‹ Traité pratique des maladies nerveusesChapitre 47 sur 96 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

DES TODX CONVULSIVBS.

Définition. — Je désigne par celte expression générique différenles sortes de toiix nerveuses, dont le caractère domininl est une sorle de convulsion du diaphragme, des muscles intcrcoslaux ou de ceux de la glotte. Elles ne ressemblent pas aux efforts qui ont pour but de soulager les bronches de la présence d'un corps étranger, ou d'une sécrétion surabondante qui gênerait la respiration.

La toux catarrhale, par exemple, commence doucementelîa progressivement en augmentant pendant la quinte jusqu'à Texpuition finale; elle montre une sorte de régularité, et on sent qu'il y a derrière elle une matière dont on veut se débarrasser ; la toux nerveuse est brusque dans son début, elle reslf la même jusqu'à la fin ; on entend qu'elle est sèche et sans matière; elle ne se termine pas par une véritable expectoration, elle finit le plus souvent sans que le malade rende rien, oo tout au plus quand il y a eu expulsion de salive mousseuse H claire.

La toux nerveuse no ressemble pas non plus a celles que produiraient les inflammations des bronches, des poumons ou(ks plèvres. Dans ces derniers cas, d'abord des signes matériebt faciles à connaître par l'auscultation et par la percussion di thorax, découvrent bien vite la nature du mal; puis des doileurs locales, des chaleurs dans les parties lésées, et la roarch régulière de la maladie, révèlent nettement la véritable eau» de la toux. Dans la toux nerveuse, rien de tout cela n a liea; les signes physiques sont nuls ou à pou près; les douleurs, quaa^ il y en a, ont toute Tapparence des douleurs nerveuses; il n'y a ni chaleur, ni gêne persistante entre les quintes de toux daas les parties qui en paraissent le siège ^ enfin la marche brusquai le début aussi intense que le milieu, la fin rapide etsansexpuition, les inégalités relatives des accès comparés les unsauxatt* très, le développement sous l'influence de quelque cause UnA difTérente de celles des affections calarrhales ou inilamroaloiitf

DES TOUX CONVtLSIVE.-i. 501

connues, en6n les habitudes du sujet forment un ensemble déterminé qui ne se trouve nulle part ailleurs. Même dans le^ cas où la toux nerveuse est accompagnée d*uue phlegmorrhagie abon« dante, la présence de lous les signes que je viens de rappeler, la connaissance des antécédents du sujet, jointes à la forme éminemment convulsive de la toux, suffisent pour que le médecin attentif s*y reconnaisse. Il est, on le conçoit, fort important de ne pas s'y tromper, parce qu'on s'exposerait a voir durer un temps inflni des toux nerveuses que quelques moyens simples bien appliqués auraient au moins abrégées ; ou a aggraver, par une méthode vicieuse de traitement, des toux catarrhales ou phlegmasiques, qu'une médecine mieux entendue aurait à coup sûr soulagées et probablement guéries.

Diagnostic. — La pratique de la médecine fait reconnaître plusieurs sortes différentes de toux nerveuses. Outre les variations individuelles ou momentanées qu'elles offrent souvent, et dans lesquelles nous pouvons facilement retrouver un des apanages ordinaires des affections névropathiques, les toux nerveuses sont distinguées par plusieurs formes assez régulières et assez bien dessinées, pour que je sois autorisé a les classer en plusieurs espèces. Toutes celles que j'ai observées se rapportent plus ou moins aux suivantes :

Première variété. — Quelques sujets, comme ceux qui m*ont offert le type de Y état fierveux, ne peuvent pas recevoir une émotion morale ou physique quelconque, sans être pris d'une toux presque convulsive. Comme il s'agit «alors simplement d'une des variétés symptomatiques de cet état, et que je Tai suffisamment indiquée quand' j^en ai traité, je ne crois pas avoir besoin d'y revenir ici. Il est important, néanmoins, de faire remarquer que, même dans les cas de cette espèce les mieux caractérisés, le médecin a besoin d'explorer les organes respiratoires avec beaucoup de soin et dans des instants très Taries. Les névropathiques ont tant d'inégalités dans leur manière de respirer qu'on est souvent exposé à entendre en un point une expiration prolongée, ou une respiration seulement bronchique, ou même un défaut complet de respiration ; et si Ton s'en rapporte à un de ces signes perçus dans un moment^ donne, on hasarde un diagnostic ellrayant sur quelque débu

^02 MALADIES DUES A UNE AUGMENTATION DE l'eXCITATION NERVEUSE.

de tiibercnlisalion. Puis, en renouvelant Texamen, on trouve que le signe formidable n'a rien de constant, qu'il varie dans le môme point, qu'il ne concorde pas avec les autres données fournies soit par la percussion, soit par l'étude des fondions. Des recherches multipliées et une observation très variée sont donc ici plus que jamais nécessaires pour bien établir le diagnostic, et se mettre à l'abri des erreurs fâcheuses qu'une exploration trop rapide ou trop rare pourrait faire commettre.

