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322 Maladies dues a uns AtiGMËNtATioN de l^excitation ner^-etsc.
L'excessive et opiniâtre souffrance perçue par le onalheureoi André l'avait jeté dans rabattement et menaçait de le conduire au désespoir. Dans Tespace d*une année, le docteur Burguet épuisa successivement les saignées générales et locales, les bains sous toutes les formes, le repos absolu, les narcotiques par toutes les voies d'absorption , les toxiques, la quinine, les vésicatoires, les moxas, la compression, l'acupuncture, l'électropuncture ; tous ces moyens échouèrent complètement. En désespoir de cause, M. Burguet proposa l'amputation du testicule, qui fut acceptée avec empressement. Après avoir pris l'avis de plusieurs confrères, qai fut conforme au sien , ce médecin amputa le testicule trois mois après avoir cessé les traitements indiqués. Le cordon fut lié en masse et coupé : le testicule et la portion du cordon furent disséqués avec soin : forme, consistance, tout était normal ; la tunique vaginale contenait une cuillerée à café environ de liquide. — Trois semaines suffirent pour la cicairisatioo de la plaie ; mais il restait de la douleur dans le cordon et dans le ventre, surtout le matin et après le repas; cette douleur, moins vive qu'avant l'opération, céda peu à peu à l'usage de quelques bains.
Mais, à mesure que la douleur cessait dans le côté droit, elle devenait plus vive dans le côté gauche, ce qui amena André à demander l'amputation de ce testicule. Malgré les instances du malade, le docteur Burguet ne voulut pratiquer cette amputation qu'après l'avoir soumis de nouveau à des traitements variés pendant six mois. N'obtenant aucun amendement à cette époque et la douleur étant aussi vive qu'elle Tavait été à droite, il pratiqua l'amputation du second testicule sans aucun accident. Sous le rapport anatomique, il le trouva dans le même état que celui précédemment enlevé. Au bout d'un mois la guérison fut complète. La douleur avait beaucoup diminué après l'opération, mais peu à peu, du bout du cordon pris pour point de départ, elle s'irradia dans les parois abdominales. Enfin elle céda par degrés et au bout de trois mob elle avait disparu entièrement.
Après l'ablation de ses testicules, André a recouvré le repos, la santé ; il devint gai, bienveillant dans sa famille, etn'oiïrit rien qui pût faire craindre de le voir tomberdans cet état de sombre tristesse qui conduit quelquefois ces malheureux au suicide. {Journal de médecine de Bordeaux^ décembre 1845.)]
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