CHAPITRE IX
NÉVRALGIE DE l'iNTESTIN
[ La névralgie de Tintestin peut avoir pour siège un des points du tube di^eslifqui s'étend du duodénum à Tanus inclusivemeoL et qui reçoit sa double sensibilité perçueet latente ou organique dfs plexus mésentéi ique supérieur, mésenlérique inférieur, hemai^ rlioidaux moyen etinférieur et du nerf honteux interne. Le plexe mésenlérique supérieur, branche de bifurcation du plexus solaire émane des ganglions semi-lunaires, et par Tintermédiiife de ces derniers des ganglions thoraciques inférieurs et en ouUt de la partie terminale du nerf pneumogastrique. Le plexus mt senlérique inférieur naît d'une part du plexus solaire, de VêM des ganglions lombaires ; enfin les plexus hémorrlioîdaux roofft et inférieur sont fournis par le plexus hypogastrique et le oof honteux interne, et de ce dernier naît également le nerf hcMI^ rholdal ou anal.
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Notons comme fait anatomique d'où découlent des déductions physiologiques et pathologiques importantes, Torigine multiple de ces nerfs qui se distribuent à Tintestin 6t qui lui transmettent tantôt la sensibilité inconscietite qui préside aux fonctions exclusivement nutritives, tantôt la sensibilité consciente, dont est douée, par exemple, la partie inférieure de l'intestin, et qui trouve sa facile explication dans les nombreuses anastomoses fournies aux plexus hétnorrholdaux par les paires sacrées et le nerf honteux interne. Remarquons enfin l'origine commune et les nombreux rapports existant entre les nerfs destinés aux intestins et ceux qui se distribuent à Testomac, au foie, au pancréas, à la rate, aux reins, à la vessie, ainsi qu'à la matrice, et nous comprendrons par l'étroite sympathie des fonctions, Tîntime solidarité qui relie entre eux physiologiquement et pathologiquomcnt tous les organes contenus dans l'abdomen.
La névralgie de l'intestin, ces courtes notions anatomiques le font facilement pressentir, a pour symptômes des troubles fonctionnels divers, suivant qu'elle a pour siège telle ou telle partie du tubedigestif sous-stomacal. Autre est l'impression de la douleur de la portion grôle, ou de la portion anale par exemple.
Quand la névralgie est localisée sur l'intestin grêle, et la portion supérieure du côlon, elle a pour caractère une douleur tantôt sourde, profonde et tolérable, tantôt vive, aiguë, accompagnée d'un sentiment de torture, de tortillements irradiés dans tout l'abdomen, mais se concentrant principalement vers l'ombilic. Ces dojleurs jettent quelquefois le malade dans une extrOme anxiété et le forcent à prendre les positions les plus rariées, dans le but de faire diversion à ses souffrances : elles sont incontestablement plus vives, plus intolérables que celles qui sont dues à la gastralgie, et si elles se prolongeaient, elles pourraient avoir les plus graves conséquences ; mais l'intermittence dans leur durée, l'irrégularité dans leur marche, laissent le système nerveux dans un repos salutaire et permettent au médecin de prévenir de nouvelles crises. Cette violente hyporalgésie fait nailrc d'ailleurs d'autres symptômes ayant pour point de départ 80it l'intestin lui-même, soit les organes qui lui sont annexés; ainsi, elle trouble là comme ailleurs les fonctions d'absorption
OU (le sécrétion, et produit ou une accumulation de gaz qui devient elle-même une cause de nouvelles douleurs, ou un afflux de mucosités qui provoque de la diarrhée, ou bien au contraire un arrêt dans les sécrétions, puis de la constipation. Quant aux accidents plus ou moin^ directement causés par Textension de la névralgie aux autres organes, ils consistent dans des douleurs gastralgiques, des vomissements, de la dyspepsie, ou si Tirradialion se fait vers Tappareil hépatique, dans une sécrétion biliaire exagérée suivie d'évacuations intestinales fréquentes; d*au très fois dans un arrêt de cette sécrétion lequel a pour conséquence la constipation. Lorsque la névralgie esttixée vers l'extrémité inférieure du côlon, sur le rectum et Tanus, la douleur se fait sentir vers le petit bassin et la région anale, alors les malades se plaignent de constrictions spasmodiques, de besoins factices d'aller i la garderobe, ou de pincements, d'élancements douloureux, d'étincelles, de lénesme et de spasmes qui s'étendent à la vessie, à la matrice, et au périnée. Ces souffrances sont augmentées par les mouvements, et par les efforts qui accompagnent Tacle de la défécation même lorsque ces eifortsne sont provoqués que par un besoin factice dû à la présence de simples mucosités.
