DE LA GHORÉE OU DANSE JJE SAINT-GUY
très nellemcnt, la sensation du contact. Une jeune Me que j'ai observée, m'avoua qu'elle avait éprouvé dans le cours de sa chorée, des hallucinations génitales très caractérisées.
Quant aux hallucinations de l'ouïe, elles sont très rares, et je ne les ai rencontrées qu'une seule fois; c'était chez une jeune fille qui, le soir, entendait la voix de sa sœur, morte depuis peu de jours; elle se levait pour répondre à cet appel, et sa mère pouvait très difficilement la retenir au lit.
Les hallucinations ne s'observent pas à toutes les périodes de la chorée; tantôt c'est un symptôme avant-coureur qui se manifeste plusieurs jours avant l'apparition des mouvements convulsifs ; tantôt au contraire, et ces cas sont les plus communs, les hallucinations apparaissent au moment où la maladie convulsive est à son paroxysme, et alors elles sont, presque toujours associées à quelques-uns des troubles intellectuels que nous avons décrits précédemment : irritabilité, défaut de mémoire, hébétude. Ce n'est pas là d'ailleurs un symptôme fugitif, il peut persister pendant trois mois, quatre mois et même plus, et dans les récidives se reproduire chaque soir avec la même intensité; sa disparition est un signe d'uni pronostic favorable, qui coïncide toujours avec une diminu-tion sensible dans l'étendue et l'intensité des mouvements r choréiques; lorsqu'au contraire les visions deviennent plusi nombreuses et plus saisissantes, elles peuvent devenir le point l de départ d'un véritable délire maniaque.
3° Délire maniaque. — Au heu d'une modification dui moral ou de l'intelhgence qui ne va pas jusqu'à l'ahénationi mentale, au heu d'hallucinations se présentant comme lésion i isolée au milieu d'une intelhgence d'ailleurs à peu près in-tacte, on peut rencontrer, dans certains cas de chorée ai-' guë, un délire plus général qui se confond intimement avec : le délire maniaque; cette complication est assez rare et a été -