CHAPITRE Vil
ÉPIDIDYMITE fi 1. — ÉTIOLOGIE.
En 1863, Dron (de Lyon) appela le premier l’attention sur l’épididymite secondaire.
Cette lésion survient en moyenne vers le troisième mois de l’infection, mais peut se montrer tardivement au bout d’une ou plusieurs années, en même temps que les accidents dits de transition parce qu’ils servent de trait d’union entre les manifestations des périodes secondaire et tertiaire. Sans être très-fréquente, l'épididymite secondaire n’est pas rare, mais elle le paraîtrait bien moins encore si l’indolence de ses symptômes ne lui permettait de passer inaperçue dans nombre de cas ; c’est ainsi qu’à l’Antiquaille. pendant une période de six mois, seize observations purent être recueillies sur un ensemble de 2 à 300 syphilitiques. Au reste, la vérole seule en est bien responsable, et l’on ne peut songer dans ces cas, ni à un reste d’épididymite blennorrbagique, ni à la coïncidence du. tubercule ou d’un engorgement strumeux ou traumatique, attendu que sur ces 16 malades, 10 n’avaient pas eu d’écoulement antérieur, et 2 seulement offraient les attributs du lymphatisme; enfin, preuve non équivoque de spécifité, le traitement mercuriel fut très-rapidement efficace dans tous les cas.
C’est la tête del’épididyme ( globus major) qui constitue le siège de prédilection du processus; exceptionnellement la queue de l’organe, globus minor , a pu être atteinte; dans quelques cas plus rares encore, le testicule et le canal déférent étaient intéressés, mais, dans tous les cas, c’est par la tête que débute le mal, sur la tête qu’il est toujours le plus marqué, c’est enfin la tête qu’il abandonne le plus tardivement.
L’affection est avec une égale fréquence simple ou bilatérale.
Le début reste ordinairement inobservé; c’est par hasard que le