GRANDS ACCÈS
tion de M. Trousseau, des accès subinlrants ou imbriqués (1). Dans les cas où les sujets échappent au danger immédiat de ces accès répétés, les suites en sont beaucoup plus graves, la stupeur est plus profonde et plus prolongée, les troubles intellectuels sont plus fréquents, et il n'est pas rare d'observer des contractures des membres, des paralysies partielles, des mouvements choréiformes, qui se- dissipent avec une grande lenteur. C'est également après des accès d'épilepsie caractérisés parla violence des convulsions, que l'on a noté des luxations du bras ou de la cuisse , des ecchymoses de la conjonctive, ou même une éruption spéciale consistant en de petites taches rouges disséminées sur la face et sur le front, et se dissipant en général assez prompteraent.
Outre le grand accès convulsif, le grand mal, l'épilepsie présente une forme moins effrayante d'aspect, mais non moins redoutable au point de vue de ses conséquences, que l'on désigne sous le nom de petit mal, de vertige, à'étourdissements. Le vertige, (jui est pour ainsi dire une attaque avortée, dure à peine quelques secondes et affecte des apparences très variables. En voici quelques exemples que j'emprunte à M. Galmeil, en commençant par les plus tranchés :
Une malade tombe cà la renverse, laisse aller ses urines, perd connaissance : l'œil devient hagard, la face se colore, les traits se crispent, la bouche se tord, puis les choses en restent là; la malade se relève subitement et comme une somnambule se met à parcourir la salle. Son inteUigence est abohe, ses impressions sont nulles, le tout se termine par de grands éclats d'un rire stupide. — Un miUtaire jeune et robuste, sentant son vertige, ne tombait point, il se contentait de porter la tête à droite, allongeait les bras comme pour résister à leur contraction, et, après être resté une
(1) Gazelle dea hôpUaux, 1855.