‹ Traité pratique des maladies nerveuses (volume 2)Chapitre 23 sur 33 · DES DÉSORDRES DU GOUT ET DE L’ODORAT · texte numérisé non relu

DES DÉSORDRES DU GOUT ET DE L’ODORAT

Ces sens peuvent être, comme ceux dont nous venons de nous occuper, dérangés dans leurs fonctions, de toutes sortes de manières. Nous ne ferions à cet égard que répéter ici ce que nous venons de dire à l’égard de la cophose, avec cette remarque seulement en plus, que, comme les stimulants du goût et de l’odorat sont en quelque sorte plus matériels et plus à notre disposition, nous pouvons un peu mieux nous en servir pour éveiller la sensation , entretenir et rétablir des relations favorables entre les nuances de perceptions que nous voulons leur donner. C’est là-dessus qu’est fondé l’art culinaire bien entendu et celui du parfumeur. Pour le médecin, ni l’un ni l’autre ne sont à dédaigner; les sensations du goût surtout sont si utiles pour la digestion, qu’il y a toujours grande utilité à tenir compte de celles qu’on prépare pour les malades.

Les affections qui méritent le plus de fixer ici notre attention sont les perversions ou les abolitions de ces sensations si souvent solidaires. Rien n’est plus à plaindre qu’un malade qui a perdu complètement le goût, qui mange de tout avec la plus parfaite indifférence ;

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