aussi nettement les monomanies intellectuelles des monomanies sensoriales, il ne faut pas se dissimuler qu'on accepte une distinction un peu artificielle. La plupart des délires partiels finissf^nt on eflet par se compliquer

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