‹ Traité pratique des maladies vénériennesChapitre 11 sur 262 · COMPLICATIONS I)E LA BLENNORRHAGIE. D · texte numérisé non relu

COMPLICATIONS I)E LA BLENNORRHAGIE. D

la marche progressive des lésions amène infailliblement : à l’orifice supérieur du canal : la cystite du col {U), la cystite proprement dite, l'urétérite ; à son extrémité inférieure : la balanite et (F) la posthite ; dans l’intérieur de ses parois : la folliculite, la cowpérite (7), la prostatite canaliculaire (P) ; du côté des voies génitales : la funiculite (8), Y épididymite (9) et Y orchite (T).

Enfin, à cette classe se rattachent naturellement les blennorrhagies extra-génitales, blennorrhagie de l’anus, blennorrhagie de l’œil : ophlhalmie, blennorrhagie du nez : rhinite, etc.

Dans notre seconde catégorie, nous englobons toutes les afl'ections de voisinage sur des tissus non muqueux qui traduisent le retentissement de la phlegmasie uréthrale, non par un catarrhe, puisqu’ils ne sauraient devenir le siège d’une inflammation de celte nature, mais par la suppuration de leurs éléments constituants : phlegmon {T), abcès, prostatite-parenchymateuse (P) , phlegmons périuréthraux, phlegmons péri folliculaires (7), adénite , etc.

La pathogénie des complications qui forment notre troisième catégorie est beaucoup plus obscure. Qu’il nous suffise de dire ici qu’elles sont liées probablement à la perturbation apportée par la maladie de l’urèthre aux fonctions rénales. Elles dépendent ainsi d’un état anormal, réel mais transitoire de l’économie, le blennorrhagisme, qui présente dans ses effets de grands rapports avec le rhumatisme. Comme lui il attaque de préférence les tissus séreux, les nerfs, et donne lieu aux arthropathies, aux hygromas, aux synovites tendineuses, aux névralgies et enfin h une variété d’ophthalmie.

Nousa lions étudier successivement chacune de ces complications, sans nous astreindre strictement à la classification que nous venons d’indiquer.

Page 1