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L — MARCHE. — PRONOSTIC

La marche des maladies syphilitiques du fond de l’œil est loujours lente et irrégulière.

77'2 LÉSIONS SYPHILITIQUES DES MEMBRANES l'HOEONDES DE L’OEIL.

Tout excès de table, de veille, de Iravail oculaire, tout abus des fonctions génitales, amènent sûrement une aggravation ; le fond de l’œil se congestionne davantage et ie trouble de l’humeur vitrée s’épaissit.

Les récidives sont fréquentes et surviennent pour le moindre écart dans le régime ou dans le traitement. Mais c’est surtout dans la forme de ré ti ni te centrale dont nous avons parlé plus haut, que cela est vrai; aussi de Græfe Tavait-il appelée rétinite à récidives.

Quand le mal n’est pas enrayé par un traitement convenable, une des terminaisons les plus ordinaires de la choroïdile spécifique est l’envahissement de la rétine et même du nerf optique par le processus inflammatoire et atrophique. Peu à peu les vaisseaux rétiniens diminuent de volume, et la papille, d’abord trouble et rougeâtre, pâlit.

Au début, avant la période de désorganisation et d’atrophie, le pronostic est relativement favorable. Il l’est d’autant plus que les lésions intéressent moins la région de la macula. Un traitement spécifique suivi avec persévérance peut amener une très-grande amélioration, mais bien rarement la guérison est complète. Il restera toujours quelques traces d’exsudations dans les membraneprofondes, quelques points de la choroïde privés d’épithélium, quelques fibres nerveuses trop atteintes pour reprendre leurs fonctions. De là des scotomes et une certaine diminution de l’acuité.

Mais le traitement ne peut rien contre la désorganisation du tissu suivie d’atrophie. Les points de la choroïde et de la rétine détruits resteront comme de larges lacunes dans le champ visuel. Et si leur siège est la région de la macula, c’est la cécité à peu près complète, irrévocable. Abandonnée à elle-même, la névrite optique conduit à l’atrophie du nerf et à l’abolition de sa fonction. A cette période nous sommes également impuissants.

g 5. — TRAITEMENT.

Si Ton veut obtenir quelque résultat du traitement, il doit être essentiellement 'mercuriel et appliqué avec persévérance. Les mercuriaux pris à l’intérieur, comme le sublimé, le protoiodure, le calomel ne suffisent plus. C’est par la friction qulil faut faire pénétrer le remède dans l’organisme, 4, 0, 10 grammes d’onguent mercuriel double ou onguent napolitain devront être employés chaque jour sur la face interne des bras ou des cuisses. Il faut continuer jusqu’à la gingivite et même au delà, en modérant I in-

TRAITEMENT

llammation de la muqueuse buccale par des gargarismes au chlorate de potasse. En môme temps on fera bien d’administrer quotidiennement des lavements avec 3 ou 4- grammes d’iodure de potassium (de Wecker).

De plus, il sera bon de faire, tous les cinq ou six jours, des déplétions sanguines locales, par l’application à la tempe de la ventouse Heurteloup. Comme adjuvants, on pourra employer l’ioduredc potassium à l’intérieur, les dérivatifs cutanés, tels que sinapismes aux jambes et bains de pieds, sudorifiques (pilocarpine en injections) administrés le matin au lit, de manière à provoquer une transpiration douce, sans congestion de la tête. On devra en outre surveiller la liberté du ventre.

Ajoutons à cela, et c’est d’une importance capitale, que tout excès, toute fatigue, tout refroidissement doivent être soigneusement évités. Il est aussi très-important de ne pas suspendre trop tôt le traitement.

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ÉPIDIDYMITE.

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