Ces nuances, dont je viens de donner une idée, sont d'autant plus importantes à saisir, que souvent la phthisie pulmonaire tuberculeuse, au début, présente, avec la maladie qui nous occupe, certaines ressemblances qui rendent l'erreur très facile. Les sujets, dont la tuberculisation commence, toussent aussi pour la moindre cause ; mais il faut noter qu'ils toussent sous des impressions physiques plutôt que morales, tandis qu'au contraire la toux de l'état nerveux arrive surtout quand le moral est mis en jeu. Les tuberculeux, au début, s'effilent, s'amoindrissent et ressemblent un peu aux sujets nerveux par excellence, surtout quand ceux-ci sont en même temps chlorotiques: mais ces derniers offrent des bruits de souffle vers les gros vaisseaux (lu cou et au cœur ; ils ont des antécédents névropathiques; ils présentent une réaction nerveuse très vive; leurs forces ne sont pas perdues, elles se retrouvent aussitôt qu'elles sont activement. sollicitées-, le sommeil leur reste en général long et complet ; leurs toux n'ont rien de continu, elles sont très inégales et capricieuses; puis, enfin, l'exploration réitérée de la poitrine démontre toute la fugacité des signes redoutables qu'une exploration insuffisante aurait pu quelquefois i^ cueillir.

Cette toux nerveuse ne comporte pas d'autre pronostic ni d'autre thérapeutique que ce (jue j'en ai mentionné en traitant de l'état nerveux.

Le premier est réglé exclusivement sur le plus ou moins d'intensité du trouble général; le traitement, à part quelques moyens calmants locaux et quelques précautions prophyhctiques analogues à ce que je vais conseiller pour les autres toux nerveuses, est fondé entièrement sur les indications propres à l'état nerveux.

DES TOUX CONVLLSIVES. 503

J*aurais fait plus brièvement Thisloire de cette espèce de maladie, si je u*avais pas eu à consigner ici quelques difficultés de diagnostic dont il est bon d'être averti. Je me crois obligé de prévenir que j'ai vu s'y tromper des médecins fort estimés et fort estimables.

Deuxième variété. — Une autre toux nerveuse, qui a quelque analogie avec celle-ci, se montre chez quelques sujets, toutes les fois que certaines fonctions ne s'exercent pas, ou quand elles s'exécutent avec une activité plus grande qu'à l'ordinaire. C'est ce qui arrive, par exemple, à certaines personnes, quand leurs repas tardent trop; à quelques autres, aussitôt qu'elles ont mangé, et surtout quand le repas a été plus copieux qu'à l'ordinaire. D'autres personnes ne peuvent pas se donner un peu plus de mouvement musculaire, subir une fatigue, marcher, veiller, s'animer, sans que la toux convulsive s'ensuive et les tourmente plus ou moins longtemps.

Les analogies entre cette toux et la précédente sont nombreuses ; c'est aussi une toux sèche, nerveuse, capricieuse, sans troubles stéthoscopiques ou plessimétriques constants; mais celle-ci a quelque chose de plus fixe. Chez les mêmes personnes, elle revient régulièrement à la suite de la même fonction remplie; elle se soutient tant que dure l'acte physiologique auquel elle est annexée; elle est plus caractérisée^ il semble qu'elle tienne davantage à un véritable désordre des organes dont elle dépend.

II suit de là que le pronostic est modifié suivant l'importance et l'activité de l'organe qui exerce sur cette toux une action synergique ; suivant la nature et l'intensité du désordre dont cet organe est le siège ; suivant le trouble de la fonction qui rappelle la toux. Il se fonde, en un mot, beaucoup plus sur toutes les circonstances originaires que sur la toux, qui n'est que secondaire.

C'est encore à peu près ce que nous pensons des indications thérapeutiques. Nous ne sommes plus au temps de dire avec Pomme : < La toux convulsive cédera constamment aux fomentations et à la tisane de poulet. » Le traitement dirigé contre la loux, sans tenir compte de son origine, risquerait fort de demeurer inefficace; tout au plus irait-il jusqu'à adoucir ce

504 MALADIES DLES A UNE AL'GMENTaTION DE L^ EX CITATION NERVEUSE.

symptôme ; mais il n'en préviendrait certainement pas le retour dans les circonstances pareilles à celles dont on n*aurait pas tenu assez de compte. Tandis que si Tindication capitale est bien saisie, d'une part, on a l'avantage d'y rencontrer immédialemenl 4es meilleurs conseils prophylactiques, et, d'autre part, on est en possession des agents thérapeutiques les plus sûrs. Ce n'est pas à dire qu'il faille, même alors, négliger la thérapeutique de la toux et dédaigner les palliatifs du symptôme. Il ne faut plus seulement que leur donner une importance secondaire, celle qu'ils ont dans la nature.