Elles sont quelquefois continues, mais le plus souvent elles prennent la forme d'accès, c'est-à-dire, qu'elles ont des momcnb d'exacerbation et de calme. J'ai traité un malade affecté de celte névralgie qui ne pouvait rester au lit au moment de ses crises, sans être tourmenté par du priapisme et de fréquentes envies d'uriner.
Ces névralgies intestinales généralement passagères peuvent passer à Tétat chronique; j'en ai en ce moment sous les veux m exemple remarquable. M. 1). V... est un homme des temps aoli- (|ues, sacrifiant tout au devoir ; son aptitude a traiter les granfe affaires contentieuses est égale à la dignité de son caractère. Appelé souvent au tribunal de commerce, il ne peut rester pli* sieurs heures dans l'atmosphère chaude et étouffée delà rhtmhfc d'audience, ni conférer dans son cabinet avecde nombreux cUetH» sans éprouver de violentes douleurs qui convergent vers fo»» bilic. D'abord fugaces, elles prennent insensiblement plusifr tensité, puis elles deviennent bientôt intolérables. Une
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nade au grand air les dissipe quand leur durée ne s'est pas prolongée au delà de quinze à vingl minules; mais si la nécessité et Timportance des affaires en litige en entretiennent Texacerbation pendant une heure et plus, leur guérison réclame le repos du lit et une médication appropriée.
La névralgie deTIntestin est souvent, comme celle de Testemac, sous la dépendance d*un trouble fonctionnel digestif, et c*est au moment même où la portion d'intestin névralgiquement prédisposée remplit les fonctions qui lui sont dévolues, que la douleur se fait sentir. Ainsi il est des sujets qui prévoient i l'avance l'invasion certaine de leurs douleurs, tant d'heures après les repas; il en est d'autres qui passent régulièrement les premières heures de la nuit sans sommeil, et qui ne peuvent reposer et dormir que quand la digestion intestinale s'est tant bien que mal opérée.
Les traits,la physionomie des malades chroniciuement affectés de la névralgie intestinale, portent d'ordinaire l'expression des souffrances auxquelles ils sont en proie, attendu que cette névrose altère à la longue le libre exercice des autres organes, du foie, du pancréas, par exemple, et met obstacle à la réparation des forces, à la nutrition dans son ensemble. — Disons enfin que i'cntéralgie est un symptôme commun dans rhypochondrie, et que les tourments d'un grand nombre d'hypochondriaques sont quelquefois traités de chimère, parce que l'homme de l'art méconnaît cette névrose du tube digestif.
Lescat/^esde la névralgie intestinale peuvent être comme celles de l'estonmc, directes ou indirectes, provenir soit des itiffesla ou des influences extérieures qui, sympathiquement, réagissent sur l'intestin, soit de maladies dialhcsiques constitutionnelles, ou de maladies passagères, du choléra par exemple.
