II
une plus grande fréquence et une plus grande acuité ; anjonrdlrai cHci sont pour le malade. un éternel et affreux supplice; ft chaque însUntel sans cause appréciable, des élancements se font sentir au haut désirantbras, suivent le trajet des nerfs et de leurs divisions, gagnent les doigts, et sont à ce point intolérables, que le patient, poussant des cris et i» gémissements, contracte tous ses membres et les muscles de la face, comme pour lutter, à Taide du concours de toutes ses forces, contre ces accès de souffrance. J'ai noté que dans ces efforts énergiques, Torine est chassée de la vessie ; je dois ajouter que le malade assure voir des pbospbènes quand les douleurs portées au summum de leur acuité, le jettent dans une sorte de spasme général. Tous les troncs nerveux de l'avant-brasiie sont pas algésiquement affectés au même degré, le nerf cubital au niveau de son passage dans la gouttière olécrânienne, est plus que tout autre, le point de départ des douleurs qui suivent le bord cubital de l'avanK-bis, et s'étendent jusqu'au petit doigt ; le nerf cubital gauche est plus fréquemment que le droit pris de cette hyperalgésie, et le malade, par une sorte d^habitude instinctive, se hâte de saisir l'avant-bras gauche avec la mais droite et de le serrer convulsivement, dès que l'accès névralgique se fitt sentir. Ces accès laissent parfois quelque répit, mais quelquefois aussi ils se répètent toutes les deux ou trois minutes, avec une opiniâtre persistance, durent des heures entières et ne se ralentissent que quand la névrosité générale est en quelque sorte épuisée. V hyperalgésie desmutciff du bord cubital de la main est telle qu'on ne peut les comprimer sans réveiller les douleurs, qui dans ce cas se propagent de bas en haut, cootrairemeuli ce qui a lieu quand la cause d'excitation portesur le coudeoo dans son voisinage. Je dis l'hyperalgésie des muscles, attendu que la peM est analgésiée sur plusieurs points de l'avant-bras et de la main, eoire autres à la région cubitale, de façon qu'en ces points le malade n'y seul pas les piqûres d'épingle.
Les membres supérieurs sont principalement le siège de la névralgie atrophique, mais les membres inférieurs n'en sont pas complétemeii exempts. Le malade se plaint, en effet, d'y éprouver des douleurs le long du trajet du nerf crural pour la partie antérieure de la cuisse, et du nerf sciatique pour la partie postérieure. Ces douleurs sont plus marquées i la jambe et au pied, où elles occupent les branches collatérales et tenninales du nerf sciatique poplité externe, et celles du musculo-cotaoë, ï b face dorsale du pied. Indépendamment de ces douleurs, le malade a conscience d'une sorte de fourmillement moins prononcé qu'aux meote supérieurs, et qui ici donne plutôt le sentiment d'une forinicatioB qw d'une douleur véritable. Notons enfin, à propos des troubles de h