‹ Traité pratique des maladies nerveusesChapitre 40 sur 96 · DES CONTRACTIONS ET CONTRACTURES LOCALES- A · texte numérisé non relu

DES CONTRACTIONS ET CONTRACTURES LOCALES- A

are est au-dessous de la moyenne, il y éprouve un sentiment de refroillssement bien que la peau soit constamment couverte de sueur.

Les fonctions organiques sont régulières; il n'a pas et n*a jamais eu de \bnre: les digestions sont bonnes, les selles rares mais faciles. La sécrétion H Texcrétion de Turine seraient normales, s*il n*y avait eu de temps k itttre et à de rares intervalles une miction involontaire pendant la nuit les pertes réellement séminales sont moins fréquentes, mais elles persistent en ce moment. Les érections sont possibles.

Il fut un temps où le diagnostic et le traitement de cette maladie eus* lent été fort simples; myélite et antiphlogistiques les auraient résumés en deux mots, sinon à la satisfaction du malade, du moins à celle du médecin; il s'en faut qu'on ait pu dire quelle est la lésion nerveuse qui prodiil cette contracture, puis secondairement cette paraplégie, et formuler

u traitement efflcace.

Ce malade est resté huit mois a l'hôpital, soumis aux médications en apparence les plus rationnelles, sangsues, ventouses, cautères actuels, purgations, strychnine, opium, chloroforme, biins sulfureux, électricité par courant interrompu localisé et généralisé, voire même par courant continu, à Taide de ces merveilleuses chaînes qui triompheraient de tout. Rien, rien n'a pu le soulager un moment. L*hydrolhérapie n'a pu être essayée, les hôpitaux ne possédant pas encore les appareils que réclame ce traitement. Les pertes séminales seules ont été arrêtées sous Tinfluencc de Télectricité.

Nou*s avions là une contracture type, équivalant pour le malade a une paraplégie complète, non par absence, mais par excès de vitalité, d'excitation et de contracture nmsculaires. Riait-elle, comme tout le porte à croire, purement dynamique? Dépendait- elle d'une altération de la partie inférieure de la moelle ? Était-elle locale et due à hi perversion des fonctions des muscles eux-mêmes? Personne n'a pu le dire avec certitude : H. Cl. Bernard, pourtant si habile à remonter d'un trouble nerveux à sa cause probable, M. Rayer et plusieurs autres observateurs non moins sagaces, .n'ont pu porter un diagnostic précis et par conséquent conseiller un traitement raisonné et eflicice. C'est qu'en effet, la marche de la maladie, l'examen attelif du malade, le traitement, cet ostentateur^ comme dit 'aphorisme, qui si souvent éclaire, nous ont laissé avec cette pinion» que c'était probablement une contracture nerveuse^

A68 MALADIES DUES A UNE AUGMENTATION DE l'BXCITATION ÎŒRVEUSE

essentielle^ due aux pertes séminales donl Topération de yari cocèle a pcul-ôlre élé le point de dépari, et non une contracture, due à une lésion organique du racliis, malgré la douleur lombaire réveillée par les mouvements du tronc, et une forte pression sur les apophyses vertébrales. Mais cette essentiab'lé nerveuse, si propre à masquer notre ignorance, admise, en étions-nous plus avancés? Le malade, en désespoir de cause et de traitement, a été admis comme pensionnaire à Bicétre. Peutêtre un jour les médecins de cet hospice pourront-ils nous dire, quelle était la cause de cette contracture paraplégique. Je dois ajouter en terminant, pour qu'on ne soupçonne pas un oubli de ma part, que Chalenet n*a jamais été atteint de syphilis, de rhumatisme, de chlorose, ni d*aucune autre diathèse capable de produire la maladie donl il esl affecté.]

Certaines chorées toniques ont un peu d'analogie et de ressemblance avec les contractions musculaires nerveuses. Mais dans le plus grand nombre des cas, ce qui caractérise la chorfe tonique ce sont des mouvements et des positions bizarres des membres, auxquels la volonté n*a aucune part; tandis que les contractions tiennent les mêmes parties dans une immobilité forcée et en quelque sorte fixe. Ces deux maladies sont dooc presque toujours très distinctes, excepté sur les limites qui leur sont communes et la où existent en même temps d'autres grands désordres nerveux. Mais alors la confusion est de peu d'importance puisque la même cause générale produit l'une ou l'autre affection, cl puisque les accidents capitaux enlraJnent le même pronostic et exigent une thérapeutique semblable.

Nous arrivons à l'étude comparative et diagnostique des espèces, relativement à l'essence de la maladie, à la cause première qui y donne lieu. Je n'ai pas besoin d'insister sur l'importanee de cette partie du diagnostic, puisque c'est la, comme on vile comprendre, que se trouvent les plus utiles renseignements pour le pronostic et le traitement.

A ce point de vue, celles de ces espèces qui nous paraissent les plus importantes à reconnaître et que nous avons le plus fréquemment rencontrées sont les suivantes :

Contractures et plus souvent contractions hystériques. Rllcs

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