CHAPITRE VI
Le traitement de ces diverses maladies est une des parties de notre ouvrage auxquelles nous avons consacré le plus de soins dans les chapitres spéciaux. Tout en reconnaissant les grandes difficultés de notre sujet, nous avons cherché à être à la fois rationnel et complet dans tout ce qui a rapport à la thérapeutique de chacune des principales formes des maladies scrofuleuses et tuberculeuses. Aussi pouvons -nous renvoyer à ces chapitres spéciaux pour tous les détails. Cependant c'est ici le lieu de tracer une esquisse générale du traitement ; elle servira, pour ainsi dire, d'introduction et de lien organique avec les détails renfermés dans les diverses parties spéciales. Nous allons donc passer successivement en revue les principaux préceptes du -traitement des scrofules , des tubercules glandulaires externes et de la tuberculisation glandulaire interne.
§ Ier. Du traitement des scrofules.
Nous avons vu plus haut que la mortalité chez les scrofuleux était 8 fois moins considérable que chez les phthisiques ; il résulte déjà de ce fait qu'il doit exister une grande différence dans la curabilité des deux maladies. Il ne faut cependant pas croire que l'art soit la principale cause de cette différence ; elle réside bien plutôt dans la marche naturelle des deux affections.
Quoiqu'on désigne un certain nombre de remèdes sous le nom d'antiscrofuleux , nous n'en possédons cependant aucun qui ait une action réellement spécifique , comparable , par exemple, à celle du quinquina dans la fièvre intermittente ou du mercure et de l'iode dans les divers degrés de syphilis constitutionnelle. Mais malgré l'absence de tout remède d'une action sûre, constante et capable de neutraliser directement les manifestations des scrofules , l'art possède cependant des ressources bien précieuses : les apprécier à leur juste