‹ Traité pratique des maladies nerveusesChapitre 59 sur 96 · DE L*HYDROPHOBIE. 6A · texte numérisé non relu

DE L*HYDROPHOBIE. 6A

a6n de tromper Thorrcur qu'il éprouve pour les liquides et soulager la soif. On le tiendra, s'il y a moyen, dans un bain dont il ne verra pas le liquide ; on mettra sur lui, avec le moins de secousse possible, des linges mouillés, dont on tâchera de lui dis^ simuler la sensation. On cherchera à ranimer sa confiance et son courage, et en même temps on lui fera prendre à Tintérieur tous les calmants et les narcotiques les plus actifs. Dans un mal si grave, il faut plutôt craindre de rester en deçà que d'aller au delà du but ; par conséquent Vopium et le cyanure de potassium seront utilement employés à doses élevées et multipliées. On peut porter les doses d'opium jusqu'à 50 , 60, 75 centigrammes d'extrait dans les vingt-quatre heures ; les pousser enGn jusqu'à ce que les symptômes narcotiques commencent à se montrer. Malheureusement on n'atteint point ces doses, sans exciter en même temps des vomissements qui détruisent ou pa* ralysent les effets du médicament. Autant en faut-il dire de la morphine qui remplace si souvent avec avantage et avec une éoergie incomparablement plus grande, l'extrait aqueux. Le cyanure de potassium doit être considéré dans ces cas, comme un moyen artificiel de faire prendre de Tacide^cyanhydrique non dissous. Il faut seulement l'employer avec une certaine réserve et en commençant par 2 ou 3 centigrammes tout au plus; on élève les doses à mesure du besoin et de la toléi*ance.

On fera bien aussi d'essayer l'emploi réitéré des lavements et des boissons vinaigrées^ dont l'usage a été quelquefois suivi d*un soulagement marqué, ainsi que cela résulte d^une observation publiée par M. le docteur Cassan, alors interne des hôpi* taux (1).

Inutile de revenir sur les sueurs et les bains de vapeur ^nseillés par Buisson, qui croit s'être ainsi guéri de la

Quant aux injections d'eau dans les veines qui ont été conseillées et tentées par Magendie, j'avoue que je n'en ose rien dire. Je m'explique, en présence d'un pareil mal, les tentatives âe traitement les plus désespérées; et je n'hésiterais pas à conseiller en cas pareil de renouveler Texpérience, si les injections

(i) AfMoetàfiméàKmt, i825, t. V1I| p. 90,

Page 1