On devra donc s'enquérir avec soin des conditions pathologiques de la fonction dont la suspension ou l'exercice rappelle cette toux; et, suivant le cas, conseiller, à ce point de vue, les remèdes et le régime les plus capables de rétablir l'ordre normal. L'estomac sera rétabli dans sa fonction par le choix des alimeDls, par une détermination exacte de ses heures de repos et d'activité, par des médicaments capables d'en régulariser l'exercice; la chlorose sera directement combattue par les ferrugineux, etc. Puis, en même temps, on aura soin de diriger contre la toux' quelques remèdes appropriés.

On prescrira des fumigations émollientes et narcotiques, quand la toux se montrera accompagnée de beaucoup d'irritition; des boissons sulfureuses, dans le cas contraire; des narcotiques énergiques avalés et digérés avec ou sans les aliments, si la digestion stomacale est accompagnée de vives douleurs; des poudres et des eaux absorbantes, quand on saura qu'il y a trop d'acides dans l'organe gastrique, etc. Par des procédés semblables et en suivant la même méthode, on est assuré de rencontrer partout les véritables indications et d'en recueillir tous les bénéfices, pourvu que l'art soit en possession, comme dans les cas que je viens de citer, de bons remèdes pour y satisfaire.

Troisième variété. — Une autre toux nerveuse mérite aussi de fixer l'attention du praticien ; c'est celle dont certaines personnes sont tourmentées aussitôt qu'elles éprouvent un peu d'irritation des bronches. Il y a des sujets, en effet, qui ne peuvent f»èùt enrhumés sans que leur toux prenne un caractère convulsîf,^ modique, comparable a ce qui se passe dans la coqoetftii* Tantôt la toux revêt cette forme au commencement d

«,« ^ikA^H^. ..

DES TOUX CONVtLSlVES. 505

c*est ce qui arrive surtout chez les enfants ou les adultes très jeunes ; et alors elle se conserve telle, jusqu'à ce que les phénomènes de coctiion se montrent. Chaque accès de toux se prolonge comme ceux de la coqueluche, avec plus ou moins de sécheresse, plus ou moins de raucité dans la voix, plus ou moins d'efforts et de vomituritions. Dans quelques cas, certains accès, certaines heures de la journée ou de la nuit, présentent ce phénomène; puis à la longue, avec ou sans le secours de Tart, le spasme de la toux tombe, et les choses rentrent dans les conditions ordinaires d'un catarrhe qui mûrit. Dans d'autres occasions, et c'est surtout chez les adultes que la chose arrive, le caractère spasmodique des quintes de toux ne se montre que vers le temps où le rhume devrait tirer a sa fin. Au lieu de mûrir, comme il arrive dans les cas les plus ordinaires, les crachats restent transparents et mousseux ; ils ne sont rendus qu*après de longs efforts, une toux convulsive fatigante et des vomiturilions réitérées. Les efforts de toux se répètent avec une grande fréquence, et sont provoqués par la moindre cause. Les accès se prolongent tant que la glotte éprouve ce sentiment de titillation, d'irritation, de suffocation spasmodique qui fait le principal tourment des malades. Puis un peu de matière blanchâtre, transparente, spumeuse étant rendue, tout revient a Tordre; l'injection des yeux et du visage disparaissent rapidement; la respiration reprend son rhylhme habituel, et le malade, rentré dans le repos, goûte une tranquillité satisfaisante, jusqu'à ce qu'une nouvelle quinte le ressaisisse.

Cette toux convulsive^ en forme de coquelnchey se soutient quelquefois pendant assez longtemps, plusieurs jours, mémo plusieurs semaines ; puis peu à peu les crachats prennent l'apparence de la coction, perdent de la saveur salée qui leur appartenait surtout au début, deviennent plus abondants et plus faciles; les quintes s'éloignent les unes des autres, et diminuent de violence jusqu'à rentrer dans les toux ordinaires d'un rhume qui fond.

Quelquefois, chez les sujets éminemment nerveux, les choses ne se passent pas tout à fait de cette manière; il n'y a pas de transition entre la maladie et la santé; la toux convulsive cède brusquement pour ne plus reparaître; l'expuition transparente.

606 MALADIES DUES A UNE AUGMENTATION DE l'eXGITATION MEETEIISE.

filante, spumeuse, ne change pas de nature; elle se supprime comme la toux. Ces cas ne sont pas a la vérité les plus communs, mais ils ne sont pas assez rares non plus pour qu*on n*en tienne pas compte.

Les causes réelles démette toux convulsive à forme de coqueluche ne me paraissent pas faciles à apprécier. A part la prédisposition nerveuse des sujets qui en sont affectés, tout y ressemble au début et aux causes des rhumes les plus ordinaires; dans la marche de la maladie, la seule cause qui m*ait paru saisissable, c'est une série d'irritations successives des bronches chez un sujet prédisposé. Cette addition réitérée d'un rhume i un autre rhume m'a paru souvent cause de la forme spasmodique, convulsive, que prend quelquefois la toux des gens éminemment névropathiques.

