‹ Traité pratique des maladies nerveusesChapitre 14 sur 96 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

DB8 ItALADIBS SPASyOOIQUBS EN GÉNÉRAL.

[Je n'ignore pas qu'il aurait été plus logique de grouper ces maladies en prenant pour base de leur rapprochement, non pas leur forme, leurs expressions symptomatiques, mais leur nature, leurs causes essentielles. On me reprochera d'avoir établi des liens de Glialion entre le tremblement, la toux convulsive, le hoquet, Tépilepsieet Phystérie ; les unes parmi ces maladies étant en quelque sorte locales, les autres générales. Des lecteurs, avec plus de raison, me demanderont pourquoi je considère comme des maladies, comme des individualités morbides, comme des entités

pathologiques y des troubles fonctionnels symptomatiques, tels que les crampes, la toux convulsive, lé tremblement, les palpitations, qui sont souvent des désordres passagers produits par une seule et même cause, morbide ou autre, bien plus qu*ils ne constituent par eux-mêmes des maladies réelles? Pourquoi je considère comme principal ce qui n'est que secondaire, au point de placer Thydrophobie, la nymphomanie, parmi les maladies convulsives, alors que le spasme convulsif n'est vraiment dans ces affections qu'un phénomène morbide accessoire? D*autres enfin s'étonneront de voir réuni dans cette seconde édition, ce qui était considérablement séparé dans la première.

Je répondrai : que j'ai discuté la valeur de toutes ces objections ; que c'est en connaissance de cause que j'aurai péché contre ce qu'on pourrait appeler la philosophie médicale ; que si j'avais obéi aux légitimes exigences de mon esprit, j'aurais réduit ces seize chefs de maladies à quelques unités simples, en prenant pour critérium les notions anatomiques et physiologiques du système nerveux , les rapports des causes essentielles, des symptômes et du traitement. Mais cette réforme eût-elle été mieux accueillie? N'aurait-elle pas été prématurée au moment où l'anatomie et la physiologie nerveuses nous révèlent chaque Jour des faits nouveaux, nous fournissent des applications da plus grand intérêt et nous préparent une complète révolution dans la pathologie nerveuse ? Réflexion faite, et sans me dissimuler les vices de cette classification partielle, j'ai rapproché les maladies dont la dispersion dans les deux volumes eût ajouté quelques défauts de plus à ceux déjà signalés et reconnus. C'est pourquoi j'ai réuni dans la même classe et dans le même volume les convulsions des enfants, la chorée, Tépilepsie et l'hystérie.

Mais après avoir prévu cette sévère et juste critique, je tiens à démontrer que ces maladies, peu connues dans leur nature, offrent pourtant des phénomènes communs, et qu'à ce titre on pouvait les grouper dans une même famille. Ainsi toutes, à un moment donné de leur évolution, présentent un désordre dans la contractilité musculaire, contractilité insolite qui tient au fond du spasme, de la convulsion, malgré des différences apparentes dans la forme. Ainsi les contractions toniques et cloniques de l'épilepsie ei de l'hystérie, les contractures, le tremble-

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