‹ Traite pratique des maladies mentalesChapitre 146 sur 172 · DE LA CIIORÉE OU DANSE DE SAINT- GUY · texte numérisé non relu

DE LA CIIORÉE OU DANSE DE SAINT- GUY

menaçani, de faire fouetter en public la première qui viendrait à tomber. Los filles d'un couvent où régnait une épidémie hystérique avec délire et miaulement, se calmèrent sitôt qu'on leur eut persuadé qu'il y avait à la porte du couvent, par ordre des magistrats, une compagnie de soldats pour les fouetter, dès qu'elles miauleraient.

Lorsque les épidémies prennent des proportions considérables et sévissent sur une population entière, il ne faut pas hésiter à séparer les malades de la population saine, afin de couper court à toute contagion, et même à disséminer et à isolerdans leslocahtésenvironnantes tous ceux qui présentent des phénomènes nerveux ; car, agglomérés en un seul point, ils deviendraient les uns pour les autres une cause de surexcitation mutuelle. On comprend sans peine combien l'exécution de cette mesure doit rencontrer de difficultés dans la pratique, mais le médecin doit savoir agir avec énergie dans les circonstances de ce genre, qui nécessitent d'ailleurs presque toujours l'intervention de l'autorité.

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