La manière dont elle débute y dont elle marche^ la durée ordinairement beaucoup moins longue qu'elle conserve, sa termnaison plus rapide, et, si j'osais me servir de cette expression, moins méthodique, l'inégalité des accès, les antécédents du milado, l'absence de toute épidémie do coqueluche, la distinguent le plus souvent de cette dernière maladie, la seule avec laquelle on puisse la confondre. La forme de la toux, les accès, les signes stéthoscopiques la séparent complètement de toutes les autres affections pulmonaires, bronchiques ou pleurétiques.

[ C'est sans doute à cette variété qu'il faut rapporter la tour périodique nocturne des enfants, décrite par le docteur Behreod (de Berlin). Les enfants sans aucune toux, même sans aucun vestige de catarrhe pendant toute la journée, s'endorment tranquillement le soir à l'heure ordinaire ; mais après deux ou trois heures de sommeil, ils commencent à s'agiter, à tousser fortement avant de s'éveiller; ils jettent des cris, pleurent, et la toux devient de plus en plus violente, jusqu'à produire des vomissements; après une à deux heures d'agitation, les enfants s'endorment de nouveau, et passent bien la nuit. La toux revient à la même heure, les nuits suivantes, se répète ainsi quelquefois pendant des semaines et des mois ; elle finit par diminuer^ et disparaître complètement et spontanément.]

Pronostic. — Le pronostic de cette variété de toux n'est pis grave, sous le rapport du danger. En général, elle se tennioe ptf

la guérison. Mais sous le rapport de la souffrance, de rincommodilé présente et même quelquefois des suites possibles, il a quelque chose de plus sérieux. Les suffocations en peuvent devenir extrêmement pénibles; les efforts des quintes. congestionnent violemment la tète, provoquent des ecchymoses dans les conjonctives oculaires ; ils vont parfois jusqu'à causer Texpulsion des matières fécales, des urines ou du sperme, ou bien quelque bémorrhagie du larynx ou du pharynx. Le sommeil en est troublé de la manière la plus fâcheuse, soit parce que les quintes déterminent un brusque réveil, soit parce qu'elles empêchent le malade de s'endormir, soit enfin parce qu'elles le saisissent au moindre changement de position, au moindre mouvement, à la moindre impression morale ou physique. Elles sont rappelées par la déglutition des aliments, des boissons, de la salive et dérangent ainsi la digestion. En un mot, elles rendent ainsi extrêmement fatigantes et difficiles les fonctions les plus ordinaires de la vie. Parmi les suites redoutables qu'il faut prévoir de ces toux convulsives à forme de coqueluche, nous devons noter surtout les hernies et la production d'un véritable emphysème pulmonaire. J'ai eu souvent sous les yeux des preuves frappantes de ce que j'avance, sur des personnes qui n'avaient jusque-là montré aucune disposition à ces maladies. Ce que j'ai vu à cet égard me semble une sérieuse raison de se hâter de guérir ces toux nerveuses aussitôt qu'on le peut, avant qu'elles aient amené dans les poumons, ou ailleurs, les désordres matériels dont je viens de parler, et qui ne sont peut-être pas les seuls qu'on doive craindre.

Traitement. — Quant a la guérison de ces toux convulsives, les indications thérapeutiques m'ont semblé pareilles à celles de la coqueluche, avec cette différence que l'emploi du spécifique, la belladone, y est moins exclusif. Voici comment je me gouverne alors, et comment je conseille de les traiter :

Quand il y a manifeste production d'une irritation de la glotte et du larynx, je fais respirer des vapeurs aqueuses, chaudes, émoUientes ou simples, ou même rendues un peu narcotiques par quelque additionopiacéeou belladonée. Je conseille le même moyen pour hâter la coction dans les rhumes qui prennent la forme de toux convulsivc sans avancer ; j'y ajoute l'usage fré-

508 MALADIES DUES A tNK AUGMENTATION DE L*E\C1TAT10N NERVEUSE.

qucnl de loochs blancs additionnes de cinq à quinze grammes d'eau distillée de laurier-cerise. Si les matières expectorées sont rares, transparentes, spumeusesetpeu abondantes, je fais prendre par cuillerées une potion de cent vingt-cinq à cent cinquante grammes additionnés de vingt à quarante grammes de sirop diacode et de cinq à dix centigrammes de tartre stibié. Les vomissements ou les vomituritions qui suivent Tusage de cette potion, amènent presque toujours une véritable détente, et les crachats changent en. peu de temps de nature. Cette modification heureuse peut même arriver sans que reflet émétique de la potion se soit montré le moins du monde, surtout si on recommande au malade de ne pas boire dans les intervalles.

