‹ Traite pratique des maladies mentalesChapitre 48 sur 172 · TYPE INTERMITTENT · texte numérisé non relu

TYPE INTERMITTENT

roxysmes peuvent être plus ou moins accentuées : on voit des malades, surtout des monomaniaques, chez lesquels le délire se circonscrit singulièrement pendant les périodes de calme; ils peuvent dissimuler leurs préoccupations maladives, se maintenir et en imposer pour une guérison, bien qu'au fond les idées délirantes restent les mêmes, prêtes à reprendre leur empire au premier paroxysme. Chez les maniaques, chez les mélancohques, on observe des rémissions de cette nature, mais l'inaptitude au travail, l'insomnie, un reste d'excitation ou de dépression indiquent que la rechute est prochaine : la paralysie générale elle-même , bien que liée à un état organique dont la marche est fatale, présente parfois dans ses symptômes les plus graves une rëmittence qui peut se prolonger pendant des années entières et faire croire à une heureuse terminaison, lorsque au bout de ce temps la maladie reprend sa marche habituelle.

La rémitlence peut aller jusqu'à l'intervalle lucide complet, signe avant-coureur d'un bon augure, qui, variable dans sa durée, dans son mode d'apparition, dans son degré, se rencontre principalement dans les formes aiguës comme la manie et est en général l'indice d'une prochaine amélioration.

3° Type intermittent.

Dans le type intermittent, on voit tous les symptômes cesser brusquement pour reparaître au bout d'un intervalle qui peut être d'un ou de plusieurs jours, d'une ou de plusieurs semaines, d'un mois, d'une année : c'est ainsi qu'il -existe des manies et même des mélancohes intermittentes à type tierce , quarte , hebdomadaire , mensuel , annuel ; dans d'autres cas, l'intermittence est de durée fort inégale et ne semble soumise à aucune périodicité fixe. Le fait de l'intermittence qui en pathologie médicale comporte avec lui un heureux pronostic en ce sens qu'il est facilement accessible aux antipériodiques, est au contraire fort grave en médecine

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