Je connais une personne que cette redoutable maladie a failli emporter, et qui a conservé depuis lors une telle prédisposition aux douleurs abdominales, qu'une alimentation trop abondante ou trop excitante, les refroidissements, voire même les émotions morales vives et imprévues, sont pour elle une cause certaine tl'hypereslhésie intestinale
La plupart des auteurs ont réuni dans une seule et même II. 17
258 MALtDIES DUES A LNE AUGMENTATION DE l'ëICITATION NERVEUSE.
description, sous le nom de gastro-entéralgiey la névralgie de restomac et celle de Tintestin, en raison de la communauté des causes et de l'analogie des symptômes de ces deux névroses. Une gastralgie ne saurait en elTet longtemps exister sans amener, par continuité et par sympathie, un trouble fonctionnel semblable dans les intestins : d'autre part, le ventricule névralgiquement affecté doit transmettre à Tintestin des matières alimentaires incomplètement chimitiées, qui deviennent pour lui une cause d'excitation, d*hy pères thésie, puis de douleurs, et pour peu que les accès de gastralgie se répètent, Tentéralgie ellemême s'établit définitivement. Dans d'autres circonstances* li névralgie épargne l'estomac et porte tout d'abord et exclusivement sur l'intestin, soit par suite d'une prédisposition héréditaire, soit a l'occasion d'une alimentation idiosyncrasiquement réfractaire à la digestion intestinale. ]
[ Quant aux causes indirectes agissant par influence sympathique et éloignée, quoique moins actives et moins manifestes quf celles de la gastralgie, elles n'en sont pas moins réelles. — J'ai parlé plus haut de M. D. V..., pour qui une contention d'esprit trop prolongée, au milieu d'une atmosphère chargée des produits de l'inhalation pulmonaire, était une cause infaillible d'entéralgie ; bien des névropathiques éprouvent à un moindre degré à l'occasion de travaux de cabinet trop prolongés, desemblables douleurs nerveuses. Personne n*ignore l'influence de certaines émotions sur les fonctions de l'intestin, et l'effet ressenti parquelqœ jeunes recrues au début d*une grande bataille en est une preuve de toute évidence. Enfin, le grand sympathique abdominal n'est point à l'abri des troubles morbides que les affections diathésiques localisent dans des régions limitées de l'économie, et le principe rhumatismal plus que tout autre est une des cause» possibles de l'entéralgie.
Je devrais peut-être considérer comme causes de cette névro«c les intoxications métalliques de plomb et de cuivre, celles qui résultent des miasmes développés sous les régions interiropicaleN
les bniM|ues changements de température aux équinoxes,elt«J*ii eu etler tendance a ne voir que des entéralgies dans les mahififf décrites sous les noms de caUque de plomb^ colique de
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colique iierveme végétale, eiidémique des pays chauds y colique de Madrid, etc. Je voulais mèmeréunir sous celle dénomination générale à^entéralgie^ toutes ces coliques dont on a fait« trop graluilement, autant d*eptités morbides, et m'efibrcer de débrouiller enûn complètement ce cbaos dans lequel Lund (1), Segond (2), Dutroulaa (S), Fonssagrives (4) et autres, ont déjà fait pénétrer une vive lumière, par diverses publications où ils montrent quelle part doit être faite dans Téliologie de ces névroses, soit aux intoxications métalliques, soil à Tabsorption des miasmes paludéens, soit enfin aux brusques changements de température: mais ma perplexité est grande, car au moment où j'allais essayer de mettre de la clarté et de l'unité dans la confusion et la multiplicité de ces affections, leur existence est mise en doute. — Il y a quelques jours encore, on pouvait considérer ces coliques comme des enléralgies, produites par des causes très variables, mais ayant entre elles un lien commun de parenté, puisque dans toutes Tintestin paraissait être Torgane afleclé, le siège de la maladie, et que le phénomène douleur semblait le même; aujourd'hui Torgane malade, le siège de la maladie, font question, depuis que M. Briquet, à l'exemple d'Astruc, Laennec, Barbier (d'Amiens), et surtout Giacomini, a fait de la colique de plomb, non une entérnlgie saturnine, mais une névralgie localisée dans les parois abdominales, dans les muscles droits et obliques-, de telle sorte qu'en ce moment la confusion est plus grande que jamais, et qu'un nouvel appel doit être adressé aux médecins de la marine, et à tous les observateurs en position d'étudier la colique endémique des pays chauds, la colique de Madrid et autres, afin qu'on sache bientôt à quoi s'en tenir sur le siège précis de la douleur.