Mais là où n'existe aucune des indications que je viens de passer en revue, ou bien aussitôt qu'elles ont été éliminées par le traitement, j'ai recours a la belladone. Je l'emploie alors de deux manières : à l'intérieur et par la méthode endermique. Pour Fusage intérieur, je fais faire des pilules contenant de deux à cinq centigrammes d'extrait de feuilles de belladone, et je fais prendre le soir, et mômè quelquefois le soir et le malin, quand le cas le requiert, une de ces pilules, en même temps qu'on continue l'usage des autres moyens accessoires adoucissants. Quand la belladone ne peut pas être tolérée à doses suffisantes, j'en prescris une quantité moindre et je lui donne pour auxiliaire l'extrait de jusquiame a la dose de cinq, six, dix centigrammes, ou quelques centigrammes d'extrait aqueux d'opium. Ordinairement peu de jours de cette médication suffisent pour que la toux change de caractère. Seulement il y a des malades qui supportent diflicilement la belladone ainsi administrée; elle leur sèche et leur empâte la bouche, elle leur trouble la vue et même l'intelligence, ou bien elle cause quelques coliques avec ou sans une légère diarrhée ; c'est alors que je l'administre parte méthode endermique.

Pour cela, on applique sur la peau une pièce de linge ou de drap de la grandeur qu'on veut donner à la surface dénudée, après avoir préalablement trempé ce linge dans une solution concentrée d'ammoniaque. On maintient l'ammoniaque en étroit contact avec la peau, en appuyant légèrement sur le linge qui^ est imbibé, au moyen d'une pièce de monnaie. Au bout de ciof *

dix ou quinze minutes, suivant la force du liquide ammoniacal, répiderme est détaché ; on Venlève, on panse jp, petite plaie avec une pommade simple, composée d*axonge et d'extrait de belladone mélangés, de façon que chaque pansement emploie de cinq à dix centigrammes de Textrait, suivant les cas, Tâge, la force, la susceptibilité du sujet. Ces pansements sont renouvelés tous les jours ou deux fois par jour, jusqu^à ce que les effets de la belladone se fassent reconnaître.

Dans certains cas, et sur des sujets trop timides, on peut ap« pliquer, au lieu du vésicaioire à Tammoniaque, le vésicatoire ordinaire saupoudré de camphre, ou un vésicatoire dit anglais; et on se sert ensuite de la surface ainsi dénudée, delà manière que je viens dMndiquer pour le vésicatoire dont j'ai parlé en premier Heu.

Les vésicatoires à l'ammoniaque sont plus commodes, et absorbent beaucoup plus vite et mieux que les autres.

Je pense qu'il est inutile d'ailleurs de redire encore que toutes les indications générales fournies par Fétude de la personne malade, par son tempérament, sa constitution, ses conditions d'âge, de sexe, de maladie antécédente, seront scrupuleusement et avant tout étudiées et suivies. Il n'y a pas de bonne médecine des maladies nerveuses sans cela.

Quatrième variété. — Immédiatement après celle que nous venons de décrire, je crois convenable de placer une autre variété de toux convulsive, celle à laquelle on peut aussi donner le nom de toux cachectique.

Je veux parler de ces espèces d'accès dans lesquels une forme convulsive s'ajoute aux longues quintes de toux qui tourmentent les sujets épuisés par les maladies chroniques incurables ou longtemps négligées, par une diathèsc débilitante naturelle ou acquise, par les souffrances prolongées dues à de longs empoisonnements minéraux ou miasmatiques, par la privation habituelle des excitants naturels des fonctions les plus réparatrices.

Dans toutes ces conditions la fonction respiratoire se fait mal et d'une manière insuflisante, les bronches s'engouent de mucosités et la force nécessaire à leur expulsion manque ; puis le besoin impérieux de respirer se faisant sentir, le système nerveux tout entier se révolte contre le corps étranger qui le menace et.

bientôt ses tentatives de lutte se manifestent sous forme de convulsions de toutes les parties dont la synergie concourt a l'expulsion régulière des crachats.

On voit souvent dans nos hôpitaux des exemples de ces toux convulsives parmi les sujets étiolés que les longues misères nous fournissent, après des travaux portés au delà des limites du possible, et après des privations d'air, de calorique, d'aliments et de vêtements.

Je me contenterai d'en rapporter un exemple recueilli à l'hôpital Beaujon en 1850 :

Le 7 février 1850, est entré SarrazîD (Jean-Lucien), mécanicien, âgé de cinquante ans. lia toujours été bien portant; il assure que son père est mort|à quatre-vingt-dix-huit ans, et que sa mère, encore vivante, a quatrevingt-quatorze ans. Parti pour rAIgério comme colon le 19 mai 18^9, il arriva dans le courant de juin, et s'établit à Marengo dans la plaine de la Mitidja. Dans le courant d'août il y fut pris de la fièvre intermittente tierce, qui n'a jamais pu être supprimée en Afrique |)ar le sulfate de quinine sans revenir au bout de quatre où cinq jours.

Dans le commencement d'octobre, il vint s'ajouter au mal primitif une bronchite grave avec toux très douloureuse, orthopnce, sommeil presque impossible à cause des crachements, sensation de déchirement au-deranl du sternum, retentissement douloureux de chaque effort de toux au niveau de la rate, crachement abondant de muco-pus non aéré, jaune Te^ dMre.qui est devenu par la suite, blanc spumeux à la surface du crachoir, avec des parties encore jaunes plus denses allant au fond du vase.

Le malade quitte l'Algérie à la fin de novembre. 11 séjourne un moisi rhftpital de Toulon, d'où il sort sans être guéri complètement de sa fièvre et encore moins de sa toux. 11 séjourne encore à Thùpital de Lyon pendant un mois et sans plus de résultat, il arrive à Paris, et entre à Beaujon, od le laisse reposer les premiers jours sans lui faire subir aucun traitemeDt

Aspect cachectique de la fièvre, — Les crachats sont très abondante, mais rexjHîctoration arrive très difficilement; elle n'a lieu qu'après bien des efforts d'une toux fatigante et longtemps convulsive. Le malade dort presque assis de peur d'étouffer. La fièvre reparaissant encore de temps et temps, on donne pendant quelques jours le sulfate de quinine à ia dose de 0,30 seulement.

Le 11 février, la fièvre allant manifestement beaucoup mieux, on godmence l'administration de la pheliandrie aquatique (2 grammes délayés dans 8 grammes de miel) pris en une seule dose dans raprès-midi.

L'effet s'en fait sentir aussitôt. Au bout de huit jours la tout est devenœ de beaucoup plus rare et moins pénible; elle a perdu sa forme coDfolalTe; l'expectoration est très facile et diminuée de quantité. Le malade cbuto lui-même victoire tant le résultat est palpable; il ne peut s'empteiierdè

DBS TOUX CONVCLSfVES. 611

lire la comparaison de Tefflcacité de ce traitement a?ec rimpnissance de eux qu'il a subis à Toulon et à Lyon.

38 février. Depuis dix jours le malade dort bien ; il tousse sans effort et ans fatigue, quelquefois le matin; et au lieu d^emplir plusieurs fois son rachoir, il n*cxpectorc plus que quelques crachats limpides. En un mot, I se regarde à bon droit comme guéri de ce côté-là. Il ne lui reste plus loe la cachexie paludéenne, assez prononcée pour donner lieu à des sufusions séreuses dans les membres abdominaux et dans le ventre.

Le malade a déjà fait disparaître quatre fois ces symptômes par la posiion élevée des pieds et par des boissons nitrées ; on suit les mêmes indicaions de traitement, et on continue le sulfate de quinine. Peu à peu les orces reviennent; la teinte Isabelle delà face diminue pour faire place à un ond légèrement rosé, et au bout d'une quinzaine de jours le malade sort [oéri.

Dans cette observation nous voyons une de ces toux convulsives amenées t entretenues par la cachexie paludéenne dont ce pauvre colon avait été hercher le germe en Afrique. Chez lui point de lésion appréciable des oumons ni des bronches, toux convulsive presque continue, expectoration lalreuse et abondante, dyspnée extrême, surtout la nuit et, consécutivement I la gêne de la respiration autant qu'au trouble circulatoire amené parla lèvre, iuGltration des extrémités inférieures, des parois du ventre et même in peu du péritoine. *

Un meilleur climati un usage continu de la quinine, une application méthodique de phellandrie aquatique, ont triomphé à la fois et de toute la cachexie et de tous les symptômes secondaires, jusque-là attaqués en vain par le sulfate de quinine seul.

Cet exennple peut donner une idée de la façon dont je comprends la thérapeutique de la variété de toux convulsive qui nous occupe. Diriger imperturbablement contre la cause première de la cachexie les meilleurs agents thérapeutiques connus; «tlacfuer la toux symptomatique ])ar les calmants les mieux appropriés à la forme du mal; user de toutes les ressources possi- Wcs de l'hygiène pour triompher à la fois du mal essentiel et ^désordres consécutifs, c'est à coup sûr combiner contre un pareil mal tout ce que la science connaît et tout ce qu'exige la saine physiologie.

Pour ce qui regarde les phénomènes pulmonaires et bronchi- 1^, les indications sont pres(|ue toujours et partout les mômes ; ^agrande différence dans ce traitement sera basée surtout sur la ^ause première et aussi sur le degré de la cachexie. En ce qui repfJe la première indication, les choses ne diffèrent guère de ce ^^ nous avons jusqu'à présent établi pour toutes les variétés

précédentes de toux convulsives ; en ce qui regarde la seconde, nous ne pouvons que rappeler ce que nous avons déjà détaillé en mille endroits sur ces cachexies et sur la manière de les combattre.