Ne pouvant exécuter le travail synthétique que j'avais le projet de faire, je dois me contenter de ïiier les caractères diagnostiques de Tentèralgie proprement dite, et de la névralgie saturnine
(1) Maladies des Européens dans Us pays chauds, oufraga conmanté par Tbioo de la Chaume. ParU, 1785.
(2) Essai sur la névralgie du grand sympathique, Paris, 1837.
(3) Archives générales de médecine, 1856 et 1857.
(4) Ga2eU§ hebdmnadaire, 1857.
260 MALADIES DLKS A UNlâ AUGMK^tTATlO.N DE L fcXCITAllO.N NERVtl>E.
des p joisabdominaleSy si longlempsaccepice comme uuecoliqut nerveuse. Ce que je dirai de la colique de plomb devenue névralgie abdominale sera applicable à la colique végétale ders pays chauds, à la colique de Madrid^ du Poitou^ de Cayenne^ th Devonshirey qui, mieux étudiées, deviendront très probablemeut des névralgies du système cérébro-spinal, conservant encore, à ce nouveau point de vue, Tuniformité de symptômes qu*elle> ont présentée jusqu^à ce jour en tant que coliques ou névro5e> intestinales. Si, au contraire, de nouvelles observations confirment que la colique endémique des pays chauds, la colique de Madrid, etc., sont bien, comme on Ta cru jusqu'à présent, des névroses intestinales^ les auteurs qui nous suivront seront en droit de les traiter comme des entéralgies, et de réunir dans une seule et même description, dans un seul et même grou|ie, 1«< coliques précitées. ]
[ Le diagnostic différentiel de Tentéralgie et de In colique Je plomb offre dans quelques cas certaines diflBcultés, attendu qu'elles peuvent avoir pour symptômes communs le pliénomèm' douleur, le vomissement, la constipation et le dôpcrissenu'iil. Il faut que Timpression de la douleur dans l'intoxication saturnine ait une bien grande similitude avec Tentérulgii^ pour i|u'orj Tait si longtemps localisée dans Tintestin et désignée r ous 1*.' nom de colique^ et cependant en réalité, comme îl. Briquet Ta fort bien démontré (1), elle en diffère absolument. En effet, si l'on palpe à faide de rexlrémilé du doigt, la paroi abdominale de> sujets saturnisés, de façon à nVxciter que la sensibilité de la peuu et des muscles sous-jaccnts, on provoque iristanlanémeiil une vive douleur identique avec celle que le malade cr >\ait re>- ^enlir dans Tinlérieur du ventre. Si, d'autre part, un appliijuilargement la face palmaire de la main sur Tabdomendans lebul dVxercer une compression profonde portant alors plus spécialen eut sur les intestins, nulle douleur n'est ressentie.
Tout mouvement des parois abdominales réveilleTalgesie satuf ninc: de là cette disposition ipi ont les malades à les condamner à rimmobilité, à redouter les efforts nécessaires à Tacle de la
(1) Àrchivet générâtes de mf^decine, 1858, p. 130 et 296.
NÉVfl4LGIK DE L*lNTfiftTIN. 261
défécation, à entretenir la constipation. — Le (riStement luimôme, en cas d'incertitude, devient une pierre de touche, attendu que, si Ton épuise Thyperesthésie des muscles abdominam à l'aide d'un courant électrique au maximum, transmis par un pinceau métallique, la douleur disparaît pour un temps plus ou nooins long, etl'on peut alors malaxer les parois abdominales sans provoquer de douleur, soit dans les muscles abdominaux, soit dans les intestins, bien que Thyperesthésie de ces derniers n^ait pu être modifiée par le courantélectrique. D'autre part dansTentéralgie on peut gratter la paroi abdominale et exciter la sensibilité musculaire sans provoquerdedouleur;etsi,au contraire, la compression porte brusquement et profondément sur la masse intestinale, le malade se plaint d'une aggravation dans les souffrances.