Cinquième variété. — Il me reste enfin à dire encore quelques mots d'une dernière espèce de toux nerveuse, celle à laquelle je crois devoir conserver le nom ^'hystérique. Elle s'observe en effet chez les personnes que tourmente Thystérie, et au milieu de toutes sortes d'accidents qui se rapportent manifestement à la maladie principale. C'est une toux qui n*est pas rare; elle peut souvent embarrasser ou jeter dans une fausse voie le médecin qui ne serait pas assez sur ses gardes. La voici telle que je l'ai rencontrée :

Chez un sujet dont la poitrine est bonne, et remplit habituel* lement avec une régularité parfaite les fonctions respiratoires, une toux éclate tout à coup, fréquente, à paroxysmes inégaux, à intervalles imprévus, ou même quelquefois presque sans intermission ; celle toux ne se termine pas par l'expulsion régulière de quelques mucosités; elle est sèche et sans but, ou bien accompagnée d'une véritable phlegmorrhagie. L'auscultation fait entendre dans la poitrine, au premier cas, quelques rares bulles muqueuses ou un raie sibilant; dans le second cas, une sorte de gargouillement général à bulles liquides et petites; d'ailleurs point d'autres phénomènes à siège fixe du côté du poumon. D'autre part, les phénomènes hystériques abondent; tantôt ils auront précédé ou accompagneront encore la toux dont je parle; tantôt cette toux les aura remplacés brusquement; tantôt elle cessera instantanément, aussitôt qu'ils se montreront. La toux sera survenue sous rinfluencç de quelque cause morale, ou bien comme expression de chlorose, ou bien précisément parce qu'on aura pris les plus grandes précautions pour se garantir contre le froid extérieur, contre les courants d'air, qu'on aura évité de sortir, de marcher, de s'exercer, qu'on se sera mis à un régime rafrfilchissant et relâchant. Et puis, si on applique à cette toux les règles qui conviennent à toutes celles qui résultent des affections inflammatoires ou catarrhales des poumons ou des bron* ches, on observe que la toux s'exaspère au lieu de s'amoindrir; en même temps que les accidents hystériques se développent de

DES TOUX CONVULSIVES. 5t3

plus en plus. On a beau chercher dans le Ihorax, on n*y trouve aucune explication des symptômes de loux el d'étouflementque présentent les malades. La peau en général reste fraîche; le pouls, a part quelques irrégularités de force et de rhythme, ne devient pas fébrile. II conserve tous les caractères propres aux gens nerveux.

A tous ces signes, à Tétrangeté de début, d'intensité, de rémission de la toux, aux antécédents connus, aux phénomènes hystériques concomitants, au désaccord entre les conduits respiratoires et les fonctions de la circulation et de la calorification,je reconnais la toux nerveuse hystérique.

Le diagnostic me donne à la fois des renseignements suffi-* sants sur la cause du mal, sur le pronostic qi)*il en faut déduire et sur les indications thérapeutiques qui le dominent.

hk cause est celle de toute affection hystérique; nous ne pourrions conséquemment rien dire ici qui ne regarde l'hystérie en général \ nous nous bornons donc à renvoyer au chapitre qui traite de cette maladie.

Autant en ferons-nous pour le pronostic, en notant toutefois que cette toux, si elle était mal gouvernée et prise pour une sérieuse phlegmasie pulmonaire ou bronchique, pourrait acquérir une notable gravité, et conduire à une issue déplorable, c'està-dire, au développement le- plus fâcheux des accidents hystériques.

Les indications thérapeutiques sont encore celles qui appartiennent à cette classe générale d'affections. On est autorisé à espérer qu'on garantira les malades du retour de ces accidents en combattant avec persévérance, comme nous l'avons enseigné plus haut, la cause essentielle du trouble nerveux.

Quant aux mxidents présents y ils peuvent céder, comme tous 1^ phénomènes hystériques, aux agents dont nous avons cidessus conseillé l'usage ; mais parmi ceux-ci il en est deux sur lesquels je crois de mon devoir d'insister-, je veux parler de Vex» ^(dt de belladone et des baim. Le premier moyen employé à petites doses répétées jouit en général alors d'une merveilleuse ^cacité. Soit par la sécheresse qu'il produit sur les muqueuses, soil par son empire sur les affections nerveuses en général, et ^"particulier sur celles qui regardent les organes Ihoraciques, il [ . l. 33

calme la toux, diminue et fait disparaître, quand elle avait lieu, la sécrétion surabondante des mucosités trachéales et bronchiques, et donne aux malados une prompte tranquillité. Des doses de 1 centigramme répétées, autant qu*il est nécessaire, toutes les demi-heures, ne tardent guère à produire ce résultat; il est rare qu*on soit obligé d*aller à la cinquième pilule. Je préfère d'ailleurs la forme pilulaire, à cause du goût désagréable que la belladone communiquerait aux potions dans lesquelles on II ferait entrer.

Si la belladone n'était pas bien supportée, ou si la toux était sèche outre mesure, on se trouverait bien de la remplacer par Topiuin ou la jusquiame, seuls ou combinés. Une pilule de 10 centigrammes d'extrait de jusquiame, avec ou sans addition de 2 centigrammes d'opium aqueux, ou de 1 centigramme d'extrait de belladone prise toutes les trois heures, ne larderait pas à amener dans la toux et dans tous les autres phéno* mènes de la maladie une amélioration notable. Je n'ai jamais été obligé de prescrire par jour plus de (jualre ou cinq de ces pilules, et presque toujours deux ou trois ont suHi pour soulager d'abord, et à la longue pour guérir.