Ajoutons de plus que la douleur saturnine, une fois Tintoxication produite, est en quelque sorte permanente : elle peut durer des semaines; dans la névralgie intestinale la douleur, très vive à un certain moment, est au contraire éphémère : a certaines heures prévues par le malade, elle disparaît et le laisse dans le calme. La douleur entéralgique reste rarement limitée aux intestins, le plus souvent l'estomac participe aux accidents névrosiques, ainsi que les organes annexes qui concourent a remplir les actes multiples de la digestion. — Les vomissements s'observent dans Tune et l'autre névrose, mais dans l'empoisonnement saturnin ils sont bilieux et porracés, dans l'entéralgie, aqueux et muqueux. L'entéralgie provoque la sécrétion des gaz, et distend quelquefois l'abdomen, la névralgie saturnine l<^ rétracte toujours. Il peut y avoir constipation dans les deux cas, mais dans l'entéralgie, l'augmentation ou la diminution de la douleur pendant les évacuations alvines ne dépend pas de la volonté du malade, à moins que la névralgie n'occupe l'extrémité inférieuTe du côlon, et surtout la région anale. Du reste la con* stipation due a l'entéralgie est la moins opiniâtre des deux.
Il peut y avoir dans ces deux circonstances, altération des traits et apparence manifeste de dépérissement, cependant la peau des saturnisés est d'une pâleur qui tire plus sur le jaune plombé, et l's^némie est chez eux beaucoup plus prononcée.
Enfin, la profession de ces malades, le liseré gingival, la complication d'aulres troubles nerveux portantsoitsur la sensibilité, soitaur la molilité des membres, ne laisseront pas une longue incertitude dans Tesprit de Tobservateur.
Lanévralgie de l'intestin pourrait encore, à la rigueur, se confondre avec la névralgie hépatique ou la névralgie néphrétique: il y a en effet, dans ces diverses névroses, vomissement, apyrexie complète, douleur aiguë ; mais dans Thépat algie, la douleur a son siège dans Thypochondre droit, il y a ictère plus ou moins confirmé, conslipaliony et les matières excrémentitiellessont moins^ colorées ; dans la névralgie, la douleur est pins vive dans les lombes, elle suit la direction des uretères, et s*étend jusqu'au testicule qu'elle rétracte du côté aiïecté; enfin, Texamen des urines apporte son contingent de lumière. — Je passe sous silence les caractères distinctifs de Tentérite et de Tentéralgie, ils sont tellement tranchés que Terreur me parait impossible.
La névralgie rectale et anale est généralement facile à reconnaître, mais à la condition qu'on examinera avec soin la marge de Tanus, car la douleur pourrait être la conséquence d'une fis* sure ou de quelque érosion de la muqueuse. S*il y a lésion matérielle Jessouffiances seront surtout marquées pendant l'acte de la défécation, si elles sont purement nerveuses, elles pourront également être aggravées par Taccomplissement de cette fonction, mais elles se ferontenoutresentir dans d'autres circonstances, et, chez les femmes, surtout aux époques du travail menstruel. J'ai donné mes soins à une malade affectée d'une semblable névralgie ayant succédé aux laborieuses douleurs de l'accouchement; les traitements les plus variés, incision, déchirement forcé du sphincter, cautérisation, tout avait été pratiqué par les confrères tour à tour appelés auprès de la malade. Je ne voulus pas entreprendrede traitement sans l'avis préalable du professeur Velpeau. 11 examina la malade avec un soin minutieux, et sa conclusion fut qu'il n'y avait pas de maladie, et par conséquent pas de traitemcot à formuler. Ce pronostic était fort rassurant, mais rexploratioo avait été fort douloureuse, et M. Velpeau était à peine sorti qoe l'byperalgésie devint cresce?îdo des plus violentes; elle se portait très nettement à gauche vers le sacrum et les lombes, le dos.