Quant aux bains, ils méritent ici une mention toute spéciale. En eilet, les habitudes des gens du monde, et môme des médecins, répugnent à recourir à ce moyen, quand on tousse. On peut se refroidir en se mettant au bain, soulTrir du froid quand on y est, et surtout quand on en sort. Et néanmoins, c'est, dans les toux hystériques, le moyen dans lequel l'expérience m'a a|hpris à placer le jilus de confiance. J'ai vu nombre de fois des toux hystériques, avec ou sans exhalation abondante, disparaître par ce moyen comme par enchantement, et des malades uiises au bain avec une toux incessante et une vive suilocation bvstérique, en sortir, pour ainsi dire, guéries. C'est donc un moyen que je recommande avec insistance d'employer toutes les fois qu'on se sera au préalable bien assuré de la nature hystérique de la toux. Je suis sûr qu'alors on no manquera pas de s*enbien trouver.

Les bains que je conseille ici seront tièdes, c'est-à-dire à uoe température de 29 à 32 degrés centigrades, selon la saisoD, kl < habitudes et la sensibilité de la personne malade. 11 sera souvWt J

utile d^abaisser celte température et de recommander le bain Frais, c'est-à-dire de 24 à 28 degrés. Le bain de cette sorte calme mieux le système nerveux. C'est presque toujours à c^s derniers degrés de température qu'il en faut venir, après qu'on a, dans les premiers moments, exploré convenablement ce moyen, c'està-dire après qu'on s'est assuré de ses bons effets, qu'on a pris courage, et disposé les malades aussi à pousser la cure plus loin; quand surtout on s'est, par un examen complet du thorax, confirmé dans Topinion qu'il n'y a aucun danger pour la poitrine.

[il faut cependant reconnaître, que cette toux hystérique réasle quelquefois aux médications en apparence les plus rationnelles: j'ai encore sous les yeux, bien que l'observation remonte âcinqousix ans, l'exemple de la tille d'un concierge, rue Taitbout, âgée de seize ans, dont la toux, essentiellement hystérique, a duré plusieurs mois sans rémission. Elle avait débuté à l'occasion d'une suppression des menstrues, et à la suite d'un brusque refroidissement. Bien des médecins et des plus renommés ont >iinement mis à contribution et leur expérience et leur sagacité, la toux a résisté aux préparations de belladone intus et ejctra^ à tous les antispasmodiques, aux bains chauds ou froids.

L'état de cette pauvre malade offrait le plus affligeant tableau : la parole à voix basse, le mouvement de déglutition, rendaient la toux plus convulsive; elle redoutait jusqu'à l'ingestion des boissons, et rejetait la plupart de ses aliments par vomiturilion : ^1 c'est assise sur son lit qu'elle passait les jours et les nuits sans l'^vpos ni trêve. Des révulsifs, quelques sangsues appli(|uée$ chaque toois, au voisinage du bassin, avaient en vain excité le retour Acs règles, lorsqu'un jour eniin le sang reprit son cours men- Miel, et diminua la fréquence de celte toux nerveuse, que n'avaient |Ni vaincre les remèdes les plus généralement employés, ou les |Uus excentriques ; l'empirisme était bien permis, là où la théra- ^Qtique rationnelle était absolument impuissante. J'avais pour ^It part, en désespoir de cause, et suivant le conseil d'Alquié Me Non Ipellier), essayé de l'emploi du camphre ^ puis de la poudre ^ gui de chêne (poudre de gui de chêne, 16 grammes ; j^omme ^nhique, 30 grammes; sucre, 15 grammes, pour 15 bols, un kiiites les deux heures, m'en rapportant àTéioge qu'en fait le

516 MALADIES DUES A LNE AUGMENTATION DE L EXCITATION KERYEtSE.

Bulletin de thérapeutique, lomeXXI, p. 209, 1841. J'aurais de môme usé de celte autre formule; vantée également comme très efficace contre la toux nerveuse par le docteur Harvenc (de Mannheim).

Oléosaccharum de fenouil 2 grain. 50 ceotigram.

Kermès minéral * iO —

Extrait de jusquiame iO —

Opium 05 —

A diviser en deux doses, et à prendre une dose le soir à un jour d'intervalle.

Il existe enfin d'autres toux nerveuses, dues à l'excitation produite sur les branches du grand sympathique et réagissant sur le pneumogastrique.

C'est ainsi que M. Cerise a publié, dans les Annales médicovsychologiqueSy l'observation d'une jeune fille de onze ans, guérie d'une toux spasmodique par l'expulsion d'ascarides lombricoldes, et qu'Albinus rapporte celle d'un soldat, qui avait un anus artificiel, et qui était immédiatement pris d'une toux convukive, toutes les fois que la muqueuse intestinale était exposée â l'air.]

Page 1